11.01.2008

Résumé du colloque

sans vouloir absolument avoir besoin de me présenter comme une personne extraordinaire, j'avoue être fière de moi quand je découvre sur internet que des personnes publient mes écrits. 

Ce n'est pas l'objectif, bien entendu, quand j'écris un texte, un résumé, ... c'est pour le partager avec d'autres parents victimes qui n'ont pas la chance de pouvoir aller à des conférences auquelles j'ai pu participer.

Mais lorsqu'ils décident de publier mon texte, (cela arrive rarement) c'est la preuve que mon message est clair et à portée de tous. Qu'il repond aussi à une demande. 

C'est le cas ci dessous et j'ai repris mon texte sur le site d'une asociation, car je ne l'a retrouvais plus dans mon ordinateur. 

 

Le colloque du barreau de Liège du 21 avril 2006.
L’aliénation parentale

(Résumé par Sabine Van der Elst)

 
 
 

Je ne suis pas psychologue, ni avocat, ni juge et encore moins procureur, je ne suis qu’une maman qui a pu assister à ce colloque, et avec des mots de simple parent je voudrais vous faire part de ce que j’ai pu entendre ou comprendre.

On nous a présenté l’histoire ou l’historique de l’aliénation parentale, la définition du mot « aliénation » ou l’origine du mot et la place qu’a ce syndrome dans notre société.

Pour comprendre aussi la manière dont je vais moi-même aborder ce sujet, il est bon que vous sachiez que je suis persuadée de l’existence de ce syndrome, j’y crois, je fais partie des gens qui demandent que notre société protège les enfants de l’aliénation parentale.

« Aliénation » vient d’un mot en latin qui signifie « étranger » ; quand on parle d’aliénation parentale, on veut expliquer qu’un parent devient un étranger pour l’enfant.

Deux hommes ont donné une définition à cette appellation.  Les scientifiques préfèrent l’appellation de Kelly, car elle répond plus aux critères que demandent les sciences, personnellement je trouve que Gardner se fait mieux comprendre pour un parent classique.

Gardner :
Le SAP serait un désordre qui a comme première manifestation une campagne de dénigrement de la part de l’enfant contre un parent, campagne non justifiée.  Cette campagne de dénigrement est elle-même le résultat d’une combinaison d’une part d’une forme de lavage de cerveau plus ou moins subtil opéré par un parent (le parent aliénant) et, d’autre part, de contributions de l’enfant relevant donc de certaines caractéristiques personnelles de cet enfant.

Kelly :
Le SAP est le phénomène où un enfant exprime librement et de façon persistante des sentiments et des croyances déraisonnables (rage, haine, rejet, crainte) envers un parent et qui sont significativement disproportionnés par rapport aux expériences réelles que l’enfant a vécu avec ce parent.
 

Les psy y croient ou n’y croient pas et si ils y croient, faut il encore qu’il le nomme « aliénation parentale » au même moment que son confrère ; des critères et des échelles que nous ne sommes pas capable de discerner.  C’est probablement pourquoi, j’imagine, que madame Nadine de Vroede, la Substitut du procureur de Bruxelles préconise que lors d’une séparation entre un parent et un enfant on ne se rue pas directement sur cette description « à la mode » qui pourrait, de plus, braquer, encore plus, le parent qui garde l’enfant.  D’un autre côté comme le souligne très bien monsieur Van Gijseghem, grand spécialiste concernant ce sujet, docteur en psychologie et expert devant les tribunaux, le plus grand allié de l’aliénation parentale est le temps, temps perdu.  Donc il ne sert à rien d’attendre pour agir enfin.

Il faut savoir que l’aliénation parentale ne sera officiellement reconnue que lorsqu’elle rejoindra les autres maladies dans le DSM, Diagnostique statistique Manuel, la bible des maladies, qui malheureusement n’est pas remis à jour chaque année et qui fera sa prochaine apparition en 2010. Mais d’après Monsieur van Gijseghem on peut estimer, actuellement, ses chances de faire partie du manuel à 99,9 pour cent.

En dehors de Monsieur Van Gijseghem , une femme m’a merveilleusement impressionnée ; Madame la juge de la jeunesse ; Madame Catherine Gougnard.  J’ai bien peur de ne pas être capable de pouvoir faire passer son message aussi bien qu’elle ne l’a fait.  J’ai eu d’ailleurs de la chance de pouvoir échanger un mot avec elle, et lors de notre petit entretien, elle m’a dit « avant de commencer ; j’ai demandé si je pouvais être libre d’exprimer ce que je voulais, comme je voulais, et on m’a répondu que oui, alors je me suis exprimée. »

Comment retranscrire parfaitement ce qu’elle a dit, j’en suis certainement incapable, par contre ce qui est certain c’est que je ferais volontiers  d’elle ma ministre de la justice.

Elle explique que, dans les années 80, on donne à l’enfant une parole juridique, ce qui dans un sens est juste, car on apprend alors à écouter un enfant.  Mais cela ne va pas faciliter la tâche des juges qui vont être confronté au fait que si il ne croit pas l’enfant on les considèrera comme des rétrogrades.

Elle explique que dans les tribunaux aujourd’hui on reconnaît l’existence du SAP ; mais on dit aussi qu’il y a fort peu de cas du SAP.  C’est clair, dit elle, puis ce qu’on ne sait pas ce que c’est.
Je mets cette phrase en gras car je suis persuadée que c’est exactement ce qu’on peut utiliser comme phrase pour résumer le problème actuel que doivent subir indirectement  nombre de parents et enfants, bien entendu.

Elle explique qu’il faut agir rapidement, mais des contradictions juridiques et des lois multiplient les pertes de temps.  Elle suggère qu’on crée un chapitre sur requête contradictoire.

Elle explique aussi qu’une requête au tribunal de la jeunesse coûte 52 euros, mais que peu de parents le savent.

Son plus grand souhait nous dit elle, c’est que la Belgique se retrouve devant la cour européenne des droits de l’homme.  En effet, elle va citer trois exemples dont celui du 30 juin 2005 : l’Italie y a été condamnée pour n’avoir rien fait pour faire appliquer la loi qui assure que les deux parents restent en relation avec leur enfant.

La Belgique oublie trop souvent la reconnaissance du parent aliéné et c’est contraire à la loi.
 

On va comprendre au travers de ce colloque que :

§   la Science n’est pas capable en Europe de reconnaître ce problème, ils en sont encore à rechercher les caractéristiques et les définitions appropriées. Je vais même être désagréable pour certains, mais je suis persuadée que comme c’est le sujet à la mode nombre de Psy essayent de devenir les numéros un de l’avenir dans ce domaine, celui qui deviendra l’évangile selon Alimentation Parentale. Amen…
§   les juges et tribunaux sont eux aussi incapables de comprendre et d’agir face à ce problème vu qu’ils doivent attendre des conclusions de psy (qui, pour certains, d’après les commentaires de madame Gougnard pourrait aller se faire soigner eux aussi). Ils se retrouvent parfois face à des conclusions contradictoires ; Ils manquent d’expériences pour pouvoir agir rapidement pour le bien de l’enfant.

Ils restent encore les parents, les avocats et les enfants, qui sont ils ?

D’après les spécialistes ;

Le parent aliénant est souvent de bonne foi ; ils pensent vouloir le bien de l’enfant et le protéger.  Parfois ils utilisent aussi l’enfant pour sa vengeance, ou pour trouver les arguments qui vont prouver que l’autre parent a tort ;
Souvent c’est un parent qui

    * Se sent délaissé
    * Projette sur l’enfant son sentiment de victimisation
    * Partage avec l’enfant le sentiment d’avoir été trahi
    * Il voit en l’autre parent plein de choses qu’ils pensent qui sont mauvaises
 

Le parent aliéné est reconnu comme un parent déchu de ses droits et perdu devant les accusations de l’enfant.  Le psy a tendance à vouloir demander à ce qu’on reconnaisse le parent aliéné, par contre un avocat qui a pris la parole a eu un discours tout autre : d’après lui le parent aliéné ferait mieux de se remettre en question et se demander qu’est ce qu’il a fait pour devenir cette victime.  Le discours de cet avocat montre bien comment la grande majorité des avocats perçoivent leur client ; l’avocat est un métier qui a soif de réussite, il ne peut vivre l’échec dans sa profession, donc ne peut accepter la faiblesse de son client, sa descente au enfer et de ce fait préfère certainement remettre l’échec sur le dos du parent victime.

C’est la raison pour laquelle je rejoints dans ce groupe de la famille les avocats, car deux à trois avocats vont dire vouloir défendre le bien de son client.  Deux avocats qui d’office seront présents, les avocats des parents, mais de plus on peu rencontré des affaires où l’enfant sera lui-même défendu par l’avocat.

Les avocats ne sont pas encore tous volontaire pour la médiation, certains doivent voir au travers de cette médiation une amputation importante à leur revenus.

L’avocat de l’enfant doit défendre les droits de l’enfant ou le bien de l’enfant ? Malheureusement les droits de l’enfant, son droit de détester sans raison son parent aliéné.
 

L’enfant : l’enfant vient de vivre la séparation, il veut garder ses parents, il nourrit des scrupules, de l’amour, …et fera tout pour préserver le noyau familial.

Il peut être lui-même l’acteur principal de l’aliénation, voire même celui qui va faire naître cette aliénation par des phrases simples qui lui semblent bon de dire à ses parents sans se rendre compte de ce qu’il crée, comme : «  je suis si bien avec toi, je t’aime et je ne suis pas si bien avec l’autre parent, c’est toi que j’aime et quand tu n’es pas là je suis triste », mais l’enfant sera capable de répéter ce cinéma chez les deux parents et ce par soucis de loyauté.
L’enfant peut être capable de créer le conflit pour obliger les parents à se retrouver ensemble, à se parler.  L’enfant recherche un terrain où les parents vont se retrouver ensemble. Par son conflit de loyauté l’enfant contribue à la surenchère de l’aliénation.

Il est souvent repris dans les arguments du parents aliénant que l’enfant est bien intégré dans son milieu, vit bien, s’épanouit, et surtout travaille bien à l’école.
Il est reconnu d’ailleurs que très souvent c’est le cas : l’enfant aliéné travaille bien. La raison est simple. Il apprécie la vie avec un parent car cela lui permet de dire Adieu à son conflit de loyauté.

Caractéristiques de l’enfant aliéné :

    * L’enfant dénigre un parent
    * Pour expliquer ce dénigrement il donnera des raisons absurdes et frivoles
    * Il le fait avec une absence totale d’ambivalence
    * Il prétend que personne ne l’a influencé : penseur indépendant
    * L’enfant se présente comme le soutien, le champion du parent aliénant
    * Absence de culpabilité par rapport à l’exploitation ou la mise à mort du parent aliéné
    * L’enfant emprunte des propos ou des scénarios d’adulte
    * Son animosité s’étend à tout l’entourage proche du parent aliéné ;
 

D’après les spécialistes il faut agir rapidement, car il est clair que plus le temps passe, plus l’enfant sera aliéné et moins on aura de chance de refaire une relation entre l’enfant et son parent aliéné. Il est totalement faux de dire que plus tard l’enfant reviendra vers son parent aliéné. Ils ne reviennent pas.

D’après les spécialistes et les enquêtes concernant le changement de garde lorsqu’un enfant est aliéné,  cela se passe en général très bien ; et cela même si l’enfant n’avait plus revu son parent aliéné depuis des mois, voire des années ; mais plus les enfants seront âgés, plus cela sera difficile.

L’enfant devient roi, ou princesse, il devient une copie d’adulte, perd la naïveté et donc ses liens à son enfance.  Un enfant doit être écouté, mais cela ne veut pas dire que tout ce qu’il dit est vrai et l’émotion n’est pas un indicateur de vérité.
L’enfant devient soldat, il peut vouloir mener le combat contre son parent aliéné au point même d’aller fouiller dans les affaires de ce parent aliéné afin de ramener de quoi rendre service au parent aliénant, des informations pour abattre l’autre parent.
L’enfant rejette ce qu’il considère comme mauvais en lui, c'est-à-dire ce qui le rattache à l’autre parent, d’où le changement de nom dans certains cas.
L’enfant rejette ce qui vient de l’autre parent, les cadeaux vont à la poubelle, ….
L’enfant rejette tout ce qui touche de près ou de loin à l’autre parent, un type de profession, de sport, ….
L’enfant ne se culpabilise jamais, il peut même décider d’en faire sa propre vengeance.
L’enfant peut créer sa propre vérité absurde, même parler de la grossesse de sa maman, en racontant que le papa l’a abandonné…

Influences aliénantes :

    * Lavage de cerveau, vient de bonne foi de la part du parent aliénant
    * Programmations évidentes et subtiles.
 

Un allié ; le GSM, le parent aliénant téléphone sans cesse lorsque l’enfant est en présence du parent aliéné, ou pire encore, l’enfant reçoit son téléphone pour se protéger de son parent aliéné.

Victimes des suggestions, car aux suggestions il répondra oui au parent aliénant et en répondant oui, il va commencer à croire à ces suggestions.
 

Conséquences de l’aliénation :

    * Problème d’identité, voire de schizophrénie : l’enfant se voit composé de deux parties, du bien et du mal.
    * L’enfant prend le pouvoir, abolition de la distance intergénération ; l’enfant doit obligatoirement rester un enfant, pourtant en tuant
      son parent aliéné, l’enfant tue son enfance pour prendre la place du parent aliéné.
    * L’enfant peut aller jusqu’à avoir un jour des problèmes avec la loi, ne plus être capable de la respecter.
    * Vers l’âge de 13-14 ans, l’enfant peut vouloir défier le parent aliénant.

09:15 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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