21.01.2008

Médiation franco-allemande, le modèle de Carl Eberhard

Nous sommes donc partis à trois, nous faisons la route vers Neustadt. Arte filme, j’apprécie ce moment d’evasion avec eux.  Je sais aussi que normalement j’aurais du être seule et cela aurait été plus difficile.  

 

Nous arrivons à Neustadt, j’ai rendez vous avec deux médiateurs. Un, qui s’appelle Jean Pierre Copin pour les allemands ou Jean Pierre Copain pour les français, et l’autre la médiatrice allemande qui s’appelle Ursula Gajewski. Cop(a)in donne une bonne impression dès le premier regard, pourtant c’est trompeur. Gajewski a changé d’attitude depuis notre rencontre au tribunal. Entre notre première rencontre au tribunal et ce jour là Madame Gajewski a eu le temps de rencontrer l’avocate de ma fille, Madame Ernst et le père de ma fille, stefan Umhey, ainsi que Maëliss.   

 

Lorsque je suis sortie de la voiture, mes journalistes ont voulu me filmer, rien de mal. A partir du moment où il ne filmait pas la médiation sans autorisation ou qu’ils n’essayaient pas de perturber cette médiation ; il ne pouvait y avoir aucun risque.

 

Je suis à l’aise.  Je me dirige seule vers le Moltkestraße 3 à 67433 Neustadt, me présente devant une grande porte et sonne. On m’ouvre, je suis accueillie. Stefan arrive très peu de temps après moi.  Très rapidement je suis génée par le bruit d’à côté. Le centre gère un rez de chaussée composé  de plusieurs pièces. Dans la pièce d’à côté on fête au champagne le futur mariage d’une collaboratrice. Sans aucun sentiment de compassion pour ce qu’il se passe à côté, de notre côté où l’ambiance festive n’est pas vraiment de  la partie. De gros éclats de rire perturbent rapidement notre entretien.  

 

On commence par nous expliquer ce qu’il va se passer pour la journée. Ensuite on nous demande de nous dire bonjour. J’accepte, sans aucune émotion dans la voix. « Bonjour. » Lorsqu’il me répond par un bonjour sarcastique, je revois ce qu’il me dérangeait chez lui, de suite une tonne d’images me viennent à l’esprit, son arrrogance, sa voix autaine, son regard malsain…

 

Aujourd’hui, je dois faire avec, je dois affronter tout cela et de préférence dans le calme. Je respire donc.  

 

Les médiateurs m’expliquent que Monsieur Copin serait français et devrait me permettre de m’exprimer librement dans ma langue alors que la dame pourra écouter plus facilement Stefan s’exprimer dans sa langue. Après cela ils se débrouillent entre eux. J’accepte.  

 

On commence par me demander ce que je veux. C’est simple, ma fille, la voir, la comprendre l’écouter, participer à sa vie, la protéger et l’aimer.  Et aussi que les contacts avec le grand père et Maëliss cessent pour que je puisse enfin être rassurée.   Stefan à son tour explique qu’il doit protéger Maëliss de sa mère (moi) qui est malade psychiquement. Il dit que je ne dois pas m’approcher de ma fille, ne pas recevoir de photo d’elle, ni même pouvoir entrer en contact avec son école. Il n’accepte pas que les contacts avec le grand père cessent, il explique qu’il ne les laisse jamais seuls qu’il est conscient qu’il doit rester présent et jure ne pas lâcher  un œil sur Maëliss lorsqu’elle est avec son grand père.

 

Je vois bien que ces explications gènent les médiateurs, mais pas suffisemment.  

 

Les médiateurs se retournent vers moi. D’un coup leur ton change, d’un coup je n’ai plus le droit de m’exprimer en français, cela ne convient pas à Madame Gajewski. C’est ce qu’on appelle une médiation franco allemande ! Ensuite ils m’annoncent qu’ils ont lu mon site internet et n’apprécient pas ce que je raconte. Je suis surprise ; Je leur demande si ils ont eu aussi le temps de lire le dossier mis à leur disposition concernant l’affaire de ma fille. Non, ils reconnaissent ne pas avoir le temps.

 

Ce n’est pas de temps qu’ils manquent c’est de conviction, de partialité et d’objectivité.  

 

Ce n’est pas seulement mon dossier qu’ils n’ont pas lu. Ils devaient aussi prendre contact avec moi avant cet entretien ; Monsieur Copin aurait du me téléphoner, mais là encore il n’a pas eu le temps. Par contre ils ont eu le temps de rencontrer l’avocate de Maëliss et mon ex mari. Je comprends alors que c’est probablement un piège. J’attends donc la suite.

 

La suite vient facilement. Ils m’annoncent alors que si je veux revoir ma fille, je dois arreter mes contacts avec la presse, entre autre avec ARTE.  Et oui quelques temps avant que la juge ordonne la médiation, Dieter mon avocat avait informé la juge de ce reportage. D’ailleurs ARTE avait pris contact avec Stefan, et avec les juges. Qui avaient tous refusés de coopérer. ARTE dérangeait, il fallait donc que quelque chose change et aille contre moi.

 

Comme lors de la grève de la faim, on revient au chantage : Vous arrêtez et vous reverrez votre fille. Cette fois ci, leur chantage n’avait plus aucun effet. Les médiateurs deviennent autoritaires et c’est là que Stefan annonce que je suis venue avec les journalistes. Il explique qu’il a voulu me voir arriver, qu’il était caché dans la voiture et a pu observer les journalistes me filmer. Ce n’est pas un crime sauf pour les allemands peut être, oui certainement.

 

Encore une fois personne ne s’inquiète de  l’état mental de mon ex mari. Cette obsession de vouloir m’espionner, observer ma vie, fouiller internet pour connaître mes faits et gestes… n’importe qui sait ce que cela veut dire. Mais cella n’arrangerait pas  l’Allemagne de le reconnaître.  

 

Dans mon sac, j’ai une caméra de poche et un appareil photo ; ils décident de me confisquer la caméra. Si cela peut leur faire plaisir. On voit que c’est la panique chez les médiateurs. Imaginons que tout aurait été filmé par une caméra cachée… En effet quel dommage.   Bon je me fais secouer et on m’explique que je fais rater une belle médiation. Quelle méchante que je suis. On me conseille de réfléchir et on me menace de ne plus revoir ma fille.  

 

Je dois donc partir deux heures dehors pour réfléchir. Je téléphone à Dieter. Je lui explique, sans lui expliquer tout. Il fonce et arrive. Comment expliquer à Dieter que je suis avec des journalistes mais pas pour filmer la médiation, en effet on n’est pas là pour ça.

 

 On devait me filmer en Allemagne et chez Karin Jaeckel (une suite du reportage sur Bolzano), et ce parce que je n’avais plus d’argent pour me payer un déplacement vers cette médiation. Je suis encore sur la fin du de mon emploi au parlement européen, sur la fin d’un salaire à mi temps, je ne peux pas toujours être capable de tout arranger seule : Parfois un coup de pouce du destin sert aussi à notre cause.  Dieter me défend et finalement je pourrais voir Maëliss.  

 

Par contre ce chantage donne une idée au journnaliste. Deux mois plus tard, un dimanche, on viendra vraiment filmer la ville de Neustadt, la rue Moltkestraße , la porte d’entrée du deutscher Kinderschutbund. On reviendra sur le lieu dit du crime pour finalement faire le crime dont on nous accuse. Et ils expliqueront dans le reportage que j’ai été menachée de chantage par les allemands.

 

En 2005 j'avais entendu parllé de cette médiation et elle m'avait interessée au point que je ll'ai déposée sur un Forum pour demander ce que les autres en pensaient. la réponse avait été : tu comptes rester naive encore longtemps?

L'article que j'avais eu entre mes mains étaient celui ci. Autant vous dire qu'on n'a jamais pu rencontrer ou croiser l'exemple qu'il donne à ce demander si ce couple a vraiment existé.  Par contre je voulais absolument que vous puissiez le lire, lire la propagante concernant cette médiation et la comparer à ce que je vous raconte de mon vécu dans ce domaine.

 

http://www.google.be/url?sa=t&ct=res&cd=1&url=http%3A%2F%2Fwww.era.int%2Fweb%2Fen%2Fresources%2F5_2341_1518_file_en.1947.pdf&ei=KxmSR4vHBpPs0ASLss0U&usg=AFQjCNH4cVj8ZSZDCKT9zTZIcprWU_1CiA&sig2=tS8FGZMCEwYdtTLMphgFdQ 

ksb

17:15 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : allemange, stefan umhey, mediation franco allemande, carl eberhard, copin, gajewski, enlevement, enfant |  Facebook |

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