26.09.2008

Ecoeurant

Ecoeurant, rapt parental par l'Allemagne: la 'Belgique' décide de rendre l'enfant au grand père rapteur.
 
  La maman a donné son autorisation à ce que l'on diffuse son affaire sur internet

Une maman, Christine V., qui habite liège appelle au secours.
 

Son fils Matthieu a été kidnappé il y a 10 ans par son père, puis par ses grands parents paternels, allemands. Matthieu avait alors 11 mois.
Le kidnapping a été reconnu comme tel, le père a été en prison, puis ce fut dernièrement au tour du grand père de faire un séjour de 4 mois en prison pour kidnapping.
La maman détient un droit de garde depuis mai 2000, sans compter qu'il est stipulé dans son jugement que chaque jour qui n'est pas respecté, quant au retour, est accompagné d'une astreinte de 5000 euro. La maman n'a jamais retrouvé son enfant, et bien entendu les astreintes ne sont pas non plus respectées.

Aujourd'hui il a été décidé que l'enfant serait conduit chez sa maman, les allemands lui accordaient une journée de visite, la première depuis 10 ans.
La maman interroge Child Focus qui est en charge du dossier. Child Focus lui aurait conseillé de garder l'enfant, de ne pas le rendre.
Child Focus de plus transfère unilatéralement la compétence du suivi de ce « retour » par sosraptsparentaux. Sultana Kouhmane, la présidente s'entretient avec la maman.
Elles s'accordent ensemble sur le point suivant: l'enfant vit depuis 10 ans dans une famille rapteuse qui bien entendu aura manipulé l'enfant depuis sa tendre enfance. Il est certain qu'on ne peut s'attendre à ce que l'enfant accepte de rester chez elle.

L'enfant arrive ce matin chez sa maman. Il découvre sa soeur et son petit frère. Ils jouent ensemble, mais le grand père rapteur reste toute la journée devant la porte de la maman. Lorsque la maman envisage de sortir se promener avec l'enfant, le grand père est là et interdit la sortie, ensuite l'accorde mais à condition qu'il puisse les accompagner. Ce qui sera donc accordé par la maman, pour avoir la possibilité de marcher pour la première fois de sa vie avec son fils.
L'heure de rendre l'enfant approche et la maman appelle Sultana. La maman est désespérée, elle n'a pu parler avec son fils, vu qu'il ne connaît que l'allemand et elle que le français. Elle a le sentiment qu'elle n'a rien partagé avec son fils.
Sultana Kouhmane me prévient que la maman va me téléphoner, afin que je puisse m'entretenir avec l'enfant en Allemand, pour traduire les messages que la maman souhaite faire à son fils. Il n'est pas encore question de garder l'enfant.

En fin d'après midi, la maman décide finalement de suivre le conseil qu'elle dit avoir reçu de Child Focus, de garder l'enfant. S'appuyant sur le fait que depuis 8 ans elle a la garde, que le kidnapping a été reconnu, et qu'il lui manque 10 ans de vie avec son enfant: Elle ne souhaite pas, qu'encore une fois, des années vont s'écouler sans qu'elle puisse revoir cet enfant.
La maman me téléphone alors, l'enfant pleure, elle ne sait pas quoi faire, je me rends compte que la situation est terrible et que cette maman est bien seule devant cette situation. Child Focus a donné des conseils, mais n’est pas là pour pas assumer les situations qu’il crée ainsi…
Je lui propose alors de me laisser parler au téléphone avec l'enfant. Il pleure mais se calme assez vite. On se met d'accord lui et moi pour que je vienne pour jouer les interprètes.
Je suis arrivée vers 18H20, l'enfant me raconte sa vie, enfin ce qu'il croit être sa vie: « Mes parents m'ont abandonné, ce sont mes grands parents qui m'ont sauvé d'ailleurs j'avais un style de cancer au cerveau »,. L'enfant me montre même pour le prouver une petite cicatrice de un cm sur son front. Il ajoute ensuite que d'ailleurs encore aujourd'hui cette cicatrice lui fait extrêmement mal. toute cette histoire ce sont les grands parents rapteurs qui la lui ont racontée.
Il dit vouloir rentrer en Allemagne car il a un chien à qui il a promis de ne jamais l'abandonner...
Je lui propose qu'on explique ceci à sa maman. Il est d'accord. Sa maman écoute ce que je traduis, elle est surprise de cette histoire d'hospitalisation qui aurait duré un an et demi, dont il dit se souvenir très bien.
La maman a le temps à peine de lui parler à son tour, je traduis, mais c'est alors que la police de Liège débarque accompagnée du grand père rapteur, accompagné de son avocat.
La police annonce à la maman qu'ils ont l'ordre de reprendre l'enfant et de le rendre au grand père. La maman présente son droit de garde, son jugement et tout ce qu'il faut pour prouver de sa bonne foi. On lui répond que les ordres viennent d'en haut.
Je demande alors à la police de nous donner le temps de contacter l'autorité centrale qui serait en charge du dossier.
Le policier le plus âgé accepte, mais me demande de faire vite. Sultana contacte alors l'autorité centrale à ma demande pour leur exposer les faits.
Madame André de l'autorité centrale rappelle la mère et lui demande qui à l'autorité centrale est en charge du dossier. La mère prise dans une situation émotionnelle et aussi du fait que l'autorité centrale n'aurait plus donné signe de vie depuis longtemps n'arrivait pas à retrouver le nom de la responsable du dossier. Madame André raccroche sans pouvoir aider la maman.
Les policiers annoncent que c'est l'heure. La maman supplie de lui donner 10 minutes pour parler à son enfant, vu que pour une fois elle a une traductrice sous la main. Les policiers hésitent, pendant leur temps d'hésitation, je conseille la maman de parler malgré tout, que je vais traduire. Elle lui dit les plus beaux mots d'amour, ceux d'une maman déchirée.
Ensuite elle descend et remet l'enfant. Je reste chez elle. Au deuxième étage. C'est alors que Madame Paul, de l’Autorité Centrale, téléphone. Elle veut parler à la maman. Je lui explique que celle ci est en bas, entrain de remettre l'enfant. Madame Paul me somme de lui passer la maman, je cours alors les marches, pensant que Madame Paul a une bonne nouvelle ou du moins une bonne solution, et arrivée en bas, je me retrouve avec deux policiers qui entourent la maman qui est en train de se faire sermonner par le grand père et son avocat belge… J'annonce aux policiers que Madame Paul veut parler à la maman. Les policiers refusent. J'insiste. Le plus jeune des policiers m'engueule. J'explique que Madame Paul est la numéro un de l'autorité centrale. Ils me répondent que je suis en train d'enfreindre à la loi, que je dois obéir à leur autorité. Je me penche et d'un geste rapide je mets le téléphone entre les mains de la maman, et lui dit « prend le, parle ».

Le policier me fait savoir que je fais obstruction à la justice. Il paraîtrait même que le plus jeune des policiers a souhaité m'embarquer ensuite au commissariat et que le plus âgé se serait opposé à cette petite garde à vue.
L'enfant de 11 ans sous les yeux des policiers et de la maman est parti avec le grand père, siège passager, sans ceinture.

Les représentants de justice, même l'avocate de la mère, ont conseillé la maman de ne plus jamais prendre contact avec Child Focus, avec sosraptsparentaux, et avec moi même, car nous serions néfastes et très mauvais conseilleurs, ( d'autres expressions plus croustillantes ont même été citées, mais je vous les épargne). L'autorité centrale ne sachant pas exactement de quoi était fait le dossier, a promis de prendre le dossier demain en main, beau geste. Mais n'est ce pas trop tard, quand on sait que l'Allemagne ne rend jamais les enfants raptés?

Mes critiques:
1. La mère n'aurait pas de nouvelle de l'autorité centrale depuis longtemps. D'ailleurs grâce à Sultana Kouhmane on a pu retrouver le nom de la responsable du dossier: la trop fameuse Madame Lambreth…
2. La visite de l'enfant n'a été en aucun cas soutenu par quiconque, pas de traducteur, pas d'aide d'un psychologue, rien du tout.
3. Le droit de visite d'un jour a été contrôlé par le grand père rapteur, ce que l'enfant lui même a pu voir et donc n'a  pas permis une ambiance saine, bien entendu: les conditions des retrouvailles, ici encore ont été sabotées.
3. La décision de justice qui donne le droit à la maman de garder son enfant n'a jamais été appliquée correctement, puis ce que le retour n'a jamais eu lieu. Pire encore, en Allemagne, pendant des années, la maman n'a eu que rarement le droit de voir son enfant, avec ce qu'on appelle là bas « un droit de singe » - un droit de visite, sous surveillance, de trois heures par mois, si l'enfant est présenté au rendez vous.
4. La Belgique n'a pas un seul instant assisté la maman, même pas dans l'application d'une décision de justice. Alors qu'on aurait pu avoir toutes les chances de récupérer enfin un enfant kidnappé vers l’Allemagne.
5. Child Focus a refilé l'affaire en dernière minute à sosraptsparentaux, et donc d'après ce que je comprends sans informer l'autorité centrale belge.
6. L'attitude des acteurs juridiques de ce jour ont été d'une violence psychologique énorme envers de la maman victime.
7. Les policiers encore une fois ne comprenaient pas l'importance et la compétence de l'autorité centrale, donc ont fait opposition en quelque sorte aux droits de la maman en vue de la convention de la Haye. N'était il pas prévu que toutes les polices de Belgique connaissent cette autorité belge dans le cadre des rapts parentaux?
8. En remettant l'enfant aux Allemands, la Belgique aurait elle décidé de remettre la compétence juridique à l'Allemagne, qui s’assoit sur les conventions, et de ce fait ne condamne t-elle pas, elle même, la mère de ne plus jamais revoir l'enfant?
 


La maman demande qu'on lui vienne en aide, qu'on fasse connaître son dossier pour qu'enfin quelque chose d'humain puisse enfin lui être rendu, à elle et à son enfant. 
 
Sabine Vander Elst
 

09:22 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, enlevement enfant |  Facebook |

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