25.04.2008
information syndrome d'alienation parentale
CONSÉQUENCES PSYCHOLOGIQUES DE L'ENLÈVEMENT ET DE LA RÉTENTION ABUSIVE D'ENFANTS PAR UN PARENT, À LA SUITE D'UNE SÉPARATION.
Communication présentée à l'Assemblée Nationale, le 18 novembre 1999, Paris
par Hervé CHAPELLIÈRE psychologue-psychothérapeute.
INTRODUCTION
I. DROIT DE L'ENFANT, DROIT ET DEVOIR DU PARENT.
II. CONSEQUENCES PSYCHOLOGIQUES, POUR L'ENFANT, DE LA SEPARATION DES PARENTS.
2) Hypermaturité.
3) Aspects dépressifs.
4) Sentiments de culpabilité et de honte.
5) Difficultés scolaires.
6) Troubles somatiques et conduites régressives.
7) Agitation et agressivité.
8) Angoisses de séparation.
9) Clivages.
10) Identifications "obligées".
11) Troubles de l'identité.
12) Conflits de loyauté.
III. LES RISQUES A L'ADOLESCENCE ET A L'AGE ADULTE.
1) Actes délictueux
2) Agressivité retournée contre soi.
3) Toxicomanie.
4) Difficultés affectives.
IV. DIFFICULTES RENCONTREES PAR LES ENFANTS BINATIONAUX EN CAS D'ENLEVEMENT ET DE RETENTION PROLONGEE.
1) Des privations ...
2) Droit de visite et ses difficultés.
3) Aspects juridiques.
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
INTRODUCTION.
C'est dans le contexte des séparations conflictuelles des couples mixtes binationaux, que nous constatons malheureusement l'intensification, ces dernières années, des enlèvements internationaux d'enfants. Ces enlèvements sont de différentes natures :
- soit, et c'est le cas le plus fréquent, le parent au moment de la séparation, prend l'enfant pour retourner dans le pays d'origine ou, à l'occasion d'un droit de visite, ne ramène pas l'enfant. C'est une volonté quasi délibérée de soustraire l'enfant à l'autre parent, une attitude de
toute puissance, parfois "légitimée" par un droit parental exclusif donné par la juridiction de son propre pays.
- soit c'est un enlèvement plus "réactionnel", en désespoir de cause, à la suite de l'impossibilité de revoir son enfant et d'avoir quelque contact que ce soit avec lui, l'autre parent l'en empêchant.
Evidemment, aussi bien dans un cas que dans l'autre, ce passage à l'acte est regrettable, et rien n'est résolu ni pour l'enfant ni pour les parents.
Mais plus encore que l'enlèvement, c'est la rétention prolongée d'enfant par l'un des parents, le plus souvent alors accompagnée d'une dévalorisation de l'autre parent, qui est extrêmement traumatique, destructrice et dévalorisante en retour pour l'enfant. C'est une véritable prise d'otage, qui met l'enfant dans une grande fragilité psychologique au moment de la situation conflictuelle, mais aussi pour l'avenir.
Insistons sur un point que l'on pourrait avoir tendance à oublier : la situation d'enlèvement et de rétention d'enfant est avant tout corrélative d'un conflit de couple très complexe et douloureux. Les complications en lien avec les aspects de mixité bi-nationale, et donc d'éloignement, de lois différentes voire antagonistes, ne viennent que s'y surajouter.
Ainsi, d'une part, la résolution des problèmes juridiques internationaux, pour autant qu'elle puisse advenir comme nous pouvons l'espérer, ne fera pas l'économie de la nécessité de l'atténuation du conflit de couple.
D'autre part, et dans le même ordre d'idée, les difficultés psychologiques des enfants enlevés et retenus de façon abusive, sont avant tout des difficultés d'enfants de parents séparés englués dans un conflit aigu, qui de surcroît sont soumis à une situation de stress, situation qui mériterait par la suite un développement particulier.
I. DROIT DE L'ENFANT, DROIT ET DEVOIR DU PARENT.
Il est aujourd'hui unanimement reconnu, que l'intérêt de l'enfant, à la suite d'une séparation des parents, est de conserver des relations personnelles suivies avec ses deux parents.
Et pourtant l'expérience montre que cette nécessité d'une évidence criante est loin d'être respectée.
C'est un constat général puisque, en France, nous rappelle G. POUSSIN (11) psychologue, " le drame est que la moitié des enfants ne voient plus au bout de deux ans le parent avec qui ils ne vivent pas... ) La question n'est pas celle du père ou de la mère, de l'homme ou de la femme, mais du parent, peu importe son sexe, qui disparaît". Le plus souvent, cette "disparition" est liée à l'empêchement de pouvoir exercer correctement son droit de visite.
L' intérêt de l'enfant, cité plus haut, est même érigé en "droit de l'enfant", nous rappelle Isabelle Sayn, chargée de recherche au CNRS (12) :
"Au terme de l'article 9 de la Convention internationale sur les droits de l'enfant, les Etats doivent veiller à éviter la séparation de l'enfant de ses parents (alinéa 1), ensuite, si la séparation se révélait nécessaire, veiller au maintien des relations personnelles de l'enfant avec ses deux parents (alinéa 2) dans la Convention, l'obligation faite aux Etats de veiller au maintien des relations personnelles n'est absolument pas soumise à la condition d'être titulaire d'une autorité sur l'enfant, la qualité de parent y suffit : le droit au maintien des relations personnelles n'est alors plus conçu comme un droit civil, mais comme un droit de l'homme."
Le droit du parent à conserver des relations personnelles avec son enfant, résultant du simple lien de filiation, se traduit d'une part par les droits de visite et d'hébergement, d'autre part par le droit de correspondance.
Mais pour le parent il ne s'agit pas seulement d'une question de droit mais aussi de devoir qui est en jeu. Un parent qui a mis au monde un enfant et l'a reconnu est responsable devant la loi, devant l'enfant, et devant lui-même. C'est une responsabilité légale et humaine d'une extrême
importance. Lorsqu'un parent enlève et maintient son enfant hors de portée de l'autre parent, ce dernier est empêché d'exercer ce devoir et cette responsabilité, ce qui est dommageable en fin de compte pour l'enfant et les deux parents,
II. CONSEQUENCES PSYCHOLOGIQUES, POUR L'ENFANT, DE LA SEPARATION DES PARENTS
Un certain nombre de psychologues, de pédopsychiatres et de psychanalystes, ont eu à s'occuper d'enfants et d'adolescents à la suite de la séparation de leurs parents.
C'est le cas d'A. FREJAVILLE (8) qui nous précise "En termes de réalité psychique, un enfant n'a pas "choisir" entre son père et sa mère (....) Habituellement, un enfant ne cesse de vouloir les réunir, ou à défaut les amener à se rencontrer, utilisant pour cela ses symptômes et ses
provocations. Quelle que soit la garde effective, une élaboration correcte de la séparation est possible si l'enfant peut garder des liens avec ses deux parents : tous les auteurs soulignent l'importance de ce point. Là encore, la qualité des liens est à considérer en termes de réalité psychique : un parent peut être longtemps éloigné de son enfant tout en continuant à
l'investir, ce qui se traduit par des contacts: médias (lettres, téléphone... ). Cela suppose que les adultes ne se disqualifient pas l'un l'autre dans leur discours, qu'ils admettent chez leur enfant l'investissement positif de leur conjoint passé. Dans le cas contraire, l'enfant peut se
sentir obligé de prendre parti et de s'y cramponner lorsqu'un des parents lui parait hostile ou dangereux tandis que l'autre multiplie les manœuvres séductrices".
Essayons de voir maintenant plus en détails quels sont les risques au niveau psychologique pour ces enfants, c'est à dire notamment comment ces derniers expriment leur souffrance liée à la séparation, souffrance qui est toujours présente, même si elle n'est pas toujours montrée.
Je tiens à souligner toutefois que les manifestations qui vont suivre ne sont pas à entendre dans un rapport de cause à effet stricto sensu par rapport à la séparation des parents. Il est en effet bien difficile et très complexe de savoir ce qui revient, dans les difficultés exprimées par
l'enfant, à la séparation elle-même, et ce qui revient aux situations en amont et en aval.
En amont, il s'agit de la dynamique familiale, du profil psychologique, voire psychopathologique des parents, l'état de crise du couple auquel l'enfant a été soumis. En aval, il s'agira plutôt de la capacité ou de l'incapacité des parents à gérer l'après- séparation, de pouvoir atténuer le conflit, de trouver des compromis, ou au contraire de le raviver et de l'entretenir. On peut en fait penser que tout le contexte est important et est à considérer, sans oublier la personnalité de l'enfant lui-même et ses ressources pour gérer intérieurement l'ensemble de la situation.
Autrement dit, parents et enfants ont leur façon personnelle de réagir face à une séparation, qui peut représenter plus ou moins un caractère traumatique. On ne peut pas dire, malgré ce qui est couramment véhiculé et admis, que la séparation des parents est traumatique en soi, ni pour eux-mêmes, ni pour leurs enfants. Cela dépend de ce qui s'est passé avant la séparation, comment cela s'est passé, de l'état psychologique de chaque protagoniste, de ce que peut réveiller la situation conflictuelle, et la situation de séparation-abandon, en lien avec l'histoire de chacun, et en particulier l'histoire de leur petite enfance.
Tous les enfants, après une dissolution familiale ne présentent donc pas systématiquement les symptômes et les troubles que je vais maintenant décrire, il faut plutôt voir les choses en terme de haut risque potentiel.
1) Refus, déni de la séparation.
L'enfant, fondamentalement, n'accepte pas la séparation des parents. Il a tendance à refuser les arguments et les signes objectifs qui seraient susceptibles de la confirmer, et il va développer une pensée, des fantasmes, niant cette réalité, ou bien qui iront dans le sens de réunir les parents à nouveau, une sorte de pensée nostalgique. Il peut tenter répétitivement de remettre ses parents ensemble, ou refuser toute parole concernant la séparation.
De ce point de vue, l'on voit bien comment certains enfants, dans un premier temps, sont peu réactifs, ont peu de manifestations au moment de la séparation, et qui, à l'occasion d'une nouvelle liaison, d'un remariage de l'un des parents, ou de la naissance d'un demi-frère ou d'une demi-soeur, commencent à aller mal, devant ce qui signe alors une situation de non-retour.
2) Hypermaturité.
Le conflit de couple montre bien souvent un débordement du côté des parents, débordement qui peut exposer l'enfant à être témoin de scènes difficiles, à être mêlé à une situation dont il devrait être protégé.
Le phénomène s'aggrave lorsqu'il lui est demandé de prendre parti pour l'un des parents, quelquefois les deux. L'enfant entre dans un monde qui n'est
justement plus celui de l'enfance, ce qui entraîne une façon de penser, des tentatives de compréhension, des attitudes qui ne sont pas de son age.
Souvent, nous dit M. MARCELLI on observe chez l'enfant une sorte d'hypermaturité, de sagesse et d'obéissance excessive : l'enfant "se prend en charge" ( ... ), ne fait pas parler de lui, parfois même aide directement l'un ou l'autre de ses parents. Cette « hypermaturité normative » représente en général un investissement défensif de "parentalisation" chez un enfant dont les parents vont mal, ont des comportements chaotiques ou incohérents, se dépriment, se suicident ... toutes choses qui peuvent surgir dans une histoire de divorce. Ces enfants-là, nous ne les voyons que plus tard, quand ils s'effondrent ( souvent au moment où leurs parents se sont rétablis mais entre temps, ils ont appris à ne pas faire confiance aux adultes).
3) Aspects dépressifs.
Les enfants ayant dû faire face à la séparation des parents sont bien souvent des enfants tristes. Une tristesse liée à la perte de la situation antérieure, celle où la famille était encore unie. Cet affect dépressif peut être en lien égaiement avec le sentiment d'être abandonné par le parent que l'enfant voit très irrégulièrement, et dans certains cas qu'il ne voit plus du tout. Sentiment qui peut être mêlé à de la jalousie, et/ou à de l'envie, l'enfant se questionnant sur la vie de celui ou celle qui devient plus ou moins hors de portée : avec qui le parent est-il, noue-t-il d'autres liens ?
Nous pourrions considérer d'un côté, en termes de réalité psychique, que le maintien du lien entre un enfant et son parent absent ne dépend pas de l'éloignement physique, encore faut-il qu'il puisse l'investir, qu'il n'en soit pas empêché, que le contact puisse être gardé par des lettres ou par le téléphone, ou dans la parole du parent présent. Par ailleurs, comme le souligne M. BERGER ( 3 ), "la trace de soi laissée dans la psyché de l'autre a un nom très simple, c'est la régularité, le respect du rythme des rencontres, quel que soit leur espacement, ce qui permet le souvenir et l'anticipation."A noter que le sentiment de tristesse peut s'accompagner d'une inhibition et d'un repli sur soi, d'un sentiment de solitude, d'impuissance et d'insécurité.
4) Sentiments de culpabilité et de honte.
Les éléments dépressifs peuvent être sur un versant mélancolique; l'enfant doit renoncer à une image idéalisée des parents ce qui est extrêmement difficile, douloureux, insupportable, et qui peut conduire à un sentiment de culpabilité important. Ici BERGER (2 ) nous précise encore : "l'enfant s'accuse d'être à l'origine de ce qui le déprime, soit ici d'être la cause de la séparation de ses parents, de son abandon, ou de leurs négligences éducatives ( ... ) Comme l'objet perdu, couple ou parent, est idéalisé, incritiquable, le sujet ne peut diriger contre cet objet la colère qu'il éprouve face à son absence, et il la retourne contre lui-même sous forme d'une autocritique, d'une auto-accusation sévère".
Une autre lecture peut nous ouvrir un horizon sur l'origine et la nature du sentiment de culpabilité chez l'enfant, dans un contexte de désorganisation familiale. Dans le même article que précédemment, D.MARCELLI (10) nous suggère cette proposition quelque peu provocante mais néanmoins juste : "Tapie dans un coin de sa conscience, siège chez tout enfant la crainte de voir ses parents se séparer. Enfoui dans un repli de son inconscient, siège chez tout enfant le désir de voir ses parents se séparer" Plus loin, il ajoute: " Ainsi le conflit externe à l'enfant (la séparation de ses parents) se double toujours d'un conflit interne intrapsychique (le désir oedipien d'avoir pour soi son parent, opposé au désir d'être protégé par le couple des parents". Lorsque le désir interdit trouve une possible réalisation, l'on sait bien le poids que cela représente pour le psychisme, combien cela nécessite de mécanismes de défense puissants et invalidants.
L'affect dominant semble être, au moment de la séparation, le chagrin associé à un sentiment de culpabilité, alors qu'ensuite ce qui domine est bien souvent la honte et la rancune. L'enfant se dévalorise, se perçoit comme mauvais.
"L'auto-accusation, souligne plus récemment M. BERGER (3), prend fréquemment la forme d'un sentiment plus ou moins caché de honte sur son origine", la séparation rendant les parents "non présentables", et encore une fois "l'enfant a tendance à retourner sur lui l'atteinte narcissique humiliante; c'est lui qui n'est pas de nature assez bonne pour conserver ses parents unis ou présents, et le sentiment même qu'il a de son origine et de son
identité est atteint à cette occasion".
Ce même pédo-psychiatre et psychanalyste, soulignera par ailleurs (2) que certains enfants, dans ce contexte, ont du mal à se représenter leur origine, leur conception.
5) Difficultés scolaires.
Les difficultés scolaires ne sont pas l'apanage des enfants de parents séparés, mais suite à la dissociation de l'unité familiale on peut observer une scolarité perturbée. Cela passe par des difficultés de l'attention et de la concentration, et une sorte de désinvestissement s'exprimant par une
baisse de curiosité, une lenteur, une passivité. Il arrive quelquefois que l'enfant refuse même d'aller à l'école. A l'inverse, l'enfant peut, dans une attitude défensive, surinvestir la scolarité.
Les problèmes scolaires peuvent également être en lien avec une difficulté de penser; l'enfant "malmené" de par la situation conflictuelle n'a pas l'esprit libre pour tranquillement rêvasser, et jouer avec ses représentations personnelles en accord avec son âge.
6 )Troubles somatiques et conduites régressives
Les symptômes suivants sont un appel à l'aide offrant à l'enfant, une phase de régression, face à la situation critique qu'il traverse. Ils permettent quelquefois aussi une atténuation relative du conflit du couple, les parents étant plus ou moins obligés de se rassembler, de trouver un accord autour de
l'enfant malade. ( Cela vaudrait également pour les troubles psychiques ).
Les plus fréquents sont les troubles du sommeil (difficultés d'endormissement, cauchemars, terreurs nocturnes), et de l'alimentation (tendances anorexique et/ou boulimique ), les maladies infantiles à répétition ( rhinopharyngites, otites...), les troubles digestifs ( maux de ventre, nausées, vomissements, diarrhées ... ), les manifestations cutanées, des sensations d'étouffement, asthme, tachycardie, ainsi que des conduites encore plus directement régressives comme l'énurésie et parfois même l'encoprésie.
7) Agitation et agressivité.
L'agressivité peut s'actualiser de façon agie par des actes violents, des caprices, des disputes, des attitudes favorisant les conflits. Elle exprime tout à la fois une colère intérieure et une lutte contre l'état de passivité de l'enfant, inhérent à la situation de séparation des parents et contre laquelle il était impuissant.
Il n'est pas impossible que certains états de crise ( passages à l'acte, pleurs, cris) aient pour vocation inconsciente de faire intervenir le parent éloigné, le parent proche pouvant se trouver démuni provisoirement. L'agressivité peut également s'adresser au parent rendu responsable du départ, de l'éloignement de l'autre parent. Enfin, l'enfant peut se manifester par des attaques incessantes du lien à autrui, répétant inlassablement ce à quoi il a été soumis.
8) Angoisses de séparation.
Conjointement à cette attaque du lien à autrui, on peut noter une peur panique de perdre ce lien, précise M. BERGER (2). Ainsi certains enfants maîtrisent la relation, d'autres se placent dans une attitude de soumission et de passivité totale, ceci pour un certain nombre de raisons sur lesquelles nous reviendrons.
Par ailleurs, ces angoisses de séparation sont le reflet d'un sentiment de risque de répétition de l'abandon du parent resté proche, suite au vécu possible par rapport au parent éloigné : on m'a laissé une fois, pourquoi pas deux ? ...
Cela peut rendre l'enfant extrêmement dépendant à l'égard du parent avec qui il est resté, et de plus l'angoisse de séparation risque de déborder de la sphère familiale, par exemple à l'école.
9) Clivages.
Il peut être de deux natures:
Tout d'abord, selon M. BERGER, "il consiste à maintenir en soi la coexistence de deux modes de pensée antinomiques". Ce pourrait être sous la forme du discours suivant : oui, l'un de mes parents m'a maltraité; en même temps, ce n'est pas de sa faute, je l'aime et je veux rester avec lui. "Ce clivage permet de maintenir un lien positif avec le parent envers et contre tout, a de lourdes conséquences puisqu'il empêche l'accès à l'ambivalence. Les parents ne peuvent être à la fois aimés et critiqués, ils sont idéalisés par une partie du psychisme de l'enfant, redoutés et haïs par une autre partie, ces deux parties ne communiquant pas entre elles et étant maintenues bien séparées. (....) L'enfant en a besoin car il l'a mis en place pour éviter d'être débordé par de forts sentiments internes de rage, d'angoisse, d'impuissance, d'abandon". Une autre forme de clivage est celui effectué entre deux parents, l'un vécu ou représenté comme bon, l'autre comme mauvais. Parfois, c'est le parent éloigné qui est adulé, idéalisé, ce dernier n'étant pas identifié à la frustration représentée par la réalité au quotidien, comme le parent proche.
A l'inverse, l'enfant peut être soumis entièrement à l'opinion et au bon vouloir du parent qui s'occupe le plus souvent de lui, voire qui le maintient hors de contact de l'autre parent. C'est le "bourrage de crâne" qui est ici prévalent, avec une dévalorisation extrême de cet autre parent, souvent sous la forme de dangerosité ( présenté comme abandonnant, violent, immature, abuseur ..).
10) Identifications "obligées".
"Les dysfonctionnements entre des parents séparés, nous explique A.FREJAVILLE (8), sont également responsables d'identifications pathogènes, telles que les identifications au parent abandonnant ou au parent abandonné, des identifications à l'agresseur ou à la victime, mais aussi des identifications au parent triomphant, omnipotent ou au parent haï, méprisé, disqualifié. Ainsi les enfants manipulés deviennent-ils manipulateurs; ainsi les enfants ignorés deviennent-ils insupportables".
J'appelle ces diverses identifications, des identifications "obligées", dans le sens où l'enfant a très peu de marge de manoeuvre, et que ses choix identificatoires sont plutôt le reflet d'une tentative de survie psychique, provisoire il faut l'espérer. Nous sommes en présence ici, pour l'enfant, d'un empêchement du jeu identificatoire souple, souplesse que l'on est en droit d'attendre avec deux parents unis et qui se respectent.
M. BERGER ( 2) insiste, pour sa part, sur l'identification de l 'enfant, au parent qui se désigne comme lésé, ou au parent,vécu comme le plus fragile, parent qu'il va se sentir obligé de protéger. Cet auteur nous rappelle qu'il s'agit d'une des formes de ce que S, Ferenczy ( 7) a nommé "le terrorisme de la souffrance" : Un parent "qui se plaint continuellement de ses souffrances peut transformer son enfant en une aide soignante, c'est à dire en faire un véritable substitut maternel, sans tenir compte des intérêts propres de l'enfant".
Dans le même mouvement, "il est fréquent que le parent qui réagit plus sainement et tente d'éviter à son enfant d'être pris dans le conflit du couple, soit ressenti par l'enfant comme moins fragile, et c'est contre lui que sera tournée l'agressivité que l'enfant ressent face à la situation de séparation". Une autre identification "obligée" est celle au parent absent. C'est une façon pour l'enfant de rester dans un "bon" contact fantasmatique avec lui. Mais cela peut prendre un caractère plus ou moins pathologique et dramatique, dans la mesure ou l'enfant n'a pas d'autre solution que de se
conformer à l'image du parent absent, véhiculée par le parent avec qui il vit.
" Il arrive parfois, nous dit E.J. ANTHONY (1), qu'il y ait une collusion inconsciente entre parent et enfant pour recréer 1'absent par identification de l'enfant aux traits de caractères parentaux ( .... ) Celui qui a la charge de 1'enfant lui fait jouer le rôle de l'absent et l'enfant donne à celui avec lequel i1 est, le rôle de l'absent. Il y a alors dans cette situation tout le potentiel de troubles que contenait la relation conjugale antérieure au divorce".
11) Troubles de l'identité.
On voit bien le risque que comportent les injonctions identificatoires dans l'affermissement de l'identité de l'enfant. Lors de séparations, avec conflit aigu, l'enfant est au centre d'enjeux multiples, de projections fortement pathogènes, et est censé remplir divers rôles. Il est soumis aux convictions puissantes de chacun des parents, à leur "vérité", chacun protégeant son narcissisme.
C'est ce qui peut faire craindre, comme le souligne C. CHILAND (6 ), l'éclosion chez l'enfant d'une "personnalité dite en faux self, dont les pensées, les sentiments ne communiquent plus avec le noyau profond, pulsionnel de la personne", personnalité bien particulière qui pourrait être illustrée par cette parole d'un personnage pirandellien dans "A chacun sa vérité" : " Pour moi, je ne suis personne ! personne! Je suis ce que 1'on croit que je suis".
Par ailleurs, la question de l'identification sexuée est également ici enjeu, comme nous le précise encore E.J. ANTHONY (1) en donnant cet exemple: "la mère plongée dans son chagrin et sa colère essaie de forcer l'enfant à s'identifier à elle, d'en faire un prolongement d'elle-même si possible net, propre et féminin. Son fils fera alors le dur pour éviter de prendre une attitude passive, impuissante et non masculine, ou bien il refusera de jouer un rôle masculin dans la famille non seulement à cause de l'idée de vulnérabilité qui y est associée, mais à cause de la fureur et de la faiblesse qu'a provoquées en lui le fait d'avoir été abandonné par son père. ( ... ) La phase de développement dans laquelle se trouve l'enfant influe bien sûr sur le tableau des symptômes qu'il présente".
12) Conflits de loyauté.
J.L. LE RUN, psychiatre, a consacré un article à cette question; il nous dit : "Les conflits de loyauté naissent lorsque deux loyautés viennent à s'opposer, à se contredire, plongeant le sujet qui en est le siège dans un dilemme : être obligé de trahir la loyauté envers une personne pour être fidèle à l'autre et vice versa. Situation ou l'on se retrouve de toute façon perdant". (9)
Plus tard, il ajoute :"le conflit de loyauté se présente comme un choix imposé et impossible entre l'un ou l'autre parent autour de telle ou telle décision, tel ou tel enjeu. Il prend souvent la forme d'un secret, par exemple: "Ne dis surtout pas à maman qu'on est sorti tard le soir, sinon elle ne voudra plus que tu viennes me voir..." Le secret lie celui qui en est le dépositaire par la menace faite d'un retrait d'amour, de vengeance, de sanction, ou d'une catastrophe, s'il était trahi ( ... ). En écartelant l'enfant entre deux exigences, les conflits de loyauté l'exposent au choix impossible et à la problématique de la trahison avec son lot de culpabilité. Peu de solutions s'offrent à lui : trahir l'un, trahir l'autre, s'annuler ou encore se couper en deux, se cliver ou, s'il est plus grand, abandonner le terrain aux deux combattants ( ... ). A la limite le désir est atteint : l'enfant va s'interdire tel ou tel sujet , et même d'y penser pour éviter le conflit et lors se constituer une zone où il est défendu de désirer".
Cela rejoint les réflexions de M.BERGER (2) qui lui insiste sur le fait que " les enfants alors se trouvent dans une situation leur interdisant d'aimer deux personnes à la fois", ajoutant que parfois "simplement penser au parent absent en présence du parent présent risquerait de lui faire perdre l'amour de ce dernier".
A.FREJAVILLE souligne pour sa part que les conflits de loyauté, également décrits par BOURGUIGNON (4 ), ou d'allégeance mis en évidence par WALLERSTEIN et KELLY (14), ou encore d'obédience explicités par BRUN (5) "mettent l'enfant en demeure de renoncer soit à son objet d'amour hétérosexuel, soit à son investissement du parent du même sexe, fondateur des identifications secondaires".
III. LES RISQUES A L'ADOLESCENCE ET A L'AGE ADULTE
Les conduites et les symptômes les plus couramment relevés sont les suivants, et sont une tentative désespérée, dans l'acte, non mentalisée, de sortir d'une situation enkystée depuis l'enfance. Ils sont le témoin également d'un désinvestissement précoce des parents sur qui ils ne pensent pas pouvoir compter, ou peut-être d'une ultime provocation pour les mobiliser.
1) Actes délictueux.
Ils sont fréquents chez les adolescents et chez les jeunes adultes, et peuvent être considérés à la fois comme un déplacement du conflit parental sur une scène extra-familiale, et comme un appel à la loi (conduites illégales, vols, agressions ... )
2) Agressivité retournée contre soi.
Cela peut aller des symptômes dépressifs légers jusqu'à la tentative de suicide ou un suicide. Cela peut prendre la forme de conduites à risques, masochiques, auto-punitives, d'accidents divers...
3) Toxicomanie.
Elle est à la frontière, elle condense les différents troubles cités précédemment. J.L.LE RUN (9 ) nous précise que "l'usage de la drogue permet de s'abstraire de la réalité, de mettre à distance les objets parentaux en trouvant un nouvel objet au début toujours disponible. La drogue émousse la douleur affective, satisfait le besoin de punition né de la culpabilité, permet de retrouver un 1ien régressif, oral et pour un temps non conflictuel".
4) Difficultés affectives.
"Ce qui est atteint chez l'enfant, souligne M BERGER (2), c'est la représentation du lien entre homme et femme, dont il découle plus tard une incapacité de se représenter positivement les relations avec les personnes de l'autre sexe". L'on pourrait dire aussi qu'il y a une réelle difficulté à se représenter ne serait-ce qu'un couple parental, ce qui peut rendre problématique à l'âge adulte la possibilité de fonder à son tour sa propre famille.
On note parfois chez l'adolescent, le choix prématuré d'un partenaire amoureux, probablement pour faire face aux angoisses de séparation toujours présentes, leurre par rapport à un pseudo désinvestissement parental, et illusion d'un nouvel objet d'amour salvateur.
Enfin, toutes ces questions s'intriquent avec celles de l'identité sexuée et sexuelle. A l'âge adulte, être un homme ou être une femme ne va pas de soi quand cette identité est imprégnée du conflit parental, des identifications particulières qui en découlent, des conflits de loyauté, de la difficulté d'appartenir à un sexe qui ne soit pas entaché de dévalorisation et/ou d'humiliation.
L 'essentiel pour chacun des deux sexes étant la possibilité d'une bisexualité inconsciente bien intégrée.
IV. DIFFICULTES RENCONTREES PAR LES ENFANTS BI-NATIONAUX EN CAS D'ENLEVEMENT ET DE RETENTION PROLONGEE.
Il est évident que toutes les données relevées plus haut sont exacerbées lorsqu'un enfant est maintenu de façon arbitraire par l'un des parents, hors contact de l'autre parent, au-delà des frontières, comme cela se passe malheureusement très fréquemment suite à un enlèvement et à la non-restitution de l'enfant après un droit de visite.
Lorsque parfois le contact a pu être rétabli, le plus souvent après de complexes, douloureuses et coûteuses démarches juridiques dans les deux pays, l'obtention, le maintien et le déroulement des droits de visite ne se font pas sans un certain nombre de difficultés.
1) Des privations
La distance géographique est une dimension qui ne facilite, ni la reprise de contact ( il est beaucoup plus difficile de retrouver un enfant à l'étranger ), ni la possibilité d'entretenir le lien entre l'enfant et le parent avec qui il ne vit pas; les centaines voire les milliers de kilomètres qui les séparent, nécessitent des voyages dont l'organisation et le coût risquent d'être limitants par rapport à la fréquence des visites. Dans la situation d'absence totale de contact, l'enfant est non seulement totalement privé de l'un de ses parents, d'un frère ou d'une soeur, mais aussi de la famille élargie du parent exclu, en particulier des grands parents.
L'enfant n'a plus accès, ni à l'une de ses cultures d'appartenance, ni à la langue qui en est à la fois le témoin et le support, langue qui contient en elle même une dimension affective considérable. L'enfant, avant même sa naissance, a une perception de la voix de ses deux parents.
Ensuite, il sera très rapidement bilingue, dans la mesure bien sûr ou chacun des parents lui a parlé dans sa langue d'origine, bilinguisme qu'il risque de perdre rapidement s'il n'est pas entretenu. Tous ces éléments privent l'enfant d'une partie de son identité.
Une toute autre question, qui concerne a priori avant tout les parents, est celle du "gel du processus de séparation" lié à l'entretien du conflit aigu ou à la disparition totale et parfois soudaine de contact entre eux. Il ne suffit pas de ne plus se voir pour penser que l'on est séparé. Une véritable séparation est plus un processus qu'un acte unique, cela nécessite du temps, une succession de phases, ce qui est totalement entravé dans les situations de rupture telles que nous les rencontrons ici.
C'est un phénomène qui a un réel impact sur l'enfant, qui d'une part a bien souvent subi le coup d'une séparation brutale suivie d'une disparition, et d'autre part qui est resté auprès d'un parent qui n'a pas accès à l'ambivalence envers l'autre parent; et comme nous l'avons vu, l'enfant, dans une dépendance extrême, a peu de marge pour se dégager des projections parfois puissantes et dévastatrices du parent proche.
2) Le droit de visite et ses difficultés.
La reprise du contact entre enfant et parent lors des droits de visite peut être une véritable épreuve. Outre le problème de la langue, les parents n'étant pas toujours bilingues, les rencontres, que l'on ne voudrait voir que comme heureuses, ne peuvent être dissociées du lourd passif conflictuel, dont le droit de visite est lui-même une conséquence. Dans un premier temps, la tonalité des retrouvailles va différer selon le temps qui s'est écoulé depuis la séparation et l'enlèvement.
Quand ce temps écoulé est très important, il faut en particulier pour l'enfant, un moment de transition avant qu'il puisse "re-trouver" son parent, s'y autoriser. Parfois, c'est de façon agressive que se manifeste l'enfant à l'égard du parent qu'il revoit, que cela soit dans une attitude de retrait, de résistance passive, ou bien plus directement par des propos désobligeants, des reproches, voire des insultes ou des coups.
Ces manifestations, très douloureuses à vivre pour le parent, sont le plus souvent provisoires et petit à petit, dans la mesure où les visites sont régulières, où l'enfant peut les anticiper, le lien se reconstitue de façon plus harmonieuse.
Des témoignages très émouvants de parents montrent comment, face à la difficulté de renouer le dialogue avec leur enfant, au moins dans un premier temps, ils ont recouru à des jeux, à des jouets ( ex : une poupée ... ) pouvant médiatiser la relation, et parfois permettre l'expression des affects, des émotions de l'un et de l'autre. Bien évidemment, le déroulement de ces droits de visite est intimement lié à la possibilité progressive des parents de déconflictualiser la situation.
3) Aspects juridiques
Je ne m'étendrai pas sur cette question, n'étant pas le plus qualifié, et je me limiterai à souligner quelques points. Lors d'enlèvements internationaux d'enfants, deux cas de figure, schématiquement, sont les plus fréquents:
- soit il s'agit d'une mère Française ayant un enfant qui a été enlevé par le père originaire d'un pays du Sud ( Maghreb, Turquie, Roumanie....) pays où la juridiction donne les pleins pouvoirs à ce dernier.
- soit il s'agit d'un père Français dont l'enfant a été enlevé par la mère, originaire d'un pays du Nord ( Allemagne, Pays Nordiques-), pays ou cette fois l'exécution des lois, les décisions pour l'enfant sont laissées au libre arbitre de la mère.
A partir de là, le parent privé de son enfant et qui tente de faire exercer ses droits, s'engage dans un marathon juridique exténuant qui s'apparente bien souvent à une longue traversée du désert. De plus, la lenteur des procédures et de l'exécution des décisions sont incompatibles avec la notion d'urgence pour l'enfant qui est soumis à une situation traumatique. En effet, pour l'enfant, chaque jour compte, plus le temps passe et maintient la situation en l'état, plus les séquelles risquent d'être importantes. Par ailleurs, la coexistence de deux décisions de loi qui sont contradictoires entretiennent le bras de fer et les passages à l'acte des parents.
Enfin, la notion sacrée de l'intérêt de l'enfant" recouvre des valeurs bien différentes selon les pays. A titre d'exemple, en Allemagne, l'accession pour l'enfant à ses deux parents ne semble pas faire partie des priorités. Au même titre, comme le souligne Mme THOMAS-SASSIER (43), magistrat, cela "peut aller jusqu'au changement du nom patronymique de l'enfant qui va prendre celui du nouveau conjoint ou compagnon de la mère (la législation de certains Etats tel l'Allemagne favorise en effet cette substitution qui permettrait une meilleure assimilation). Une adoption peut même venir couronner ce processus inexorable d'oubli quand le parent victime a, par lassitude, lâché prise". Comment ne pas penser que cet effacement du nom du père" et de la filiation aura des conséquences catastrophiques à long terme pour l'enfant ...
CONCLUSION.
La résolution d'une issue face au drame de l'enlèvement international d'enfant suivi d'une rétention abusive, ne pourra se faire que par deux voies complémentaires, même si elles ne paraissent pas toujours facilement conciliables.
Tout d'abord, la nécessité d'entendre la souffrance de l'enfant et de lui donner les moyens de la soulager, grâce à un soutien psychologique. Dans le même mouvement, l'importance du désir chez les parents d'apaiser le conflit pour dégager l'enfant de la place d'objet manipulable et d'otage.
Cela implique que les deux parents s'interrogent sur leur propre état psychique, états qui ont notamment conduits à cette situation dans laquelle ils sont englués. Cela peut également déboucher sur une démarche psychothérapeutique.
Par ailleurs, la nécessité de faire valoir ses droits de parent dans les deux pays. Pour que cela devienne possible, et que les décisions soient exécutoires et exécutées, la meilleure issue semble la création d'une Cour internationale qui pourrait être spécialisée dans les contentieux des couples mixtes bi-nationaux, une Cour, une juridiction neutre, dégagée des partis pris nationalistes et protectionnistes, qui remplirait enfin sa fonction de Loi et de tiers, et qui faciliterait la libre circulation des enfants entre les deux pays, leur restituant ainsi l'ensemble de leur environnement affectif et leur double culture.
Dans cette attente, peut-on espérer que les décisions dans chaque Etat, concernant la résidence de l'enfant, s'inspirent de plus en plus de la loi californienne : que l'enfant puisse vivre auprès du parent facilitant au mieux l'accès à l'autre parent ...
BIBLIOGRAPHIE.
(2) BERGER M. (1997), L'enfant et la souffrance de la séparation, DUNOD.
(3) BERGER M. (1999) "Le lien à l'absent vivant", in Rupture et séparation familiales, Revue groupal, n°5, CPGF.
(4) BOURGUIGNON 0., RALLU J.-L., THERY 1. (1985), "Du divorce et des enfants", INED-PUF, 247 p.
(5) BRUN G. (197/8), "Parents en conflit : forte et faible vulnérabilité des enfants au divorce", in Antony E.J., Chiland C., Koupernik C., L'enfant vulnérable, PUF, « Le Fil rouge », 1982, 209-219.
(6) CHILAND C. (1989), "Le divorce", in Mon enfant n'est pas fou, LE CENTURION.
(7) FERENCZY S. (1933), "Confusion de langue entre les adultes et l'enfant", in Psychanalyse, Tome IV, 1982, Payot.
(8) FREJAVILLE A. (1985),"L'enfant au regard des modifications familiales", in Diatkine R., Lébovici S., Soulé M., Nouveau Traité de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, Tome 4, PUF, 1997.
(9) LE RUN J.L. (1998), "Conflits de loyauté", in L'enfant écartelé, enfances & PSY, n°14, ERES.
(10) MARCELLI D. (1998), "Le pédopsychiatre dans la tourmente du couple parental", in L'enfant écartelé, enfances & PSY, n°4, ERES.
(11) POUSSIN G. (1998), "Un conflit destructeur", in L'enfant écartelé, enfances & PSY, n°4, ERES.
(12) SAYN 1, (1993), Le « droit » au maintien des relations personnelles entre enfants et parents, in Dialogue, L'enfant séparé de ses parents, n°119.-115
(13) THOMAS-SASSIER F. (1997), "La soustraction internationale d'enfants", Les Petites Affiches, ler Octobre 97, n'118-35.
(14) WALLERSTEIN J.S. et KELLY J.B. (1974), Les effets du divorce des parents : l'expérience vécue par l'adolescent, in Antony E.J., Chiland C., Koupernik C., L'enfant à haut risque psychiatrique, PUF, « Le Fil rouge », 1980, 477-503.
20:15
Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : allemagne, maeliss, stefan umhey, enlevement enfant |
Facebook
|
24.04.2008
Planning de notre marche: FR / EN Le Vendredi 25 avril : DEPART DE LA MARCHE, à 10h: de Bruxelles (du Parlement
Européen à la Gare du Nord) à Leuven. Friday the 25th of April : DEPARTURE OF THE WALK at 10 o’clock, from Brussels (from the European Parliament to the Gare du Nord) to Leuven . Samedi 26 avril :
Pepinster / Verviers / Stavelot / Malmédy. Saturday the 26th of April : Pepinster / Verviers / Stavelot / Malmédy. Dimanche 27 Avril : Malmedy / Spa / CharleroiSunday the 27th of April : Malmedy / Spa / Charleroi Lundi 28 Avril : départ de Malmédy vers l'Allemagne.Monday the 28th of April : departure from Malmedy to Germany . Arrivée à Bonn le premier Mai au soir. Arrival at Bonn , on the 1st of May, in the evening. Le deux Mai, les parents marcheurs se présenteront à l'autorité centrale allemande, pour déposer une lettre de Doléances.Second of May, the walking parents will go in front of the German Central Authoriry in order to give a letter of complaints. Le 3 mai : Vers Coblence, via Karlsruhe.
Invités à la conférence Väterkongress, organisée à Karlsruhe, par Vaeteraufbruch.deLes deux manifestations ont décidé de s'allier en cette occasion. The 3rd of May : Coblence via Karlsruhe .We are invited to the Väterskongress, organized in Karlsruhe , by Vätersaufbruch.deIt was decided to hold both demonstrations together for a day. Direction Karlsruhe avec passage par Lampertheim, ville où se trouve, depuis 5 ans, la fille de Sabine Vander elst, une des marcheuses.In the direction of Karlsruhe , via Lampertheim, a town where the daughter of Sabine Vander Elst, one of the walking parents, is kept. Le 8 et le 9 mai : Darmstadt avec l’association Väter-Kinder-Förderverein e. V
On the 8th and 9th of May, we shall be in Darmstadt , with the association Väter-Kinder-Förderverein e. V.
Le 17 Mai arrivée chez l'écrivain Karin Jaeckel à Oberkirch. Karin Jaeckel est l'auteur connu en Allemagne de 82 livres spécifiques sur les droits, des pères et de certains parents,
qui sont bafoués suite à une politique familiale allemande incompréhensible, voire inhumaine.On the 17th of May, arrival at the house of the writer Karin Jaeckel ,in Oberkirch. Karin Jaeckel is a known writer, in Germany, who wrote 82 books concerning the rights of fathers and of some parents, whose rights went to the dogs, because of an incredible, or inhuman, German family law.
Le 19 Mai : Arrivée à Strasbourg, au bout de 661 km de marche !The 19th of May : arrival in Strasburg, after a 661km walk. Le 20 Mai : Recherche de signatures à Strasbourg. The 20th of May : hunting for signatures in Strasburg. Le 21 Mai : Marche finale avec parents, associations et personnalités, à partir de la mairie, que nous quitterons à 12h. Ont déjà dit qu'ils viendraient: Karin Jaeckel, l'association sosraptsparentaux, Peter tromp de Vaderkenniscentrum VKC et plusieurs parents.The 21st of May : final walk with parents, associations and well known people, from the City Hall, that we shall leave at noon. Karin Jaeckel, the association sosraptsparentaux, Peter Tromp of Vaderkenniscentrum VKC and several parents said they would be there. Nous serons accueilli devant le parlement de Strasbourg à 13h30 par le Président de la commission des pétitions, Monsieur Libicki, accompagné du Vice Président anglais Monsieur Edward Mac Millan Scott, de l'eurodéputé Polonais Monsieur Rogalski et de l'eurodéputé Belge Madame Brepoels.The President of the Commission of Petitions, Mr Libicki, together with the British Vice President, Mr McMillan Scott, Polish MeP Mr Rogalski and Belgian MeP Mrs Brepoels, will receive us in font of the Parliament of Strasbourg at 13h30. Des informations de la marche seront relayées par sosraptparentaux sur leur site et, si possible, aussi sur le site de Sabine Vander Elst, l'une des marcheuses.Informations concerning the walk will be found on the website of sosraptsparentaux and, if possible, on the website of Sabine Vander Elst, one of the walkers. Ghislain Duchateau (Belge Flamand) de http://www.Goudi.be Marie Breda (Belge), de http://www.citoyens-attentifs.be/
Robin Denison (USA), de http://www.parental-alienation-awareness.com/ Sultana Kouhmane (Bruxelles) et les membres
de http://www.sosraptsparentaux.org/ MFSB (France) de http://www.mafemmesebarre.com/ Cap enfance (Bruxelles)
http://www.capenfance.be et http://www.lespapas.com. Peter Tromp (Hollande) pour www.fkce.wordpress.com,
Nancy André http://users.belgacom.net/solidariteraptparental/ Figli Negati (Italie) http://www.figlinegati.it/
Karin Jaeckel, écrivain Allemand http://www.karin-jaeckel-autorin.de/ LP=LM (France) http://www.lplm.info/
Väter-Kinder-Förderverein e. V. (Allemagne) www.vaeter-kinder-stiftung.de et www.maennerbeauftragter.eu Vaeteraufbruch,
(Allemagne) http://www.vafk.de/ Acalpa ( France) http://www.acalpa.org/, PAS Eltern (Allemagne) www.pas-eltern.de ,
Entfremdet (Allemagne) www.entfremdet.de , Patrick Garnier : www.patrick-garnier.net/ , kpor de pologne www.KPOR.pl
18:07
Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : access denied, maeliss, umhey, enlevement, enfant, pascal gallez, sabine vander elst |
Facebook
|
23.04.2008
Monsieur le Président du Parlement Européen, Hans Gert Poettering
Courrier adressé au Président du Parlement Européen, Hans Gert Poettering le 28.02.2008. Courrier auquel il n'a pas répondu. ( rappel le 05.04.2008, voir rappel plus bas...)
A l’attention de
Monsieur le Président du Parlement Européen,
Hans-Gert Poettering,
Monsieur le Président du Parlement Européen,
Dans le cadre d’une pétition européenne consacrée à la problématique des rapts parentaux, nationaux et internationaux, nous quitterons le Parlement Européen (siège de Bruxelles) le 25 avril 2008 et marcherons jusqu’au Parlement Européen (siège de Strasbourg), afin de dénoncer les raisons pour lesquelles, injustement,
de trop nombreux parents ne voient plus leurs enfants ;
de trop nombreux enfants ne voient plus leurs parents.
Cette marche durera environ un mois.
Le manque de courage de l'Europe et de ses hommes politiques nous force à organiser une telle action.
Nous y sommes contraints pour le bonheur de nos enfants, parce que l'Europe et ses responsables ne les respectent pas.
Alors que notre action commence tout juste, sur ces 10 derniers jours nous avons recueilli plus de 1000 signatures.
Entre le 10 et le 25 avril 2008 nous manifesterons dans divers endroits, à Bruxelles.
Nous dénoncerons ce que les responsables de certains pays Européens font à nos enfants.
Pour ma part, c'est l'Allemagne qui retient ma fille sans aucune raison valable. Un « petit juge » d’Allemagne a, de la manière la plus illégale, annulé un divorce portugais pour que ma fille ne revienne plus vers moi.
Pour L'Allemagne, je n'ai plus été reconnue comme la mère de ma fille.
L'Allemagne me l'a volée. Et à ma fille, on a volé sa mère.
Le papa qui m'accompagne connaît la même situation que moi depuis plus de 11 ans.
D'autres parents nous accompagneront dans cette croisade et nous soutiennent.
Nous avons déjà recueilli en moins de dix jours une bonne centaine de témoignages.
Le parlement Européen a été averti de certaines pratiques "hors la loi" de certains pays.
Voyez, par exemple :
FR:
http://video.google.com/videoplay?docid=-8877786064054699744
EN:
http://video.google.com/videoplay?docid=1449825811432163611&hl=en
Plusieurs pétitions européennes ont été signées et déposées au Parlement Européen, mais la poussière se dépose sur ces pétition, aussi vite que nos enfants disparaissent de notre vue.
Tout cela parce qu’on attend, au comité des pétitions, des réponses aux questions précises posées, par exemple, à l’Allemagne, concernant des cas bien indiqués.
Pourquoi l'Allemagne ne répond elle pas aux questions du Parlement Européen?
Plusieurs pays ne respectent pas le droit des enfants d'avoir un contact avec leurs deux parents.
Des droits de visite et de garde ordonnés par des juges ne sont pas respectés parce que certains pays, par hypocrisie, ou par je m’en fichisme, ne respectent pas les lois.
Nous n'acceptons plus que les responsables Européens regardent, d’un œil distrait ou impavide, le spectacle d’enfants que l’on détruit.
Il est temps que l'Europe décide de préparer son avenir et condamne les pays qui ne respectent pas les enfants.
Une trentaine d'associations ont décidé de soutenir cette action, certains hommes politiques aussi.
Nous sommes, en Europe, des centaines de milliers de parents qui ne voyons plus nos enfants depuis des années.
Tous les pays d’Europe ont cependant signé des conventions telles que La Haye, tous devraient appliquer le règlement de Bruxelles II bis.
Seulement ces mêmes pays, qui ne respectent déjà aucunement leurs lois nationales, selon lesquelles un enfant devrait avoir le droit à ses deux parents, ne respectent pas plus leur signature au bas d’un traité, trichent quand il s’agit d’appliquer un règlement, ne respectent donc pas leur engagement vis à vis de l'Europe.
Ces pays ne respectent pas les droits de nos enfants.
Au sein même de certains pays, le droit familial est bafoué.
Des parents, souvent des pères, n'ont plus aucun
contact avec leurs enfants parce que le juge est lâche, et refuse de prendre ses responsabilités.
Nombreux sont les psychologues qui, depuis des années, tirent la sonnette d'alarme. Ils expliquent sans cesse que ces enfants dont un parent est injustement absent sont en danger ; que leur avenir risque bien d’osciller entre les psychiatres et les prisons.
L'Europe, par sa lâcheté, ou son indifférence, est responsable du malheur de nos enfants.
Nous espérons, Monsieur le Président, que vous soutiendrez notre action et que vous défendrez vous aussi les enfants pris en otage et en danger.
Ci dessous vous trouverez notre texte.
Dans l'espoir de vous voir rejoindre les femmes et les hommes soucieux du bonheur de nos enfants, et de leur avenir, je vous prie d’agréer Monsieur Le Président du Parlement Européen, l'expression de mes sentiments
distingués.
........................
Rappel en date du 05.04.2008
Monsieur le Président,
en date du 28.02.2008, je vous adressais un courrier.
J'espérais une réponse.
Je vous rappelle que nous marcherons de Bruxelles à Strasbourg, en traversant l'Allemagne afin de dénoncer le non respect des droits fondamentaux et des conventions européennes par certains pays européens, dont l'Allemagne.
Vous savez que l'Allemagne est visée du doigt comme pays voyou ne respectant justement pas les conventions et jouant de discrimination vis à vis d'un parent étranger. Ce qui à mon sens pourrait s'appeler du racisme.
L'Allemagne ne respecte elle même pas ses propres citoyens, préférant donner tous les droits à l'icone des années noires, la "Deutsche Mutti", ( mère allemande) et ainsi amputant les pères allemands de leur droit et de leur devoir d'ailleurs. En dehors bien entendu du rôle de tiroir caisse.
Mais l'Allemagne n'est pas la seule à ne pas respecter le droit et la famille, raison pour laquelle plus de 40 associations européennes et des milliers de gens signent notre pétition et soutiennent la marche.
Monsieur le Président, il est temps que le parlement européen agisse et bouge! il est tant qu'il se réveille! et il est de votre rôle de demander au parlementaire de le faire.
Je fais 661 KM pour les enfants; signerez vous la pétition comme d'autres euro députés l'ont fait?
Mes salutations distinguées
Sabine Vander Elst
15:45
Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : hans gert poettering, enlevement d enfant, maeliss, pascal gallez |
Facebook
|
ahhhhh la parlement européen...
Historique:
Nous comprenons que le 17 et le 18 décembre l'europe peut faire de mauvais choix dans le symposium de LIBE organisé par Cavada.
Olivier Karrer, les Polonais et moi même décidons d'agir. Je nous trouve 4 badges d'entrées pour assister à cette conférence. Les Polonais et Olivier préparent le texte. Je recherche les textes des amandements et l'odre du jour.
Pas d'ordre du jour à 7 jours de la conférence, rien n'est prêt.
En attendant, j'adresse un courriel pour les députés Belges. je les prépare au courrier qu'ils recevront très bientot. le courrier de Karrer et des Polonais.
Les députés qui ont reçu le courriel sont:
Frieda Brepoels, (N-VA/EVP-ED)Alain Hutchinson, Pse, info@alainhutchinson.be
isabelle.ryckbost@europarl.europa.eu (VLD, ALDE)Antoine Duquesne
Mathieu Grosch chez lui d’apres ce que je comprend il est belge allémanique et les questions se retrouvent sur son site…
pierre.jonckheer@europarl.europa.eu
johan.vanhecke@europarl.europa.eu
Officiellement, il sert à la ‘protection de la jeunesse’.
En réalité, il place les enfants des mères seules sous le contrôle de l’Etat, afin de les éduquer selon l’ordre administratif allemand.
Ils disposent de pouvoirs plus étendus que les parents biologiques. Gardiens du Kindeswohl (intérêt de l’enfant), ils proposent aux juges des Schutzmassnahmen (mesures de protection), l’intérêt de l’enfant et la protection (Schutz) étant à comprendre dans le sens de la nation allemande.
http://www.jugendamt-wesel.com/ARTE-TV/ARTE_Sans_mes_enfa...
A ce jour seule Madame Brepoels a pris la peine de nous recevoir et de soutenir nos démarches.
Madame Ries nous a promis un rendez vous mais n'a jamais tenu sa promesse.
Monsieur Deprez depuis 3 ans regretteraient que mes emails ne lui parviennent pas...
Monsieur Deprez fume sa cigarette régulièrement devant l'entrée du Parlement 'Mail" et m'a prêté plusieurs fois son briquet. J'ai eu aussi l'occasion de pouvoir lui remettre des documents concernant les droits de l'enfance en main propre lors de conference pour Libe. Mais Monsieur Deprez préfère son nouveau fauteuil de président de Libe (remplace CAVADA) que celui de son ordinateur ...
triste consolation...
triste constatation...
14:15
Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|
22.04.2008
Commission Européenne, l'anté démocratie???
COMMISSION EUROPEENNE.

L'anti démocratie???
une bonne leçon pour devenir un euro-sceptique...
on pourrait se poser la question ... oui vraiment.
Nous avions demandé à toutes les institutions et à toutes les autorités le droit de pouvoir manifester. Chose simple, si on s'y prend à temps. Chose facile, pour peu qu'on puisse travailler en parfait respect avec les policiers. Pas besoin de se les mettre à dos... ils sont aussi victimes.
Dans la policie, il y a une moyenne de 85% de divorce. Et la plus part nous parle de leur ennuis avec leur ex femme. Ennuis concernant le respect du droit de visite. C'est si facile de critiquer un ex quand il est policier. Facile de critiquer ses horaires, facile de les faire passer pour des brutes.
Bref il y a deux mois on a tout organisé, tout agencé et organisé, chaque détail en parfaite collaboration avec les policiers.
Nous avons donc reçu notre autorisation pour ce 22 avril devant la Commission Européenne. On nous demande de nous installer devant la sortie du Metro « Schuman ». Ce que nous faisons donc...

Comme d'habitude nous sommes accueillis par un policier en civil, comme toujours avec beaucoup de gentillesse.

Une heure et demi plus tard, voici 2 cow boys en civils qui sortent de la commission et qui nous imposent de « foutre le camp ».
l
les deux personnes en civils sont les deux cows boys de la commission européenne. "Ceux chargés de nous faire foutre le camp."
Je ne peux comprendre qu'à la Commission Européenne on traite les gens de la sorte, avec autant de mépris vis à vis des citoyens et surtout vis à vis de leur liberté d'expression.
En quelques secondes nous sommes menacés d'être embarqués dans un fourgon de force.
Les policiers viennent et nous expliquent que des ordres de la Commission Européenne leur imposent de nous faire partir. On doit alors s'installer sur le trottoir. Nous choisissons donc de nous mettre exactement là où les gens de la commission passent, entre deux bâtiments de la commission.

deuxième emplacement, sur le trottoir. A la droite de la photo; Jacques de Cap Enfance.
L'endroit est bien plus agréable, petit rayon de soleil, pas de vent trop fort, ...passage plus serré, les gens doivent passer devant nous et même contourner notre table. Stratégiquement c'est mieux, par contre pour la démocratie... je commence à comprendre ce qu'est la Commission Européenne...
Même si finalement nous avons récolté une centaine de signatures et certaines bien importantes et même si plusieurs personnes nous ont accueillis avec beaucoup de gentillesse, d'autres nous ont donné la suite de la leçon par des remarques que je vous laisse:
Madame, un petite signature pour notre pétition?
R: J'ai des choses bien plus importantes, comme chercher un taxi. ( y'en a toujours 5 devant la commission)
Comme je vous l'ai expliqué on nous a fait changer de place de force:
Madame, une petite ...
R: vous n'avez pas des choses plus intelligentes à faire que de placer votre foutue table là et vos stupides papiers?
Monsieur, c'est concernant les divorces binationaux
R: « quoi les mariages franco allemands? »
Madame... ah vous parlez allemands...
« montrez moi les associations allemandes qui vous soutiennent... » ... « humm, de pères... je n'aime pas ces associations »
« vous avez un problème avec l'Allemagne, je suis allemande? », « on m'a dit que beaucoup critiquent l'Allemagne, mais j'ai demandé au Bundesamt allemand et ils m'ont dit que tout était faux »
Moi: Pourtant j'ai des preuves par exemple qu'on n'a pas le droit de parler notre langue, ou d'acheter des cadeaux de plus de 15 euros.
« vraiment , où puis je trouver ces preuves? ».. « j'irai donc sur votre blog, mais je sais au fond qu'en Allemagne avec la justice familiale ce n'est pas facile »
Un monsieur lit nos affiches et celle de ACALPA, puis me dit: « vous exagérez »
Non monsieur, je vous assure que non. « Je sais que vous exagérez », et veut partir. C'est alors que je lui dit que le Vice Président du PE, Edward Mac Millan Scott, soutient notre action. L'homme se retourne prend le stylo et alors ...signe... sa nationalité: Britanique.
Monsieur une petite signature:
R: « non je ne signe jamais rien »
Monsieur une petite signature..
R: « Non, j'ai déjà perdu des heures avec Child Focus, juste maintenant »
Monsieur une petite sign....
R: je ne signe pas de pétitions, je ne crois pas en cela...
« Petition, piège à cons »
Ces remarques sont bien des remarques de gens qui travaillent à la commission et qui y ont une belle place. Cela se voyait à leur badge.
Un grand merci à Jacques de Cap Enfance, qui était là pour nous soutenir.
Un tout grand merci aussi à l'association Cap Enfance, grâce à qui nous avons reçu à prêter la table et les panneaux "enfant"qui nous ont servi de support pour nos affiches.
je voudrais aussi remercier Peter Tromp pour son magnifique travail sur son site Hollandais pour présenter et soutenir notre action:
20:59
Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : commission europeenne, piege a cons, allemagne, maeliss, enlevement, enfant |
Facebook
|
Rendez vous à la Commission Européenne de Bruxelles
Rendez vous à la commission Européenne

Ce mardi 22 avril 2008, rendez vous devant la Commission Européenne, au 200 rue de la loi.
![Commission+europ%C3%A9enne[1]](http://static.skynetblogs.be/media/118556/dyn008_original_320_320_xpng_2615203_ffab3a2819ae195be650b93f5a4fd3e8.png)
Comme ailleurs, nous aménagerons notre table et récolterons des signatures et informerons les personnes des raisons de notre action.
N'oubliez pas que le 25 avril nous commençons notre marche, notre longue marche vers Strasbourg.
Sachez aussi que le 27 est organisé gràce à monsieur Fortemps, une journée extraordinaire, avec au programme Stavelot, Malmedy et Charleroi
07:16
Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
| Tags : commission europeenne, enlevement, enfant, bruxelles, allemagne, maeliss, access denied |
Facebook
|
21.04.2008
Monsieur le ministre de la justice
En Décembre 2007, j'adressais un courrier au Ministre de la justice, et à ce jour je n'ai reçu aucune réponse.
Le 7 Février j'adressais un autre courrier au Ministre, courrier que vous trouverez ci dessous.
A ce jour je n'ai reçu aucune réponse.
Faut il comprendre que ce silence demontre que le Ministre de la justice a des préocupations autres que le bien de nos enfants?
Dois je comprendre que nous devons nous interroger sur les interrets de notre Ministre de la Justice?
en pièce jointe je rajoute un document: En Février j'expliquais qu'un eurodéputé faisaient une enquête et préparait un rapport concernant les procédures inhumaines allemandes dans le cadre de la justice familiale allemande, celle qui justement a volé Antoine Gallez et Maëliss Umhey.
J'espère que vous prendrez le temps de découvrir ce rapport et que vous prendrez la peine de répondre, un jour, bientot , à ces courriers que je vous adresse.
En attendant de vous lire, j'espère que vous avez eu le temps de découvrir notre grande action et les manifestations que nous organisons. Je vous rappelle que nous marcherons du 25 avril au 21 mai de Bruxelles à Strasbourg, afin de dénoncer les injustices et les lacunes du système.
J'espère pouvoir compter sur votre signature pour notre pétition.
Pour plus d'informatons: http://lebensborn2-mafille-maeliss.skynetblogs.be/
Sabine Vander Elst
0497 38 69 77
From: sosmaelisssabine@hotmail.com
To: info@just.fgov.be
CC: info@jovandeurzen.be; dgde@cfwb.be; josiane.paul@just.fgov.be
Subject: A l'attention du Ministre belge de la Justice//Concerne: le non respect des droits internantionaux p
Date: Thu, 7 Feb 2008 00:22:07 +0100
SPF Justice
Tél. : 02 542 65 11
115 boulevard de Waterloo
1000 Bruxelles
Le 07.02.2008
Concerne: le non respect des droits internationaux par l’Allemagne/ Rapts d’enfants.
Monsieur le Ministre de la Justice,
Je pense que vous avez été mis au courant de la démarche que j'entreprends.
En effet vous connaissez les affaires qui nous touchent et vous avez d'ailleurs déjà reçu un courrier. Je vous avais adressé une lettre en Décembre 2007. je n'ai pas encore reçu de réponse.
En 2005, la Ministre qui vous avait précédé avait promis au travers de ses représentants, lors d'une réunion, que si j'arrivais à prouver que l'Allemagne ne respecte pas les Droits fondamentaux, je pourrais représenter ma demande au Minstère de la Justice de porter plainte contre ce pays.
Je pense que cette promesse avait été faite dans l'espoir que j'abandonnerais et que ce serait une affaire rapidement oubliée pour le ministère de la justice. En ce temps là, je faisais une grève de la faim devant le Ministère des Affaires Etrangères.
Cependant, je n'ai pas abandonné, ni oublié la promesse et j'ai rassemblé les éléments nécéssaires, les témoins et les preuves.
Je sais que c'est la première fois dans l'histoire de la Belgique qu'une telle demande est faite.
toutefois je dois rappeler la promesse qui m'a été faite par le Ministère de la Justice.
Aujourd'hui je suis en possession de preuves. Preuves qui démontrent que l'Allemagne ne respecte pas les droits fondamentaux des hommes. Et donc je vous demande de me mettre en présence des avocats qui vont pouvoir, pour vous, préparer la plainte contre l'Allemagne.
Des témoins ont été présents lors de cette promesse, des avocats, des membres de votre cabinet, et des citoyens.
J'ai, de plus, eu l'occasion de découvrir, lorsque j'ai consulté mon dossier, que l'autorité allemande a, sans scrupule, menti à l'autorité centrale belge. Ne serait ce pas une manière aussi d'insulter votre Ministère?
L’Allemagne kidnappe des enfants, chaque année, et ce depuis plus de vingt ans. Au travers de rapts parentaux ou autres.
Je sais qu’au départ on peut croire que le problème pourrait venir des parents. Je sais que la première réaction serait de se poser la question sur les guerres de couple, mais il n'en est rien.
Je ne pense pas devoir développer dans ce courrier l'affaire du kidnapping de ma fille..
Vos collaborateurs pourront facilement vous rappeler certains faits. Pas tous, car l'ancienne équipe de l'autorité centrale a baclé et très mal traité mon dossier. Je ne suis pas certaine que tout le monde aura envie de vous raconter tout ce qui s'est passé.
Simplement permettez moi de vous rappeler que
Depuis des années nous avons de plus en plus de rapts parentaux et pendant des années l’Allemagne a été considérée comme le premier pays rapteur au monde. Aujourd'hui la France a décidé de battre le reccord allemand. Mais la différence est que l'Allemagne a un système familial à trois parents. Et comme, en Allemagne, le parent allemand doit etre protégé, les conséquences deviennent grâves et discriminatoires vis à vis de l'étranger.
Nous avons fait des grèves de la faim, des manifestations, certains d’entre nous ont été condamnés à la prison par l’Allemagne, mais nous avons continué à dénoncer ce que l’Allemagne nous fait subir.
Différentes organisations allemandes dites légales en Allemagne continuent à gérer la vie de nos enfants en se basant sur des lois de 1936, 1937, et 1938.
Le Parlement Européen a accepté de commander plusieurs enquêtes, dont la première qui a été demandée par le Vice Président du Parlement Européen, Edward Mac Millan Scott, les conclusions sont claires, l’Allemagne ne respecte ni les droits de l’homme, ni les droits de l’enfant, ni les conventions internationales. Mon dossier est sité à plusieurs reprises.
L’Allemagne veut nos enfants et son complice est le jugendamt.
L’Allemagne suggère au parent allemand lors du divorce ou de la séparation de kidnapper l’enfant et en échange, elle lui donne tous les droits dans le pays et tous les moyens financiers que le parent rapteur a besoin.
L’Allemagne va aussi permettre toutes les facilités pour la rupture de tout contact avec l’enfant.
Interdire les droits de visites ou les annuler à la dernière minute, interdire à l’enfant de parler la langue du parent rapteur, interdire au parent étranger de s’approcher de l’école de l’enfant, de son lieu de résidence, de rencontrer le médecin de l’enfant. Les appels par téléphone deviennent impossible, soit parce que l’enfant a perdu sa langue étrangère, soit parce que l’on refuse que le parent étranger puisse contacter son enfant.
Chaque parent victime sera aussi condamné. Condamné à être un mauvais parent, violent, dangereux, pédophile, malade mental. Pour ce faire l’Allemagne a le droit de faire des expertises de parents étrangers sans les rencontrer.
L’enfant bien entendu sera mêlé à certaines des actions allemandes. L’enfant coupé de son parent étranger va apprendre que la séparation a été le fruit d’une situation grave du parent étranger, comme par exemple l’abandon, la folie, …Des mensonges bien sûr!
L’Allemagne ne respecte pas les conventions internantionales, et l’Allemagne n’est pas condamnée ; L’Allemagne a jouit de la complaisance des pays européens, qui à l’époque voulaient absolument que la constitution européenne ne soit pas remise en question, alors ils ont préféré taire ce problème. Aujourd’hui certains députés regrettent et commencent à soutenir nos démarches.
Nous avons, alors, chacun présenté une pétition au Parlement Européen concernant les injustices allemandes. De ces pétitions découle la décision du parlement européen d’organiser une enquête concernant le jugendamt. Mais l'enquête est au point mort. En effet l'Allemagne défie et nargue l'Europe. L'Allemage ne pouvant plus mentir devant nos preuves, refuse de répondre aux questions de l'Europe.
La Pologne, plus critique vis-à-vis de l’Allemagne, avance dans son devoir de Justice et c’est ainsi que la presse a organisé deux reportages, que vous pouvez découvrir sur mon blog.
En Belgique, je me bats aux côtés d’un autre papa victime du rapt parental par l’Allemagne, Pascal Gallez.
Pascal et moi avons écrit notre histoire sur un blog. Dans mon blog, les premières pages donnent des définitions et des explications nécessaires à comprendre l’idéologie de l’Allemagne et les manières utilisées en Allemagne pour kidnapper nos enfants.
Le blog de Pascal Gallez :
http://antoinekailouisghislain.skynetblogs.be/
Mon blog :
http://lebensborn2-mafille-maeliss.skynetblogs.be/
Les vidéos polonaises que je vous suggère de regarder :
une enquête (dont avec caméra cachée), la conférence au parlement européen (organisée par la commission européenne), …. polonais sous titré allemand.
http://video.google.de/videoplay?docid=-5979930355028577617&q=label%3A%22jugendamt%22
Celle qui date de quelques mois et qui commence par une manifestation à Berlin et qui ensuite montre des cas polonais et un français. titrage français.
http://video.google.com/videoplay?docid=-5043656170356214222&pr=goog-sl
le reportage de Arte.
Pascal Gallez, papa de Antoine, pourra témoigner concernant le rapt de son enfant depuis 10 ans; la rupture de tout contact, le changement de nom illégal de son fils, ….
Son adresse Email est : pascalgallez@yahoo.com
Pour ma part je peux témoigner au travers des points qui suivent :
du rapt de ma fille, Maëliss Umhey, en 2003, alors que j’avais la garde
de procès faits par défaut.
d’un faux protocole psychiatrique organisé par le juge Tillman (Lampertheim) et d’un fonctionnaire du Jugendamt ( M. Jürgen Focke)
du refus de coopération légale de la part de l’autorité centrale allemande
D’allégations mensongères me concernant
du refus du procureur allemand de remettre mon dossier à mon avocat afin qu’il puisse me représenter avec tous les éléments nécessaires.
Du refus de me donner un droit de visite, prétextant entre autre que ma fille a une nouvelle mère et un chat.
Du refus de me donner accès à l’école de ma fille afin de rencontrer son professeur. Ma fille étant en échec scolaire permanant depuis le rapt.
l’impossibilité pour ma fille de pratiquer sa langue maternelle afin d'accentuer la rupture et empêcher tout contact futur.
L’interdiction pour moi, le jour d’une rencontre rapide, de parler ma langue avec ma fille (Février 2004)
Chantages et menaces
Aujourd'hui un député organise une enquête concernant les injustices allemandes, nous avons déjà la preuve de certains éléments comme l'interdication en allemagne à un parent étranger de parler avec son enfant la langue maternelle du parent. L'Allemagne interdit à un enfant bi-national de parler la langue de l'autre parent!
Je tiens à vous signaler aussi, que notre unique recours est le tribunal de Strasbourg, mais à la condition que nous ayons épuisé tous les recours possibles en Allemagne. C’est seulement quand toutes les procédures ont été epuisées que nous en aurions le droit. Oui mais quand?
L’autorité allemande ne clôture pas les dossiers dans le but de faire traîner les choses. Trop de parents ont porté plainte contre eux, des parents comme M. Gorgulu qui a d'ailleurs gagné deux fois devant le tribunal de Strsbourg mais n'a jamais récupéré son fils.
Je vous demande donc de penser à ces enfants et de nous aider à dénoncer la maltraitance que l'Allemagne fait subie à des enfants bi nationaux, à des enfants comme les notres. Si Maëliss est bi-nationale, c'est qu'elle est 50% belge, c'est donc qu'elle peut attendre de votre part que vous la défensiez.
Je vous demande donc de tenir la promesse faite par votre prédécétrice.
Dans l'attente de vous lire, Veuillez agréer, Monsieur le Minsitre de la Justice, l'expression de mes sentiments respectueux.
Sabine Vander Elst
15:00
Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi
dans Général |
Lien permanent
| Commentaires (0)
| Envoyer cette note
|
Facebook
|

























