19.10.2007

Une bande de lâches

Les jours qui suivent, je continue à écrire au gouvernement belge (affaires étrangères, premier ministre, …), et au gouvernement français (Perben, ministre de la justice, le Président Chirac, le député Santini, le maire et chanteur Yves Duteil, ….)

J’écris aussi au juge, au Jugendamt et au bureau social de Lampertheim pour les supplier de prendre le temps de constater, par les documents que je mets à leur disposition, leurs erreurs et de me laisser passer Noël avec ma fille.

 

J’envoie aussi un cadeau à ma fille. Elle ne le recevra jamais. On lui prouvera ainsi que je l’ai oubliée !

j'avais décidé de lui offrir mon appareil digital, je sais qu'elle l'adorait.  je pensais ainsi lui faire une belle surprise. Elle ne l'a donc jamais reçu.

 

Finalement il est 11 heures et nous faisons une réunion de crise avec Madame M. Elle me demande ce que je souhaite. Je voudrais encore joindre le Jugendamt et faire des pétitions. Si elle est d’accord, j’aimerais entamer une grève de la faim. Elle n’est pas opposée à la grève mais en dernier ressort, elle me propose d’abord de prendre rendez-vous avec La fondation suisse du service social international. Elle est prête à assumer la facture.

J’accepte et nous nous partageons les téléphones. Je tente de joindre le Jugendamt de la région de Stefan. Malheureusement, le personnel ne travaille le vendredi que jusqu‘à 11 heures 30. Je suis en retard de deux minutes. Et il n’y a pas de personnel de garde pour les urgences.

Ensuite je me rends chez madame Wenger, de l’Armée du Salut, pour pouvoir écrire encore des lettres. J’en adresse une au juge et une autre au Jugendamt. J’y fais part de mon refus concernant la décision du juge et je termine en demandant au juge de me donner Maëliss du 23 au 27, afin que je puisse la revoir. Je précise aussi dans mon courrier que si il refuse cette demande je souhaite qu'il se retire de cette affaire par manque d'impartialité. Copie de cette lettre ainsi que d’un message au Jugendamt qui a le droit de refuser la décision du juge. ( là je suis encore naïve, je pensais encore que le jugendamt  était  là pour le bien de l'enfant et qu'ils seraient capable  de comprendre qu'un enfant a le droit d'avoir sa maman)

Je décide d’aller à la poste et d’envoyer la lettre au juge en express pour 52 CHF. Ainsi il la recevra le lundi. J’en profite également pour expédier des C.V. puisque je suis toujours à la recherche d’un travail.

Le soir je téléphone à Patrick, un journaliste que j’ai rencontré dans le train le jour de mon arrivée en Suisse. Il m’avait laissé son numéro de téléphone pour que j’assiste à une de ces répétitions de musique. Il a un groupe qui mélange l’Afrique et l’Europe. Cela m’avait intéressée.

Je voudrais médiatiser mon affaire vu que je suis en train de perdre du temps. Et j'ai le sentiment que cette perte de temps pourrait se retourner contre moi.

Patrick est d’accord de me rencontrer mardi.

Je téléphone ensuite mon amie d’enfance. Elle a de la peine, et m'avoue avoir été bernée par Stefan. C'est ainsi que j'apprends que Stefan a déjà pris le temps de rencontrer mes proches, et de leur faire croire en une histoire recambolesque. Elle avoue avoir été manipulée. C'est ici qu'on se rend compte que le métier de Stefan dans le théâtre lui sert même dans la vie privée. C'est le rôle qu'il aura mis le mieux en scène de toute sa carrière.

Je suis épuisée, je vais me coucher. Je ne pense qu’à l’espoir encore de prendre Maëliss à Noël avec moi. J’y crois encore, je suis sereine. Mais je sais que je dois me battre.

 

La nuit me dira ce que je dois faire. Et me voilà le samedi à Internet Café. J’envoie un fax pour le tribunal de la jeunesse et un C.V. à un hôtel qui m’en a fait la demande par courriel.

Ensuite, je fais,, avec le responsable du café le montage d’un texte avec une photo de Maëliss et moi-même.

Voici le Texte :

 

S.O.S. MAELISS-SABINE

 

POURQUOI UN PERE EMPECHE-T-IL UNE MAMAN DE VOIR SON ENFANT ?

WIESO ENTZIEHT EIN VATER, DER MUTTER DAS RECHT IHR KIND ZU SEHEN ?

Soutenez une maman en accrochant ceci à votre fenêtre. Merci.

Schauen Sie nicht darüber hinweg sondern helfen Sie der Mutter bei der suche. Bitte.

Si vous pouvez, faites des copies et donnez-en à vos amis, merci d’avance.

Sie können helfen in dem Sie Kopien verschicken oder eure Familien und Kollegen darüber informieren.

 

 

J’ai fait 100 copies de ce texte que je proposais à des gens et à des magasins. Les premiers magasins me soutiennent directement, puis je tombe sur une librairie, au milieu de la rue où se trouve le marché de Noël, qui me rejette agressivement.

 Mais, je suis heureuse à la fin, j’en ai distribué les trois-quarts, à des gens qui veulent me soutenir.

Le dimanche je recommence. Je dois refaire 100 copies. Une bijouterie me démoralisera, mais un magasin de vêtements pour enfants et un magasin de décoration qui se trouve sur le même trottoir me prennent mes affiches.

Les marchands de Noël sont plus difficiles, certains même très désagréables, sauf une échoppe de sucrerie tenue par deux dames, et une vendeuses de saucisses d’origine italienne, qui afficheront mon petit texte.

Sur la route de Seevorstadt, une libraire m’envoie sur les roses et une maman accompagnée d’une petite fille comme Maëliss en fait de même. Par contre une secrétaire d’un bâtiment de l’Europe m’en prendra deux.

Chez Coop, on me signalera que je ne peux pas afficher au rez-de-chaussée, mais je trouverai au sous sol deux belles places, sans demander leur avis. Au restaurant de Coop, je décide de m’orienter vers les parents dans la salle des enfants. Tous, sauf un couple accompagné d’un enfant, ont accepté de me soutenir. J’étais très émue de voir tous ces enfants et je ne pouvais m’empêcher de penser à ma fille.

Un couple plus âgé que les autres s’inquiéta pour moi et me demanda depuis combien de temps je n’avais vu ma fille. Sept mois, cela fait sept mois que je voudrais la serrer et la combler de bisous. Et des guilis-guilis.

Des personnes ont pris des affiches pour Sion, Neuchâtel, …

Je décide alors d’envoyer des e-mails à mes amis dans le monde entier pour qu’ils témoignent au juge ou au tribunal de l’enfance de ce que je suis réellement. Maroc : Larbi, Italie : Sharon, Daniella, mon dentiste, et Anna. Allemagne : Britta. Hollande : Christine et Henk. Portugal : Sabine, Amérique : Claude, Véronique, Dave, Beverly, Dan, Mel, Sam, Sochéata. Belgique : Nathalie et Claude. Ainsi que mes avocats et banquiers.

Je recevrai directement une réponse avec copie du fax de Daniella. Véronique me propose d’aller chercher la lettre à Starbuck coffe à Waco, je me rends compte qu’elle n’a pas encore compris que je ne reviendrai pas à Waco.

 

Le lundi matin, je repasse vérifier mes e-mails. J’en ai un nouveau de mon père, encore agressif.

Tout d’abord, il signale en grosses lettres qu’il adresse cet e-mail à Sabine Umhey, sous les initiales SU. Alors que je suis divorcée, et cela me rappelle à une crise de Stefan à ma banque de Ponte Tresa il y a 18 mois parce que le banquier ne trouvait pas mon compte en banque sous le nom de Sabine Umhey, même lui ne s’est pas habitué au fait que j’ai repris mon nom de jeune fille.

Dasn son courriel, il me menace de nouveau.

Je me rappelle alors les commentaires de Madame M., et je décide de répondre différemment en le remerciant pour sa lettre et en acceptant de le retrouver devant un tribunal, une fois que j’aurai défendu la cause pour ma fille.

 

C’est incroyable de voir mes démons ressortir tous ensemble ; une fois que le premier m’a mise dans la merde, le second en a profité et maintenant le troisième. Comme Stefan imagine qu’Alex détiendrait tous les documents qui prouvent ce que mon père à fait ainsi que ceux le concernant, il aura vite fait de le raconter à mon père. Et cette bande de lâches pense pouvoir m’attaquer maintenant que je suis dans une telle situation de faiblesse.

 

Ils ne se rendent pas compte que je suis prête et beaucoup plus forte, car je ne me bats plus pour moi mais pour préserver ma fille. Et que je suis prête à supporter leurs accusations ridicules et leurs méchancetés. Il faudra bien qu’un jour j’obtienne justice et que Maëliss soit épargnée.

 

La première fois que Stefan a tenté de kidnapper Maëliss, il a été obligé de me la rendre. Je l’avais menacé de le dénoncer pour son travail en noir. Mais cette fois, il sait que je n’ai plus rien, plus de documents, plus rien. Alors il n’a plus peur. Et pour mon père c’est la même chose, il a attendu tant d’années, d’abord que ma mère soit décédée, ensuite que je sois démunie. Vraiment une bande de lâches.

J’espère toujours recevoir une réponse rapide d’Allemagne.

11:30 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alexander bernet, alex bernet, jacques vander elst |  Facebook |

17.10.2007

Chiasso, que faites vous de mes affaires?

Il est 18 heures quand je le quitte. Pour prendre le train pour Chiasso. Direction notre ancien appartement. Alex avait fait savoir à mon avocat américain qu’il allait le vider en novembre. Je ne savais pas si j’allais vraiment y trouver encore quelque chose…

Chiasso est assez près de Lugano, le train m’y conduit. Après cinq minutes de marche, me voici devant le bâtiment. L’appartement est au premier et je sursaute en voyant sur le balcon certains de mes cartons qui devaient normalement être encore dans un container chez « Gontrand », compagnie de déménagement à qui j’avais téléphoné d’Amérique pour interdire de remettre mes affaires à Alex.

Bref, tout comme la banque de UBS, bien que j’aie fait opposition pour qu’Alex ne touche pas à mes affaires, encore une fois il a réussi à outrepasser mes ordres.

 

En me rapprochant de l’appartement, au travers du store de la cuisine, j’arrive à observer le déplacement d’un homme. Je tente de fixer la personne afin de la reconnaître, mais elle-même reste fixe face à moi. Je suis confuse, je tremble, c’est Alex.

Je fonce à une librairie voisine pour demander qu’on appelle la police, mais on me conseille d’y aller moi-même. Le bureau de police se trouve à 5 minutes à pied, juste à côté de la douane.

Je franchis la porte, présente mon passeport et comme me l’a conseillé mon avocat, demande de l’aide pour pénétrer dans l’appartement. La police trouve l’heure bien tardive et me demande de revenir le lendemain. Je suis nerveuse, beaucoup trop, mais je sors tous les documents d’Amérique, prouvant le mal que cet homme m’a fait. Je leur explique aussi qu’Alex a plusieurs adresses, et que s’il est bien là, ce serait le seul moyen de l’attraper. Finalement deux policiers accepteront de me suivre, mais nous avons déjà perdu trente minutes.

Nous abordons la porte principale du bâtiment, et marchons vers la celle de l’appartement. L’un des policiers sonne à la porte et c’est le père d’Alex qui ouvrira. Nous pénétrons dans le hall, j’y retrouve tout, exactement, comme je l’avais laissé. Cela me donne l’espoir de retrouver mes documents. Pendant que la police prend les papiers d’identité du papa, j’ouvre le vestiaire où j’avais laissé tous mes classeurs avec mes papiers médicaux, de travail, et les témoignages de mon enfance. Mais il n’y a plus rien, plus rien du tout, Alex a déjà tout vidé.

La police demande au père où est son fils, sa première réponse fut « je ne sais pas », sa seconde « au Brésil, à Sao Paulo ». La police lui demande l’adresse, mais il nie la connaître. Je connais Bruno, le papa, et assez pour savoir que son visage peut vous dire s’il ment ou non, et il mentait.

 

Bruno n’est pas son vrai père, je n’ai jamais vraiment compris la relation entre les deux, elle ne ressemble pas à de l’amour, mais plutôt à un copinage, comme deux gosses qui aiment parler de leurs bêtises. Bruno ne cherche jamais à savoir ce qu’Alex fait, mais il aime profiter de ce qu’Alex possède. Là, il profite de l’appartement.

Bruno ne m’adressera pas directement la parole, il fait semblant de ne pas comprendre la police, de ne pas comprendre l’italien, alors je traduis en allemand les questions de la police.

Les policiers veulent se retirer, mais j’aimerais me rapprocher de mes affaires. Malheureusement la police refuse, me disant qu’il est tard, et que je n’ai pas la possibilité de prouver que ce sont mes affaires, vu que mon nom n’est ni inscrit sur mes vêtements, sur ma vaisselle, ou sur les jeux de ma fille. Je suis obligée de quitter les lieux et de rentrer à Bienne sans pouvoir reprendre possession de mes biens. 

08:45 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alexander bernet, alex bernet |  Facebook |