14.01.2009

Article du soir, sur Sol, enfant kidnappé vers le Chili

Messieurs, mesdames de la justice, surtout ne soyez pas timides dans votre action,

SURTOUT PAS!

Justice / Un mandat d’arrêt a été requis contre la maman, réfugiée au Chili

Une soirée pour Sol, enfant enlevé

Dans son appartement de la

rue du Fossé aux Loups, Ruben

Vandersmissen, un professeur

d’anglais, montre ses classeurs

; ces dizaines de pages de

procédure ; ces papiers tamponnés,

une fois par la justice belge,

une fois par la justice chilienne.

Ruben Vandersmissen est un

homme en colère. « Je suis déterminé

à aller jusqu’au bout pour

retrouver ma fille, enlevée par sa

maman ».

Sol était née des amours de Ruben

et de sa maman Carolina Cerda

Zabala le 18 août 2007. En février

dernier, sa maman l’emmène

au Chili, sous la motivation, acceptée

par le papa, de présenter

le bébé à sa famille. Mais une fois

arrivée au Chili, elle fait part à

Ruben de ne plus revenir en Belgique

; d’y couler sa vie en compagnie

de son enfant. Ruben est

consterné. Il entreprend des démarches

auprès de la « cellule

rapts parentaux » du ministère

de la Justice, du Délégué général

aux droits de l’Enfant. En juin

2008, la garde principale de Sol

lui est octroyée par le tribunal de

première instance de Bruxelles.

Le Chili, signataire de la Convention

de la Haye, est donc tenu de

pourvoir au retour de l’enfant.

Mais à Santiago, la capitale la riposte

s’organise. La maman saisit

un tribunal administratif qui

lui donne raison, sans que Ruben

Vandersmissen ne soit informé

et sans égard pour la décision belge.

À Bruxelles, la juge d’instruction

Quintin est saisie de l’affaire.

Le parquet requiert le lancement

d’un mandat d’arrêt contre

la maman. Ruben est contraint

de s’assurer les services d’un avocat

chilien qui, outre ses deux avocats

belges, tentent de débrouiller

la situation. Une procédure

en appel est lancée au Chili.

Ruben Vandersmissen, outre sa

tristesse, est confronté, comme

tant d’autres parents victimes du

rapt de leur enfant à d’énormes

frais de justice. Avec des amis, il

organise ce dimanche 18 janvier

au « Cartagena Salsa Bar » (1)

une soirée dont les bénéfices l’aideront

à supporter ses énormes

frais financiers.

MARCMETDEPENNINGEN

13.10.2008

Juristenkrant: la belgique laxiste....

Le journal " Juristenkrant" a sorti lui aussi un article sur les rapts parentaux cette semaine.

Le titre:

"La Belgique laxiste

 dans le cadre des rapts parentaux internationaux"

dans le journal flamand des juristes, vient de paraître un article sur les rapts parentaux en Belgique. le titre à lui seul est dénonciateur du système mis en place par la Belgique: "la Belgique laxiste dans le cadre des rapts parentaux internationaux".

La photo reprise a été faite lors d'une de nos manifestations devant le palais d'Egmont. Manifestation de sosraptsparentaux à laquelle nous avons participé.

Régulièrement, nous organisons une manifestation, pour que nos enfants ne soient plus jamais oubliés... Qui sait peut être que cela permettra un jour à nos dirigeants de prendre vraiment conscience de la problématique... et donc... d'enfin tenir ses promesses... qui sait?

Les ministres Vandeurzen et Degucht semblent préférer souvent le jeu de l'autruche aux responsabilités que leur incombent leurs engagements politiques.

incompétence, inéficacité, arrogance, ...et mensonges... sont trop souvent les réponses que parents, associations et parlementaires reçoivent, quand un ministre daigne répondre... bien souvent c'est aussi "silence" qui nous reste....

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Pour ce qui est de la photo, elle est reprise d'une manifestation de sosraptsparentaux prise devant le palais d'Egmont en 2006

10:50 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfant, belgique, enlevement, laxiste, juristenkrant |  Facebook |

07.10.2008

L'Aliénation Parentale

Bonjour,
comme beaucoup le savent, si des parents arrivent à enlever un enfant à son autre parent, souvent le parent rapteur le fait en se moyennant d'un arme fatale, destrucrice et dangereuse: L'aliénation parentale.
Comme beaucoup le savent aussi, un de nos amis, Ghislain Duchateau, se bat pour que l'Aliénation parentale soit reconnue en Belgique et ainsi combattue.
Ghislain vous présente ce soir un texte en Anglais et en Néerlandais qui rejoint les autres textes déjà écrits et déjà défendu par les associations, par certaines personnalités politiques et par nous tous bien sur.
Beste,
 
De volgende tekst heb ik als citaat bovenaan op de pagina Ouderverstoting geplaatst van mijn website Goudi
-
http://www.goudi.be  - pagina http://users.telenet.be/goudi/ouderverstoting.html

Alles wat in ons vermogen ligt, moeten we inzetten om de toestand zoals hij in de tekst wordt aangeklaagd te veranderen. Rechters, magistraten en advocaten moeten op grond van de acht belangrijkste karakteristieken van ouderverstoting in staat zijn het ouderverstotingssyndroom te herkennen en bij de procedures daar terdege rekening mee houden.
 

As an attorney, Dr. Lorandos has seen firsthand the nightmare that can be created when one parent pits their child against the other parent. Unfortunately, too many judges are unfamiliar with psychological extortion, and they tear the child away from one of the parents in the child’s "best interest."  This can scar a child for life, causing them to experience depression and become unable to form healthy relationships in adulthood.

“Unfortunately, there are thousands of children like I.,” says Dr. Lorandos. “Parents’ anger toward one another is tearing these children apart, and judges don’t understand how to recognize when one parent is poisoning the child against the other.”


Als advocaat heeft Dr. Lorandos uit de eerste hand de nachtmerrie gezien die gecreëerd kan worden als één ouder het kind opzet tegen de andere ouder. Helaas zijn al te veel rechters te weinig vertrouwd met psychologische uitstoting en zij trekken het kind weg van één van de ouders in het “belang van het kind”. Dat kan het kind voor het leven beschadigen, kan die kinderen in depressie doen vervallen en kan ze onbekwaam maken tot gezonde relaties als ze volwassen zijn.

"Helaas zijn er duizenden kinderen zoals I.," zegt Dr. Lorandos.
"De boosheid van ouders tegenover elkaar trekt die kinderen weg en rechters verstaan het maar niet hoe te onderkennen dat één ouder het kind vergiftigt tegenover de andere ouder."

Dr. Demosthenes Lorandos is mede-auteur van het fundamenteel werk THE INTERNATIONAL HANDBOOK OF PARENTAL ALIENATION SYNDROME: Conceptual, Clinical and Legal Considerations - zie verder.

 

Aan initiatieven die verandering in deze situatie willen doen ontstaan, wil ik graag meewerken.
Alle reacties zijn welkom.
 
Met mijn vriendelijke groeten
 
Ghislain Duchâteau
info@goudi.be
LorandosPix

Nos enfants ont le droit d'être mieux traités et d'être respectés. Un parent qui enlève son enfant à son autre parent n'est plus un être capable de répondre à ses devoirs de parent. Ce parent malsain devrait être plus rapidement recentré sur ses obligations et sur ses engagements d'amour et de respect vis à vis de son enfant.
Tant que l'Aliénation parentale ne sera pas reconnue en Europe, le parent rapteur restera libre de maltraiter son enfant et deviendra ainsi le pire des monstres. Si on arrive à lui mettre des limites, on arrivera ainsi a avoir plus de meilleurs parents et donc plus d'enfants heureux et libres.

23:52 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, allemagne, alienation parentale, enlevement d enfants, binational, lorandos |  Facebook |

01.08.2008

Eliot est rentré, Le bébé qui a été kidnappé à l'âge de 3 semaines est rentré chez sa maman après 3 mois de vie "d'enfant kidnappé"

Eliot a été kidnappé par son papa, Français, alors qu'il avait... 3 semaines. Le kidnapping a eu lieur de la France vers la Belgique.
 
La maman, Française, n'a pas été informée par les autorités qu'elle devait faire appel à l'autorité centrale et à Bruxelles II bis...
C'est finalement la présidente de l'ancienne association SEIE, Pascale Limarola qui a informé la maman. Celle ci mit de suite en place la demande.
 
Ensuite Pascale Limarola lui conseilla de prendre contact avec nous.
 
Lorsque la maman nous a contacté, nous avons de suite fait suivre sa requête aux autorités centrales Belge et Française, afin de confirmer la demande faite par la maman et de rappeler la situation d'urgence.
 
Le 30 juillet la maman passait devant le tribunal belge de Mons pour demander le retour d' Eliot chez elle. Elle avait déjà un jugement français en sa faveur.
 
A la fin du procès on lui signale que la décision serait à sa disposition au greffe du tribunal de Mons. Et que cette décision devait être remise en main propre d'un huissier qui devrait rapidement la remettre au papa pour faire appliquer le jugement.
 
Le 30 au soir Pascal et moi même sommes partis rejoindre la maman, afin de l'aider dans la suite des procédures. Ce n'est pas facile pour un parent seul de devoir se déplacer et s'organiser seul dans les délais, sans voiture, dans un pays qui n'est pas le sien, ...
Sur le trajet, Pascal téléphone au numéro de l'autorité centrale belge ( numero accessible 24/24), pour les informer de la situation et leur demander de prendre les mesures nécéssaires dans une affaire telle que celle ci. Mais personne ne répond au téléphone et Pascal laisse un message.
 
Le 31 nous nous présentons ensemble au greffe du tribunal de Mons. Chose extraordinaire, l'urgence a été retenue au tribunal. L'enfant doit rentrer chez sa maman dans les 24H00 et, au greffe du tribunal, on se dépêche pour donner les documents à la maman, pour que l'on puisse avant 12H00 arriver chez un huissier.
 
A 11H58, nous sommes chez l'huissier. Et nous remettons le pli. L'huissier comprend l'urgence et pour 13H06 il a réussi à remettre la décision au papa, en mains propres!
 
Le lendemain à 13H00 le papa remettait l'enfant à la Police de Mouscron qui présente enfin Eliot, à 14H00, à la maman.
 
Ensuite le temps de faire les démarches administratives, ... la maman a pu rentrer chez elle avec son fils.
 
Cela faisait trois mois qu'elle n'a plus revu son fils, l'enfant va bien et a fait de beaux sourires à sa maman, une fois rentré. Il a retrouvé un de ses grands frères et l'a accueilli avec de beaux arheuuu, arheuuuuu, ...
 
Tout est fini, ou presque, ces trois mois ont été longs pour la maman. Cette affaire qui était  facile, n'a pu bien fonctionner que grâce à de bonnes volontés, des coups de pouce et une volonté de responsibilisation privée impressionnante de certaines personnes. Cette affaire a  encore montré les faiblesses du système.
 
Je n'ai pas envie de montrer, ce soir, les nombreux points négatifs encore rencontrés. Nous les soulignerons très prochainement par une liste qui sera distribuée auprès des autorités compétentes, associations et représentants politiques impliqués dans ces dossiers.
 
Ne voulant garder que les points positifs, nous tenons à remercier
 
Le Sénateur Jean Paul Procureur,
sosraptsparentaux, Sultana Kouhmane,
Pascale Limarola,
Le Parquet de Mons et le procureur du roi
L'avocat de la maman, qui a vite compris, plus vite que la plus part de ses collègues et qui a très bien manoeuvré
le huissier
La police pour son intervention de négotiateur avec le père pour le retour de Eliot.
Les parents du réseau qui ont bien voulu soutenir en direct ou en indirect la maman.

 
Même, les Autorités Centrales belge et française pour certains points; Mais il reste malgré tout encore beaucoup d'autres points qui restent encore à améliorer...
 
Enfin pour terminer: la maman, en rentrant , a trouvé dans son courrier une lettre du tribunal de Lille, en réponse à un courrier de la maman (vieux de deux mois), pour lui suggérer de faire appel à l'autorité centrale pour qu'elle puisse faire la demande le retour de son fils....
 
 
 
 
Merci à tous

20:01 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, enfant, belgique, eliot, kidnape, raptparental |  Facebook |

17.07.2008

Belgique condamnée, il était temps

La Belgique est souvent non pas volontairement un pays voyou mais c'est souvent un pays irrespectueux des conventions à cause de son attitude parfois paresseuse, parfois complice, souvent coupable.

je pense à Eliot, à Alex, aux enfants de Theo et de christophe, à Solal, aux filles de Pierre, ... et à Maëliss et Antoine bien sur. 

@TEK-tekst:Droit de garde d'enfants: la Belgique condamnée à Strasbourg

BRUXELLES 17/07 (BELGA) = La cour européenne des droits de l'Homme (Strasbourg) a condamné jeudi la Belgique pour ne pas avoir exécuté des décisions de la justice italienne qui avaient confié la garde de deux enfants à leurs deux pères respectifs vivant en Italie alors que la mère les avait emmenés en Belgique.

La cour a estimé qu'il y avait eu violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme qui dit que toute personne a droit au respect de sa vie familiale et qu'il ne peut y avoir, sauf exceptions, ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit.

La Belgique devra verser 20.000 euros, à titre de dommage moral, à chacun des deux pères ainsi que 15.000 euros à titre de frais et dépens.

Les deux requérants, Carlo Leschiutta et Luigi Fraccaro, sont les pères de deux enfants, Andrea (né en 1995) et Elia (né en 1987), issus de leur relation avec la même femme. Celle-ci, A.M, avait emmené leurs deux enfants en Belgique alors qu'elle s'était installée à Hasselt.

Saisie par les deux pères, la cour a estimé que les autorités belges n'ont pas pris les mesures nécessaires afin de les réunir à leurs fils.

La garde d'Elia avait été confiée en 1995 par la cour d'appel de Venise à son père. Le 12 octobre 1998, le père a porté plainte, indiquant que son fils avait été enlevé sur le chemin de l'école et emmené par sa mère en Belgique où elle avait déménagé.

Le 30 octobre 1998, la cour d'appel de Venise a constaté que la mère, qui avait la garde d'Andrea, vivait depuis un an en Belgique avec ce dernier et qu'elle l'empêchait de voir son père. La cour a confié la garde de l'enfant au père.

Le 21 décembre 1998, le tribunal de Hasselt a validé les décisions de la justice italienne. Deux jours plus tard, des policiers et un huissier ont voulu exécuter cette décision du tribunal de Hasselt mais la mère a refusé de laisser partir les enfants.

Les autorités italiennes sont intervenues à plusieurs reprises auprès des autorités belges pour faire exécuter les jugements italiens.

En 1999, le tribunal des enfants de Hasselt a confié provisoirement les enfants à leur mère pour éviter qu'ils ne soient arrachés soudainement à leur milieu. La cour d'appel d'Anvers et la cour de cassation ont confirmé ce jugement en 2000. Parallèlement, la mère a été condamnée en Italie pour l'enlèvement des deux enfants.

Les deux enfants sont rentrés en Italie avec leurs pères respectifs en juin 2000. La mère vit désormais en Italie.

Dans son arrêt rendu jeudi, la cour constate que la Belgique n'a fait qu'une tentative sérieuse pour faire exécuter les jugements italiens. Elle a dit ne pas comprendre et accepter les motifs du tribunal des enfants de Hasselt pour confier provisoirement la garde des enfants à leur mère.

"La cour estime que les autorités concernées ont négligé de mettre en oeuvre toutes les mesures qu'on pouvait raisonnablement exiger d'elles pour assurer le retour des enfants auprès de leur père respectif", dit Strasbourg.

"En confortant les enfants dans leur refus de retourner vivre avec leur père respectif, la passivité des autorités, cumulée avec l'inexorable écoulement du temps, aurait pu être à l'origine de la rupture totale des relations enfant-père, rupture qui n'est aucunement à considérer comme étant dans l'intérêt supérieur de l'enfant", a conclu la cour européenne des droits de l'Homme./.LAR/CHN

22:52 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, enlevement enfant, condamnee, hcch |  Facebook |

12.11.2007

premier jour en Belgique

J’ai donc arrêté de manger. La presse suisse commence à parler de cette grève. C’est alors que les dernières infirmières qui restaient opposées à mon combat sont venues me dire que finalement elles me comprennent. C’est juste  qu'il est inconcevacle pour elles, qu’on doive en arriver là pour essayer de faire respecter ses droits.

 

Au dixième jour de grève je suis rentrée en Belgique, où m’attendait Pascal. C’est un ami de Suisse qui m’a conduite en Belgique.

 

Pascal m’a installée dans la chambre d’Antoine. Un lit superposé, dans une chambre qui devrait être agréable, seulement si cette chambre est celle de Antoine, on sent bien qu’il y a longtemps qu’Antoine n’y est pas venu.

 

Je dépose mes caisses et ma valise sur le matelas du dessus, et je prends pour moi le lit du bas.

 

L’ami retourne en Suisse et Pascal commence à me parler de parents qui vont nous épauler. 

De Kinou, mère belge dont les enfants ont été kidnappés vers la France.

De Sultana Kouhmane qui a eu ses trois enfants qui ont été kidnappés par le Maroc

De Nancy André dont les six enfants ont été kidnappés vers le liban.

De Pierre dont les jumelles ont été kidnappées par la mère vers Chypre.

De Philippe Paquay dont les enfants ont été kidnappés par la mère vers la Suède.

D’une autre maman, Kadija dont les enfants ont été kidnappés vers le Kossovo.

Hissam papa libanais, ils n’a plus de contact avec ces enfants qui vivent en Belgique.

…….

Si ces parents ne sont pas victimes de l’Allemagne, un point en commun nous relie le fait que nous sommes déçus, TOUS, de l’autorité centrale belge et de la justice.


Nous avons élaboré nos plans, et il a commencé à prévenir la presse. De suite le journal « La Capitale » nous contacte et nous a reçois, c’est pourtant un dimanche.

 

Lundi, premier jour de l’annonce officielle de la grève devant le ministère des affaires étrangères, c’est pour moi le dixième jour sans alimentation.

Nous avons nos chaises, nos pancartes, nos photos, nous prenons la voiture de Pascal. Je m’assieds à ses côtés, je découvre des marrons dans un petit compartiment de la voiture, juste devant moi.

« Tu collectionnes les marrons ? » lui dis je. Voulant dire quelque chose pour détendre l’atmosphère. Pas de chance j’aurais pu tout autant me taire.

« Non, c’est Antoine qui les avait mis dans ma voiture, maintenant si je change de voiture, je les déplace. Ils attendent Antoine, comme moi » me dit il.

 Bon d’accord ce n’est pas moi qui pose les questions intelligentes, c’est certain. Mais après dix ans, je ne pensais pas qu’on puisse encore s’attacher à des marrons ramassés par son enfant.

On reçoit un appel de Sultana : « branchez vous sur RTL radio, ils parlent de vous »

Sultana avait donné un coup de pouce pour le travail de la presse. Bref on saute sur RTL, pardon RTB, et on écoute. Quasi chaque quart d’heure RTL annonce le début d’une manifestation de parents victimes de rapts parentaux. On explique la grève de la faim, les raisons de cette grève.

 

Je me dis, que c’est fou, on n’est pas encore devant le ministère et ils en parlent déjà. Je me souviens même de m’être demandé si, le temps qu’on arrive, le ministère n’allait pas fermer la rue pour nous interdire l’accès.

 

On se retrouve peu avant huit heures du matin devant la porte. On a à peine déposé nos affaires qu’arrive, de tout côté, la presse; caméra, radio, prise de son avec les micros « sur échasses »…

 

Je vois dans les mêmes temps un homme qui se dirige vers moi, il me regarde avec un sourire crispé. Je me dis que je le connais, mais entre les journalistes, la presse, le téléphone qui n’arrête pas de sonner, j’essaye de me rappeler de lui.

Il ressemble à ma grand-mère me dis je. C’est alors que tout à coup je sursaute, je comprends, c’est mon père. Avec un peu moins de cheveux, quelques kilos de plus, grisonnant, et gris de peau.  Il est à 50cm de moi, je suis étonnée, et j’arrive même encore à lui faire la bise : preuve que je n’étais pas prête à cette visite. Il répond à ma bise, on s’est dit bonjour sans aucune chaleur, froidement, comme si nous avions été des robots qui se cognaient malencontreusement. Et pour tout dire je ne suis même pas certaine que ce ne fût pas, après ,que j’ai compris que c’était mon père.

 Les journalistes pas du tout intéressés par ce genre de retrouvailles, ce que je comprends bien, me « sautent dessus », je réponds aux questions.  Mais il faut que j’en parle à Pascal qui se tient à côté de moi. Il connaît la situation de mes relations avec lui, et il connaît aussi parfaitement bien la déclaration écoeurante de mon père. à la juge allemande.

 

J’en profite lorsqu’un caméraman me demande de bouger pour une prise de vue, pour dire à Pascal ,qui est le vieil homme qui s’est présenté à moi.

 

Je crois qu’il m’a répondu une truc du style : « on s’en fout, c’est pas le moment des explications, il aura tout le temps pour te voir maintenant »

Et c’est exact, c’est aussi ainsi que je considère les choses, il n’empêche que je pensais que mon père avait peut être eu les dix jours de réflexion nécessaire.  (D’accord retraitez moi de conne. Mais comme toute personne victime on aspire qu’un jour on pourra accorder un pardon en échange d’une reconnaissance des erreurs de la partie qui a fait le mal)

LaCapitale1eraout2