21.01.2008
Médiation franco-allemande, le modèle de Carl Eberhard
Nous sommes donc partis à trois, nous faisons la route vers Neustadt. Arte filme, j’apprécie ce moment d’evasion avec eux. Je sais aussi que normalement j’aurais du être seule et cela aurait été plus difficile.
Lorsque je suis sortie de la voiture, mes journalistes ont voulu me filmer, rien de mal. A partir du moment où il ne filmait pas la médiation sans autorisation ou qu’ils n’essayaient pas de perturber cette médiation ; il ne pouvait y avoir aucun risque.
Je suis à l’aise.
Aujourd’hui, je dois faire avec, je dois affronter tout cela et de préférence dans le calme. Je respire donc.
On commence par me demander ce que je veux. C’est simple, ma fille, la voir, la comprendre l’écouter, participer à sa vie, la protéger et l’aimer. Et aussi que les contacts avec le grand père et Maëliss cessent pour que je puisse enfin être rassurée.
Je vois bien que ces explications gènent les médiateurs, mais pas suffisemment.
La suite vient facilement. Ils m’annoncent alors que si je veux revoir ma fille, je dois arreter mes contacts avec la presse, entre autre avec ARTE.
Comme lors de la grève de la faim, on revient au chantage : Vous arrêtez et vous reverrez votre fille. Cette fois ci, leur chantage n’avait plus aucun effet. Les médiateurs deviennent autoritaires et c’est là que Stefan annonce que je suis venue avec les journalistes. Il explique qu’il a voulu me voir arriver, qu’il était caché dans la voiture et a pu observer les journalistes me filmer. Ce n’est pas un crime sauf pour les allemands peut être, oui certainement.
Encore une fois personne ne s’inquiète de l’état mental de mon ex mari. Cette obsession de vouloir m’espionner, observer ma vie, fouiller internet pour connaître mes faits et gestes… n’importe qui sait ce que cela veut dire. Mais cella n’arrangerait pas l’Allemagne de le reconnaître.
Dans mon sac, j’ai une caméra de poche et un appareil photo ; ils décident de me confisquer la caméra. Si cela peut leur faire plaisir. On voit que c’est la panique chez les médiateurs. Imaginons que tout aurait été filmé par une caméra cachée… En effet quel dommage.
Je dois donc partir deux heures dehors pour réfléchir. Je téléphone à Dieter. Je lui explique, sans lui expliquer tout. Il fonce et arrive. Comment expliquer à Dieter que je suis avec des journalistes mais pas pour filmer la médiation, en effet on n’est pas là pour ça.
On devait me filmer en Allemagne et chez Karin Jaeckel (une suite du reportage sur Bolzano), et ce parce que je n’avais plus d’argent pour me payer un déplacement vers cette médiation. Je suis encore sur la fin du de mon emploi au parlement européen, sur la fin d’un salaire à mi temps, je ne peux pas toujours être capable de tout arranger seule : Parfois un coup de pouce du destin sert aussi à notre cause.
Par contre ce chantage donne une idée au journnaliste. Deux mois plus tard, un dimanche, on viendra vraiment filmer la ville de Neustadt, la rue Moltkestraße , la porte d’entrée du deutscher Kinderschutbund. On reviendra sur le lieu dit du crime pour finalement faire le crime dont on nous accuse. Et ils expliqueront dans le reportage que j’ai été menachée de chantage par les allemands.
En 2005 j'avais entendu parllé de cette médiation et elle m'avait interessée au point que je ll'ai déposée sur un Forum pour demander ce que les autres en pensaient. la réponse avait été : tu comptes rester naive encore longtemps?
L'article que j'avais eu entre mes mains étaient celui ci. Autant vous dire qu'on n'a jamais pu rencontrer ou croiser l'exemple qu'il donne à ce demander si ce couple a vraiment existé. Par contre je voulais absolument que vous puissiez le lire, lire la propagante concernant cette médiation et la comparer à ce que je vous raconte de mon vécu dans ce domaine.
http://www.google.be/url?sa=t&ct=res&cd=1&url=http%3A%2F%2Fwww.era.int%2Fweb%2Fen%2Fresources%2F5_2341_1518_file_en.1947.pdf&ei=KxmSR4vHBpPs0ASLss0U&usg=AFQjCNH4cVj8ZSZDCKT9zTZIcprWU_1CiA&sig2=tS8FGZMCEwYdtTLMphgFdQ

17:15 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : allemange, stefan umhey, mediation franco allemande, carl eberhard, copin, gajewski, enlevement, enfant |
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18.01.2008
une pratrique allemande transparante vous propose la naiveté
UN DISPOSITIF JUDICIAIRE NOVATEUR
EN ALLEMAGNE :
La " Pratique de Cochem "
Le modèle de Moselle aplanit les litiges relatifs aux enfants
Journal "Frankfurter Allgemeine Zeitung" 23 Décembre 2004
COCHEM, décembre 2004. Le papa séparé Reinhard K.de Bingen et le papa célibataire et acteur Mathieu Carrière ont quelques points en commun. Quand le mariage de Reinhard K. s’en est allé à vau l’eau, il a été exclu de la présence de ses deux enfants. Un litige de plusieurs années dans deux instances avec cinq expertises judiciaires et le résultat a été que la mère s’est évaporée avec les enfants et a abandonné Reinhard K. Quand Mathieu Carrière qui vivait à Hambourg a été quitté par la mère de sa fille, il ne voyait l’enfant que chaque fois plus rarement pour finalement ne plus la voir du tout. Le passage en justice a tout aussi peu aidé tant à Hambourg qu’à Bingen et le départ est ici aussi particulier.
Reinhard K. qui a apprit par hasard, après neuf mois d’incertitude et de refus strict des autorités de lui communiquer le lieu de résidence de son ex-femme et des enfants, il a eu un tout petit sursaut d’espoir. Car la municipalité de Zell est située dans l’arrondissement de Cochem-Zell et donc dans le secteur du tribunal de première instance de Cochem. Là, arbitre depuis 25 ans Jürgen Rudolph, Juge de la Famille et des Tutelles. Cela signifie : il aplanit plus qu’il ne juge et cela, de la manière la plus remarquable. Depuis plus de huit ans, il n'a plus eu à prononcer de jugement dans des affaires d'enfants litigieuses, et depuis quatre ans, il fait la fureur auprès de parents le priant sans exception de les amener au consensus. Et cela sur une population de 70.000 répartis sur 60 municipalités de l’arrondissement ainsi qu’un nombre sans cesse croissant de parents séparés en situation hautement conflictuelle avec ou sans certificat de mariage. Même la récente affaire d’enfant K. contre K. en suspens à Cochem ne constitue pas une exception. Depuis quelques mois, papa Reinhard et ses enfants se réjouissent de nouveaux contacts réguliers après une interruption de 3 ans et demi.
L'évidence existe dans les clichés : que le bien-être des enfants est au premier plan, que le droit des parents à une convivialité avec leurs enfants est d'abord un droit des enfants à une convivialité avec leurs parents et que, même après la séparation des parents, les enfants doivent maintenir un minimum de vie de famille. Avec de telles résolutions de sérieux et en ayant tiré les nécessaires conclusions pratiques, c’est toute la différence qu’il y a entre le Modèle de Cochem et le reste de la pratique habituelle du droit allemand.
23 Décembre 2004 "Frankfurter Allgemeine Zeitung" (traduction: seie.org et Maillard Ph.)
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