22.10.2008

Ils ont dit oui au texte de Gebhart, ont ils eu raison?

Je suis inquiète, peut être à tort, mais suis inquiète quand même...

Le texte de la député allemande Eveyne Gebhardt a été approuvé... Tout ce qui vient d'elle s'est toujours avéré dangereux et néfaste pour l'avenir de nos familles. Qu'en est il de ce texte?

Le texte entier, ne semblait pas fini, pourtant les MeP ont voté pour, j'espère vraiment que cette décision ne se retournera pas contre nous, comme tout ce qui est imposé par les Allemands à L'Europe ...

Nos familles ont besoin de droit, nos enfants ont besoin d'avoir eux aussi des droits,jusqu'à aujourd'hui l'Allemagne bafoue les droits de nos familles...

 

Communiqué de presse du parlement Européen

Divorce des couples internationaux : clarifier les règles

Justice et affaires intérieures - 21-10-2008 - 15:44 

Où divorcer lorsque l'on est un couple international ? Les députés se sont prononcés sur un règlement soutenu par au moins huit Etats membres qui devrait permettre d’éviter de nombreux litiges sur le choix du pays de la procédure pour les quelque 170 000 divorces transfrontaliers qui surviennent chaque année dans l’Union. Les députés souhaitent offrir plus de choix et une meilleure information au citoyen.

La proposition ne vise pas à créer un régime commun en Europe mais à harmoniser les règles du conflit, jusqu’ici incertaines : la plupart des Etats  membres n’offrent pas aux conjoints le choix de la loi applicable à leur divorce. Il en résulte parfois un phénomène de "ruée vers le tribunal" (forum shopping), un conjoint lançant la procédure dans le pays où il estime que son intérêt sera le mieux défendu. Consultée sur le dossier, le Parlement européen, en adoptant le rapport d’Evelyne Gebhardt (PSE, DE) par 522 voix pour, 89 voix contre et 35  abstentions, a approuvé la proposition initiale.
 
Pour un choix "éclairé"
 
Le règlement proposé permettra aux couples de choisir d’un commun accord l'Etat membre où ils souhaitent divorcer, avec lequel ils ont d'autres liens définis, comme le lieu de domicile habituel pendant au moins trois ans ou la nationalité, ou s'il s'agit de leur dernier pays de résidence. Les députés proposent que le lieu de mariage soit également pris en compte à condition qu'il s'agisse d'un Etat membre de l'UE. Les juges nationaux sont invités à s’assurer que "les deux époux font un choix éclairé".  
 
Contre le divorce discriminatoire
 
Les députés demandent également que la loi du for ("lex fori", c'est à dire la loi où la demande est déposée) s’applique si, par exemple, une épouse étrangère demande le divorce dans un Etat membre et si la loi du pays tiers correspondant ne reconnait pas la séparation ou le divorce, ou le fait de manière discriminatoire. Le texte adopté précise en outre, suite à un amendement oral du groupe PPE-DE, que "la loi applicable au couple divorcé devra respecter les droits fondamentaux".
 
Une meilleure information, pour l’égalité des chances entre conjoints
 
Le Parlement propose des amendements mettant l’accent sur la nécessité d’informer les époux des répercussions concrètes de leurs choix, et à garantir que des informations complètes et fiables leur soient communiquées avant la signature de l’acte. Ils souhaitent ainsi la mise en place d’un système d’information sur Internet.
 
Vers une coopération renforcée
 
La proposition de la Commission s’était heurtée, au Conseil, à l’opposition de la Suède alors que l’unanimité est requise. Au moins huit pays sont d'accord pour que le dossier fasse l’objet d’une coopération renforcée. Les députés ont souhaité faire entendre leur voix sur le sujet.
 
Outre ce rapport, les députés ont débattu lundi également, d'une question orale adressée à la Commission au sujet de cette procédure et de son impact sur la coopération en matière de droit civil familial.
 
 
 
Vous trouverez, dès sa disponibilité, le texte adopté tenant compte des amendements éventuels, à l'adresse ci-dessous, en cliquant dans le calendrier sur le jour du vote (21.10.2008).


 

Contact

Baptiste Chatain


Fabienne Gutmann-Vormus

REF.: 20081020IPR40047

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11.10.2008

Mobilisation à Paris le 13/12/08

Voici la copie du post d'invitation au sit in devant l'assemblée nationale francaise le 13/12/08
Les participant sont invité a proposer leurs revendications sur ce site
http://icommeidentite.free.fr/ici/mobilisations.html


Citation:

Bonjour à toutes et à tous,




Une mobilisation interassociative est prévue le 13 décembre 2008 à 14 H 30 devant l'Assemblée Nationale à Paris.

Cette mobilisation, à l'initiative de l'association à but non lucratif I Comme Identité, invite toutes les personnes (citoyennes et citoyens dignes de ce nom), associations et collectifs travaillant toutes dans le même objectif à s'y joindre.


Cette mobilisation vise à interpeller les élus nationaux sur les inombrables drames provoqués par la prétendue "justice" prétendue "familiale".


I Comme Identié milite pour :

- La déjudiciarisation des conflits parentaux par le recours systématique à la médiation familiale, ainsi que le fait Marc JUSTON? juge aux affaire familiales et Président du TGI de Tarascon, seul magistrat digne de ce nom de ce pays ;

- La mise en place de la résidence partagée par défaut en cas de refus d'un des parents ;

- L'application des sanctions prévues par la loi dès la première non présentation d'enfant ;

- La condamnation des stratégies dilatoires par sanction de leurs initiateurs et / ou incitateurs ;

- La pénalisation des éloignements géographiques volontaires et allégations mensongères ;

- L'obligation pour les mères de déclarer le nom du géniteur ;

- La suppression des "lieux" dits "neutres" ;

- La suppression des "enquêtes" dites "sociales" et autres "expertises" ;

- La reconnaisance du syndrome d'aliénation parentale ;

- La fin des placements abusifs.




Le chiffre exponentiel d'enfants éduqués par un seul parent constituant un réel problème social et sociétal, il est URGENT de veiller à la mise en place de ces propositions - simples - dans le respect de l'indentité des enfants.


Plusieurs associations - Stop violence, notamment - ont d'ores ét déjà répondu à l'appel.



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18.01.2008

une pratrique allemande transparante vous propose la naiveté

 Les allemands présentent bien souvent des dites solutions, des recettes miracles ( autre exemple: la dite structure de Médiation de Carl Eberhard avec son dit médiateur Jean Pierre Copain). C'est comme voter une loi pour punir les fautifs, mais  jamais pouvoir la mettre d'application. Ces poudres aux yeux ne servent qu'à faire rêver et donner à l'extérieur une image parfaite d'une allemagne exemplaire.  En d'autres mots un pays voyou vous propose un brin de naiveté. 

UN DISPOSITIF JUDICIAIRE NOVATEUR

    EN ALLEMAGNE  :

 La  " Pratique de Cochem

 Le modèle de Moselle  aplanit les litiges relatifs aux enfants (de Bernd Frit)

Journal "Frankfurter Allgemeine Zeitung" 
23 Décembre 2004 
 

COCHEM, décembre 2004. Le papa séparé Reinhard K.de Bingen et le papa célibataire et acteur Mathieu Carrière ont quelques points en commun. Quand le mariage de Reinhard K. s’en est allé à vau l’eau, il a été exclu de la présence de ses deux enfants. Un litige de plusieurs années dans deux instances avec cinq expertises judiciaires et le résultat a été que la mère s’est évaporée avec les enfants et a abandonné Reinhard K. Quand Mathieu Carrière qui vivait à Hambourg a été quitté par la mère de sa fille, il ne voyait l’enfant que chaque fois plus rarement pour finalement ne plus la voir du tout. Le passage en justice a tout aussi peu aidé tant à Hambourg qu’à Bingen et le départ est ici aussi particulier.

 Les deux cas se différencient toutefois sur un point sérieux. Il concerne le choix du nouveau domicile par les mères. Dans le cas de Carrière c’était Venise, dans celui de K. c’était Zell an der Mosel. L'acteur est apparu en public, il a pris la parole dans des manifestations de pères et dans des congrès internationaux de droit de la famille et a été orienté au cours d’un entretien privé avec le Ministre allemand de l’Intérieur sur ses chances de succès.  Il est plus difficile, selon Otto Schily, de réformer le droit de garde et le droit de visites en Allemagne que d’aboutir à la paix au Proche-Orient.. 

Reinhard K. qui a apprit par hasard, après neuf mois d’incertitude et de refus strict des autorités de lui communiquer le lieu de résidence de son ex-femme et des enfants, il a eu un tout petit sursaut d’espoir. Car la municipalité de Zell est située dans l’arrondissement de Cochem-Zell et donc dans le secteur du tribunal de première instance de Cochem. Là, arbitre depuis 25 ans Jürgen Rudolph, Juge de la Famille et des Tutelles. Cela signifie : il aplanit plus qu’il ne juge et cela, de la manière la plus remarquable. Depuis plus de huit ans, il n'a plus eu à prononcer de jugement dans des affaires d'enfants litigieuses, et depuis quatre ans, il fait la fureur auprès de parents le priant sans exception de les amener au consensus. Et cela sur une population de 70.000 répartis sur 60 municipalités de l’arrondissement ainsi qu’un nombre sans cesse croissant de parents séparés en situation hautement conflictuelle avec ou sans certificat de mariage. Même la récente affaire d’enfant K. contre K. en suspens à Cochem ne constitue pas une exception. Depuis quelques mois,  papa Reinhard et ses enfants se réjouissent de nouveaux contacts réguliers après une interruption de 3 ans et demi.

 Le secret de ceci et de semblables miracles a un nom : Le " Modèle de Cochem ",  généralement appelée "La pratique de Cochem" comme préfère le juge Rudolph, bien qu'il ne conteste pas le caractère de Modèle qui est pratiqué depuis plus de douze ans à la cour de justice des affaires de famille de Cochem. Dès qu’on lève le voile, comme pour beaucoup de secrets, apparaissent alors de manière inattendue des évidences et des logiques déconcertantes. Un secret subsiste par ailleurs : comment est-il possible que personne, dans les 460 autres tribunaux allemands de la famille, ne soit parvenu au même concept ? 

L'évidence existe dans les clichés : que le bien-être des enfants est au premier plan, que le droit des parents à une convivialité avec leurs enfants est d'abord un droit des enfants à une convivialité avec leurs parents et que, même après la séparation des parents, les enfants doivent maintenir un minimum de vie de famille. Avec de telles résolutions de sérieux et en ayant tiré les nécessaires conclusions pratiques, c’est toute la différence qu’il y a entre le Modèle de Cochem et le reste de la pratique habituelle du droit allemand.

 Si un des parents va devant la cour, il s’ensuit une escalade du conflit entre les parents et donc, un poids accru pour les enfants. La première décision du juge Rudolph : le caractère urgent est attribué aux affaires d’enfant litigieuses, la médiation a lieu endéans les deux à trois semaines. En d’autres lieux, la règle est que cela traîne 6 mois et plus,  périodes où rien ne se passe, au cours desquelles l'aliénation des enfants par l'un des parents commence déjà et fausse les mesures. Cela conduit des pères comme Rudolph, à des dérangements de personnalité, à la résignation, à la démotivation au travail ; pour les mères également, même si dans un nombre vraiment beaucoup plus réduit, la séparation des enfants mène à des maladies psychiques particulièrement lourdes. La deuxième décision qui ressort au juge Rudolph est le respect de la vie de famille : personne ne perd. "Si l’un entre comme vainqueur et l’autre comme perdant à l’audience, ce sont toujours les enfants qui perdent." À ceux-là, un jugement ouvre le chemin d’autres instances, avec pour conséquence que les enfants, tenant compte de la longue durée de procédure de six ans – et bien plus – grandissent quasiment sans père ou sans mère. Ensuite, "on jette la voiture contre le mur" (Rudolph), même si l’un des parents obtient gain de cause auprès d’une cour européenne de justice, même si la République fédérale d'Allemagne est condamnée, suite au non-respect des droits de l'homme, à dédommager une famille toute la vie durant - comme cela s’est vu une douzaine de fois ces dernières années.  La troisième décision pratique repose sur la priorité que le barreau de Cochem-Zell et des districts environnants donne au bien-être de l'enfant. En effet, les dossiers d'avocat ont particulièrement des effets secondaires mortels dans les affaires d’enfants déjà émotionnellement très chargés. Ils poussent l’adversaire dans ses derniers retranchements et chauffent le conflit d’une manière dévastatrice. Des menaces et des réactions exacerbées au cours de la rencontre des parents conduisent alors inévitablement à des décisions juridiques intermédiaires irréversibles des plus malheureuses ; généralement avec une décision standard, il faudrait tout d’abord introduire dans la vie des enfants du calme et de la sérénité. Le juge Rudolph et ses avocats se sont toutefois mis d'accord pour que déjà au début de la procédure l’on veille à la paix. On renonce aux dossiers, jusqu’à la demande des avocats de la partie plaignante. La demande est limitée au strict nécessaire, maintenue strictement matérielle et exempte de tout lavage de linge sale. Les autres intervenants, les collaborateurs des tribunaux de la Jeunesse, les conseillers experts et les consultants juridiques, abandonnent leur ton habituel et se rallient tous avec le juge et les avocats au « Groupe de travail Séparation-Divorce ». Cela a commencé il y a environ douze ans et depuis lors le tribunal de famille de Cochem n'est plus un théâtre de guerre. Les contractants sont réunis en une alliance dont la volonté est de produire une solution négociée : les enfants conservent leurs deux parents. À l’audience, les "Neandertaliens", comme Rudolph désigne généralement les couples hérissés et inaccessibles temporairement, peuvent sans limite s’échanger leurs opinions respectives. Avocats, juge, consultants, psychologues et assistants à la Jeunesse, qui tous sont au fait de la situation grâce à leurs réunions de travail mensuelles, écoutent. Ensuite vient une conversation au cours de laquelle les parties ne trouvent personne qui laisse leurs positions respectives sans critiques. Cela se termine dans la moitié des cas par l’accord des parents.  Dans les autres cas, les coqs et poules de combat sont envoyés en consultation. Soit tout de suite, à la fin des négociations (les deux sont encore délibérément sous la main dans la salle d'audience), ou bien ils doivent se présenter auprès des consultants dans un délai de deux semaines. La procédure elle-même reste en suspens et oscille, au gré des événements, entre menace et protection des parties. Le parent qui se refuse à la consultation auprès du psychologue, démontre un manque de responsabilité parentale et risque que la garde lui soit retirée. La négociation suivante, toujours fixée dans un délai de maximum trois mois, met les opposants sous pression : ils doivent énoncer à la cour ce qu'ils ont entre-temps conclu. Et le travail de l’un qui utilise le temps pour éloigner l’enfant de l’autre, pour l’aliéner, rend le juge Rudolph tout à fait autoritaire : "L’instrumentalisation des enfants contre l’autre partenaire dans le litige des parents est une forme de mauvais traitement." Après six mois, les belligérants sont généralement revenus à la raison. Le plus long conflit a duré dix-huit mois. Ce sont des succès que les sceptiques des juridictions lointaines attribuent volontiers à un Mosellan : une conscience spéciale non transférable se référant à des esprits imbibés. Jüergen Rudolph est toutefois originaire du Nord de l’Allemagne, né et éduqué dans la région de Oldenburg. Déjà tôt, cet homme de 61 ans était entouré des livres de lois. Après des études de droit à Kiel, il a été le porte-parole de la fédération des stagiaires du Schleswig-Holstein et a collaboré au sein d’une Commission nationale à la réorganisation de la formation juridique. Suivirent des expériences en tant que juge de la jeunesse et en tant que procureur général au sein du service central de lutte contre la criminalité économique. Et immédiatement après sa prise de fonction comme juge de la famille il faisait réexaminer la constitutionnalité d’une première loi. Dans un cas de garde non réglé, Rudolph, père de deux enfants, et même séparé, s'est trouvé face à un couple de parents qui s'était réuni à nouveau après leur séparation et qui voulait exercer en commun la garde des enfants. Pour ce couple, le paragraphe 1671 a fait obstacle à cette demande car l’Art. 4 prescrivait la garde unique. Récemment, sur la base de la présentation du juge Rudolph et d’autres, cet article a été déclaré contraire par le tribunal constitutionnel fédéral.  La décision de s'établir en Moselle a également germé tôt dans l’esprit de Jüergen Rudolph. En tant qu'étudiant, un voyage à Paris l’avait conduit par la vallée de la Moselle et lui avait communiqué l’amour indélébile des pays plats plutôt que les pentes raides et détours de fleuve. Avec son groupe de travail, il est toutefois moins souvent dans les régions qu’il préfère. Son intérêt des comités, des congrès, des réunions techniques et des séances de perfectionnement, auprès des ministères, des groupes parlementaires au Bundestag et au Landstag pour le "Modèle de Cochem" est grand. Il a déjà constitué en Rhénanie-Palatinat, une conférence nationale qui doit développer des groupes de travail semblables dans les autres districts et construire des liens de collaboration. Bientôt le modèle de la Moselle aidera au bien-être des enfants allemands passant de l’idée à la réalité. Depuis cet automne, le "Cochem" est pour le Bundestag allemand "un modèle qui est aussi concevable dans d'autres Régions Fédérales" (BT-Drucksache 15/37/3728). Il est également concevable que le juge Rudolph, qui par le fait de son profond engagement en a presque oublié son propre anniversaire de 25 ans de service, reçoive bientôt l'une ou l'autre distinction. Peut-être la Croix de Services pour les économies réalisées auprès des instances judiciaires les plus élevées. Ou un prix. Auquel cas il ne doit pas être le même que celui proposé par Mathieu Carrière qui, dans un discours au congrès à Berlin - "Les familles déchirées dans l'Europe unie" - a proposé de lui décerner le prix Nobel de la paix. Bien que le désamorçage des guerres de rose allemandes ait été une performance, la pacification du Proche-Orient n’y cède que de peu.    Tous droits réservés. (c) F.A.Z. GmbH, Francfort-sur-le-Main   Mis à disposition par

23 Décembre 2004 "Frankfurter Allgemeine Zeitung"           (traduction: seie.org et Maillard Ph.)

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14.10.2007

On ne doit pas dire du mal de l'autre

On ne doit pas dire du mal de l’autre.

 

 

Il ne sert à rien de donner ma version concernant notre couple. Oui on s’est disputé. Oui, j’en garde des souvenirs peu agréables. Difficile de dire que je regrette d’avoir fait une partie de ma vie avec lui. Cette relation nous a donné quand même ce que j’estime être la plus jolie petite fille du monde. J’aurais aimé qu’il se rappelle parfois que c’est grâce à moi si il est papa. A moins que, vu que je ne suis qu’une femme, je ne suis à ses yeux que ce qu’il ne peut considérer comme étant un être humain.

 

Je dois revenir sur le décès de sa maman, certains points me semblaient inadaptés au chapitre précédent.

 

Dès le jour où nous apprenions sa mort, les mots durs, les mots forts contre sa mère m’étaient alors destinés. Tout ce que je faisais était mal. Au point, qu’un jour, je n’osais plus prendre la voiture. Il voulait me montrer sa supériorité. Bien que…

 

La vie n’existait plus pour moi. Et si il ne criait pas, il hurlait, si il n’hurlait pas, il pleurait. J’ai décidé alors de rencontrer un psychologue pour comprendre. Celui-ci m’expliqua qu’avec le temps cela passerait, que je devais être patiente. La mort de ses parents l’avait choqué et il n’a pas encore pu faire son deuil.

 

C’est alors que nous allions quitter Eisenach pour Nordhausen. Mais ,avant, la naissance de notre petit bout.

Il dépensait beaucoup.  Pour lui, jamais pour moi. Encore moins pour nous. Plus de restaurant, plus de cinéma, cela coûtait trop cher. Pourtant nous avions de l’argent. J’avais dans mon bagage plus de 350.000 FB et ma voiture. Lorsque son papa décéda, il rajouta quelques zéros à notre compte en Banque. Nous avons acheté une voiture, il voulait une Golf Break, on donna ma voiture comme premier investissement, le reste cash et la voiture fut mise à son nom. On ouvrit un compte en Banque, et on déposa tout sur le même compte, un compte au nom de Stefan avec une procuration pour moi.

 

Une fois Maëliss là, on ouvrit un compte pour elle, et chaque somme reçue pour elle, y fut déposée, ainsi que les allocations familiales.

 

Nous avons emménagé à Nordhausen le 18 juin 1995, seize jours après l’accouchement. Quatre jours plus tard, Stefan organisait une fête à la maison pour ses nouveaux collègues. Soirée Couscous. J’étais épuisée, il n’a pas voulu entendre cette fatigue. J’ai fait cette soirée, j’ai assumé.

 

Quatre mois plus tard, la situation n’était guère meilleure avec mon mari. Ma tante m’explique qu’il faut que je redevienne plus féminine, plus attirante pour mon mari. Je ne veux pas lui expliquer que celui-ci refuse d’investir pour moi, donc je me balade toujours avec les mêmes chaussures et les mêmes vêtements. J’ai procuration sur le compte, mais je dois rendre des comptes et j’évite la guerre.

Finalement j’entame un régime. Et je vais perdre 15 kg assez rapidement. Il ne me regarde toujours pas. Il me dit ce que je dois faire, tout.

 

Un jour, à force de pleurs, car je n’en peux plus, je me fâche. Je dois aller cher mon médecin, pour cela il faut me conduire, il refuse, et pourtant j’ai vraiment mal. La dispute explose, c’est vraiment la guerre. Il claque la porte, prend la voiture et s’en va. C’est un collègue de Stefan qui va m’y conduire. Il passa là par hasard, vu l’état dans lequel je me trouvais et me conduit à l’hôpital.

Il m’expliqua pendant le voyage, que Stefan est tout aussi désagréable au travail, qu’il se dispute avec tout le monde, il me parle d’arrogance.

Il me conseille d’aller voir un psy du couple. J’accepte et prend rendez vous après en avoir reçu l’accord de mon mari.

 

Nous allons donc chez ce psy, qui nous demande de promettre dès à présent de jouer la carte de l’honnêteté. Nous promettons et commençons la thérapie. Quatre semaines plus tard, Stefan doit se rendre chez l’urologue et en revient pour me demander si je l’ai trompé.

 

Je ne l’avais jamais trompé, avec qui en plus ?

 

Il me reposa plusieurs fois la question. Ma réponse est « non » !

 

Il m’expliqua que je pouvais lui dire la vérité qu’il ne se fâcherait pas. Ma réponse est :

« Non, mais toi l’as-tu fais ? »

 

Oui, il est obligé de l’admettre, il l’a fait il y a deux semaines. Quelque part. Il me détaille ce quelque part. je n’aurais imaginé cela de mon mari.

 

Le problème c’est qu’il l’a fait sans se protéger…d’où la visite chez l’Urologue, d’où le traitement obligatoire pour tous les deux…d’où la raison de chercher chez moi l’erreur…

 

L’urologue se senti trahi, moi salie et les séances furent stoppées nettes.

 

Quelque chose était cassée, mais on devait encore pouvoir y arriver, il fallait pour cela qu’il change. Pas que ma vie était le paradis, mais j’ai épousé cet homme et je ne me voyais pas divorcer. Mais où chercher encore l’amour, y en avait il encore ? Je me forçais de voir en mon mari quelqu’un de bon, je me basais pour cela sur notre vie d’avant la mort de ses parents.

Oui, avant la mort de ses parents, je n’avais rien à lui reprocher.

 

Finalement, Maëliss était ce que j’avais de plus important. Et cette histoire me rendit plus forte à nouveau. La colère certainement.

 

A neuf mois, Maëliss tomba malade, on m’envoyât dans tous les hôpitaux, je parcourais des km et restais toujours à ses côtés. Certains ont voulu même faire des biopsies, et me prévenait que je devais me préparer au pire. Maëliss a traîné cette maladie pendant presque un an. J’étais épuisée, malheureuse et toujours bien seule. Elle, elle avait mal, et si cela ne s’entendait pas, cela se voyait.

Finalement c’est un médecin de famille, belge, qui m’expliqua au téléphone que Maëliss avait tous les symptômes d’un problème lié au lait, au changement de lait après l’allaitement, sorte de destruction de la flore intestinale. Il me fit parvenir des médicaments homéopathiques, et Maëliss alla très rapidement mieux.

Aujourd’hui j’ai encore envie de peler mon œuf avec ses spécialistes.

 

Maëliss alla mieux, mon couple pas du tout. C’est alors que j’ai annoncé à mon mari qu’un jour je le tromperais pour trouver de l’amour, de la tendresse, de l’affection.

« Tu peux essayer, faudra-t-il encore que quelqu’un veuille de toi », me dit il.

 

Pourquoi donc a-il arrêté de m’aimer à la mort de sa mère ? Pourquoi devais je devenir sa « moins que rien » ?

 

Je n’ai pas cherché à le tromper, je savais qu’un jour cela arriverait tout seul, avec le temps… si il ne changeait pas d’ici là. Il commençait alors à me perdre.

 

La vie, ensuite,  ne changeait pas. A chaque  noël je recevais un t-shirt blanc avec la photo de ma fille dessus, il dépensait pour lui, pour sa musique. Maëliss grandissait et elle m’offrait, chaque jour, un instant précieux.

 

N’étant pas matérialiste non plus, je pourrais ne pas compter. Mais avant la mort de sa maman, je recevais des fleurs, et des bijoux. Des bijoux, comme un bague de fiançailles, un collier de perles pour notre mariage, …

 

Il s’est acheté un ordinateur. Il adore cette technologie. Il y passe des heures. Ne pense même plus nous rejoindre pour manger à table. Je cuisine, et il grignote devant l’ordinateur…

 

Jamais plus de fleur, non plus, sauf à une fête des mères, ils les avaient choisies en plastiques, bleues, pour que je ne doive plus être en manque de fleurs… je pouvais les conserver pour toujours…

 

Plus tard il va recevoir son licenciement ;

à Nordhausen,

on ne le supporte vraiment plus…

 

 

 

 

 

 

09:34 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : divorce, stefan umhey |  Facebook |