04.01.2008

11 Mars 2006 Bollzano: "Jamais sans mes enfants"

 

Arte me téléphone. 

"Sabine fais ta valise, on part en Italie"

Je me souviens que j'étais épuisée, a bout de tout. Le médecin disait que c'était le contre coup de la grève de la faim et la reprise du travail bien trop rapide.

 

Je fais ma valise, et je pars pour Paris avec le TGV. A Paris vient me chercher l'équipe de Arte et nous voici donc partis ensuite en avion pour l'Italie.

Lorsque je reçois le livre que nous allons défendre, je ne m'attendais pas à ce que l'auteur ait cité l'affaire de Maëliss dans son livre. 

 

Ce livre que nous allons défendre s'appelle "Jamais sans mes enfants" de Karin Jaeckel. Ce livre retrace l'histoire vraie d'une mère qui doit se battre contre le jugendamt. 

Pour ceux qui comprennent l'Allemand, je vous le conseille fortement.

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Un voyage en Italie pour soutenir une maman.

 

 

Le 11 Mars 2006, à Bolzano, nous étions plusieurs à nous déplacer pour soutenir une maman à qui l’Allemagne avait volé les enfants. Raison allemande : L’Italie ne serait pas un bon pays pour des enfants.

 

Une Maman, Madame Gebara qui n’a plus cru en la justice et qui décidera alors de ne plus attendre pour ramener ses enfants en Italie par ses propres moyens.

 

 Son histoire, que des centaines de parents vivent depuis longtemps; l'histoire de nos enfants kidnappés par un pays, l'Allemagne, et ce, sans scrupule avec l'aide du Jugendamt et avec la douce complaisance de nos autorités centrales, est racontée dans un livre écrit par Karin Jaeckel et qui s’intitule « nicht ohne meine Kindern » (jamais sans mes enfants)

 

A cette conférence des  invités ont négligé d'y  participer; les autorités allemandes et françaises et  la presse allemande ... bien entendu...

 

Par contre, la TV française au travers de Arte, la TV autrichienne, Rai 3, et d'autres étaient là pour filmer cette conférence et rencontrer d'autres parents venus ou représentants d'autres pays comme la Pologne, la Hollande, la France,...

 

Un avocat Allemand était présent sur le podium, un avocat qui a osé lui aussi dénoncer les injustices, les faux protocoles psychiatriques, les jugements à défaut, les fausses accusations,...; la mort douce du parent étranger que le Jugendamt et le système allemand défendent au nom du Soi-disant bien de l'enfant.

 

Des parents Allemands se sont eux aussi déplacés pour dénoncer cette problématique.

 

Des documents, des preuves, nous les avons tous entre nos mains, des preuves pour prouver que l'Allemagne n'est pas encore capable de pouvoir s'adapter à l'image de l'Europe. Une Allemagne qui n'est tout simplement pas capable d'offrir à nos enfants un avenir serein, une Allemagne qui n'est pas capable tout simplement de construire l'Europe.

 

Avant de venir en Italie, nous avons rencontré Monsieur Edward Mac Millan Scott, le Vice président du parlement Européen, l'Homme avec un Grand "H", l'Homme qui aimerait qu'en Europe on comprenne que les enfants ont besoin de leur deux parents, l'Homme qui aimerait qu'on (...) comprenne le sens des conventions et le respect des parents, et des enfants afin de respecter l'Europe, afin que celle-ci devienne l'image parfaite pour le monde entier, un européen par son coeur et par son humanisme. Un homme qui nous soutient dans le combat du droit de l'enfant de dire j'aime mon papa et ma maman; j'ai un papa et une maman.

 

Ce même jour là, nous avons aussi rencontré Madame Gebhardt, médiatrice et députée allemande au parlement,  qui nous a reconnu  qu'il existe un réel problème en Allemagne avec de difficiles solutions, voire même impossible. Elle souligne, elle aussi que le Jugendamt ne gèrent pas les dossiers de manières justes et compromet ainsi l'avenir de l'enfant dans sa relation avec le parent étranger ou avec le père allemand pour les cas germano-allemand.

 

Ces derniers jours on reconnaît que le problème existe, que l'Allemagne n'agit pas pour le bien de l'enfant mais on ne peut encore convaincre ce pays de son erreur.

 

Quand on pense qu'en Belgique au ministère des affaires étrangères lors de ma grève de la faim des représentants ont reconnu que l'Allemagne est un pays à problème et que peu de temps plus tard le ministre, Monsieur de Gucht va nous dire en réunion que l'Allemagne est un pays civilisé, et ainsi ne pas reconnaître que nos enfants ont été raptés par l'Allemagne, et qu'une ministre de la justice, Madame Onkelincks ne va jamais daigner répondre à nos demandes et ne va même pas tenir ses promesses, on peurt se demander si nos députés vivent sur la même planète que nos ministres.  Il est à se demander d'ailleurs si nos ministres ont compris quelque chose aux lois et au non respect de celles ci, si tout simplement ils comprennent que nous sommes chaque jour torturés par cette amputation de l'amour.

 

Comment se fait-il que Madame Lizin, Monsieur Edward Mac Millan Scott, le Député européen Polonais, (dont j'ai malheureusement oublié le nom), dénoncent le problème et même maintenant Madame Gebhardt, sans oublier Madame Laloy, et Madame Zoe Genot qui nous ont soutenus, des avocats allemands, des allemands eux mêmes crient à l'injustice ainsi que nous parents victimes et que nos propres ministres n'ont pas encore compris et n'ont bien entendu pas encore réagis.

 

Je n’oublierai jamais ce jour là, un jour où je retrouve des parents du combat et des autres qui sont sortis de leur tanière pour montrer leur souffrance, la souffrance qu’ils ont à endurer parce que des pays oublient tout simplement le côté humain de la justice, et le respect de cet humanité. Je n’oublierai jamais ces deux jambes de bois et cette chaise roulante. Cette femme qui se jeta sous un train parce qu’un mari lui a pris ses enfants avec tous les droits que l’Allemagne accorde au parent rapteur.

 

Je n’oublierai rien de ce jour, ni les larmes dans les yeux, ni mon cœur qui se brisa lorsque Karin lu le témoignage d’une maman. Je n’oublierai jamais ce jour où deux petits garçons souriaient et remerciaient leur maman d’avoir oser les reprendre en offensant la loi allemande.

Ces enfants témoignent, dans le livre, des mensonges que les allemands sont capables de leur faire croire  pour leur apprendre à détester le parent étranger.

 

Je me souviendrai ce jour là de ma meilleure amie de Suisse Candie, qui disait un an plus tôt : « Est ce que l’Allemagne était prête à rentrer dans l’Europe ? ».

 

 Elle n’avait pas tort ; aujourd’hui c’est une partie de l’Europe qui se pose la même question.

 

Je vous conseille de lire un autre témoignage

http://www.jugendamt-wesel.com/COMMUNIQUE_PRESSE_Gebara/rp-online_fr.htm

 

Sabine Vander Elst

 

italie

07:00 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enlevement, enfant, image, politique, karin jaeckel, gebara |  Facebook |