20.01.2009

Cine tele revue: Georges Huercano a fait son enquête

Cine tele revue

titre:

" Poignant: Le combat de Sabine "Six années sans ma fille" "

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Georges Huercano a mené une enquête pendant plusieurs mois concernant les rapts parentaux allemands. Lorsqu'il découvrit le Jugendamt de ses propres yeux, ce fut un choc pour lui. Et il décida alors qu'une partie du reportage "Indices" sur RTL TVI se devait de dénoncer cette organisation allemande si cruelle pour les familles.

Merci à Georges Huercano pour avoir montré la vérité, pour avoir osé montrer ce que d'autres hésitaient encore à faire; grâce à lui ce sont des millions de téléspectateurs qui furent terriblement choqués devant ces images de vérité et qui en retour félicitèrent le journaliste pour son travail de reporter.

C'est grâce aussi à ce journaliste que j'ai pu enfin voir le visage de ma fille, grâce aux images qu'il a pu prendre d'elle. Je ne m'en lasserai jamais; grâce à lui, Maëliss n'est pas un fantôme de 8 ans coincé dans un souvenir lointain comme le voulait stefan Umhey, le père de ma fille, mais bien une jeune fille de presque 14 ans qui reste dans mon coeur et dans ma tête.

Merci à vous, à l'équipe de Indices et surtout à Vous Monsieur Huercano, vous m'avez rendu la sérénité et l'image de l'amour d'une mère.

Sabine, maman de Maëliss

25.11.2007

Un pugilat entre télémoustique et mon père

La presse continue à se défouler, malheureusement parfois dans tous les sens, et n’importe comment. Certains en retard dans le dossier veulent devenir les premiers à dire des choses, même des choses que je ne leur dis pas. C’est ainsi que Télémoustique va un jour publier un soi disant interview avec moi. Interview il y a eu, mais pas comme il le fait prétendre à ses lecteurs. Il va parler des abus de mon père sur moi, lorsque j’étais enfant. Je ne lui en ai jamais parlé. Il a pris les infos dans mon site Internet, et a fait de sorte que le lecteur pense que je lui ai raconté ces détails croustillants qui poussent à la vente de son journal. le ton du reportage était tout aussi malsain.

 
Bien entendu mon père s’est déchaîné, et petit à petit ce qui était un combat pour une cause entière se transformait dangereusement en saga familiale. Comme ce dernier aime se faire passer pour quelqu’un de bien – enfin, c’est un juge belge… - cet article lui a envoyé 150.000 volts dans son orgueil.

Cet article a aussi faussé le but de l’action à quoi bon parler de mon père alors que nous parlons de plusieurs dizaines d’enfants kidnappés. Franchement cela ne nous a pas amusé.

La semaine suivante mon père demandait un droit de réponse, télémoustique a du se régaler...

 

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14.11.2007

Des amis et des détraqués

 

J’envois un mail à mon père pour lui donner mon nouveau numéro de téléphone et lui rappeler que les dossiers sont à sa disposition avant qu’il soit dépassé par ce qu’il risque d’arriver. Parce que

 

  • On ne maîtrise pas la presse, elle peut vous soutenir comme demain vous oublier, ou se retourner contre vous. Donner son histoire à la presse, c’est comme donner sa vie, ils peuvent vous la détruire. Je suis au courrant, je connais la presse, et ses dangers grâce à Jean Pierre Lambert qui m’a pour ainsi dire éduquée dans ce domaine.

 

  • L’autre danger avec la presse, c’est dingue, et ça n’arrive pas seulement aux stars. C’est que vous devenez la proie de déséquilibrés. A partir du moment où vous faites appels à la presse et que vous vous retrouvez en première page, vous vous retrouvez tout à coup l’ami de tout le monde, l’ennemi de certains, voire le fantasme de certains détraqués.

 

Vous avez beau pleurer, crier, ne pas donner l’image de la femme idéale, il y en a encore qui pourtant s’estime être votre sauveteur, l’homme qui va vous emmener au bout du monde et vous protéger.

 

J’en avais déjà fait l’expérience en Suisse. Trop naïve en ce temps là. Des gens venaient vers moi, dans le bus, dans la rue, dans un café et j’acceptais de les écouter. Certains même me demandaient de les aider. Il y a des gens que j’ai aidé et cela en valait la peine. Par exemple des étrangers qui travaillaient dans la gare de Neuchâtel et qui, lorsque je rentrais chez moi après le travail, m’accostaient dans le wagon, qui devait démarrer vingt minutes plus tard, afin que je les aide à rédiger une lettre. C’est avec plaisir que je le faisais.

D’autres sont devenus des harceleurs, des fous « d’amour »presque violents, voire violents, il y en a un d’ailleurs contre qui j’ai du porter plainte deux fois. A la deuxième plainte il avait interdiction de s’approcher de moi à moins d’une certaine distance.

 

Il n’a pas fallu deux jours de presse pour que cela recommence, je recevais chez Pascal des appels téléphoniques de fous ou dans ma boite à Email des écrits étranges.  Mon avocat  a lui-même eu quelques petites aventures avec mes « soupirants ». Même l’office des offres d’emploi de la Chaud de Fond  a eu affaire à un de ses « fou d’amour ».

Il parait que ces gens ne s’arrêtent jamais, qu’ils s’accrochent à tout et n’importe quoi. On m’a dit d’ailleurs que je pouvais m’attendre que ces détraqués pourraient contacter ma famille voire mon ex mari. En effet, en me refusant à eux, ils ont l’impression alors de devenir des victimes et retournent la situation en se rapprochant alors des gens avec qui nous serions en différent, donc par exemple dans mon cas on peut envisager qu’ils prennent contact avec mon ex mari pour se « rapprocher » de moi. Bon je n’ai pas eu écho de cela, j’espère donc que mes « soupirants » ont trouvé joie avec une nouvelle princesse.

 

Et oui, j’ai eu mes moments star people et je m’en serais bien passée.

 

En  dehors de ces points, je dois malgré tout à titre personnel avoué que la  presse m’a rendu un service énorme. Elle m’a permise que de anciens amis me contactent ou me retrouvent.  

 DH1aout

19:45 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jacques vander elst, enlevement d enfant, pays voyou, allemagne, stefan umhey |  Facebook |

12.11.2007

p'tite C......

Petite parenthèse concernant le voyage du retour, je décide qu’il est temps que je fasse l’autre coup de téléphone, celui qu’il me reste à faire.

 

Et oui, je vais oser, lui, c’est mon père. Je décide de l’informer de mon retour. Le téléphone sonne. Il décroche, sa voix est gentille. Il me dit qu’il va s’arrêter, il est en train de conduire, en attendant il me passe son épouse, Micheline. On aurait pu croire qu’ils avaient eu envie que je les appelle, je n’ai jamais été accueillie avec autant de douceur. Elle me passe mon père. Je lui explique ce qu’il va arriver ; je préfère qu’il soit au courrant. J’avoue que j’espère qu’entre temps avec tous les articles de presses et toutes les manifestations il a eu le temps de comprendre que je ne mentais pas et qu’entre temps il a peut être compris de lui-même que ces déclarations étaient incorrectes.  J’ai même imaginé qu’il allait s’excuser et me proposer de l’aide pour rattraper tout le mal qu’il m’a fait ou qu’il a essayé de me faire.
 

Je vous autorise de me traiter de Conne, j’en suis une, j’en ai eu la preuve à ce moment là.

Bon et bien il est averti, il n’est pas d’accord, je lui donne dix jours de réflection. Je lui assure de ma venue en Belgique et de l’autoriser à consulter tout le dossier, si il le souhaite, de lui permettre de rencontrer des parents qui vivent dans le même combat que moi, dans le cas où il penserait encore que je raconte n’importe quoi.

Je termine en lui disant bien que ma volonté est de dénoncer toute l’affaire parce que cela doit cesser. Au nom des enfants.

 

09:05 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jacques vander elst, allemagne, rapt d enfant |  Facebook |

04.11.2007

mon père n'est pas un héro

 

Je n'ai pas choisi un titre du style "mon père, ce cauchemar", parce que de un, je n'ai plus aucun sentiment pour lui, de deux, vous vous ferez vous même votre point de vue.

La seule chose à laquelle je pense lorsqu'on me parle de lui, c'est à la protection de  ma fille qui le voit, ça me fait froid dans le dos, je ne suis pas rassurée, mais ça c'est autre chose un autre sujet qui viendra plus tard.

 On a tous, un jour, rêvé d'avoir un papa "héro". Sauf moi. Pendant des années j'aurais espéré qu'il devienne un père normal, un père qui aime, un père qui oublie la violence, le besoin de tout dominer, sauf lui, le besoin de tout avoir quel que soit le prix.

 Mon père donc a eu besoin de se mêler de quelque chose qui ne le regarde pas, il a beau voulu croire que son rôle dans cette affaire était encore de jouer l'avocat voire le juge. Peut être à cause du fait qu'il n'a jamais réussi des études dignes des demandes familiales, peut être aussi parce que c'est plus facile d'avoir les choses en trichant.

Ce n'est pas facile de parler de tout cela. Même si les plaies sont cicatrisées, les cicatrices sont encore là.

On dit que l'on arrive à tourner la page en pardonnant, je pense que le pardon ne peut se faire que si l'autre reconnaît son erreur, si il est prêt à demander Pardon. Ce qui ne fut pas le cas, chez lui.

Mes souvenirs ne sont pas des preuves, des preuves il faut en donner. C’est sa devise. Pour lui je n'ai pas de preuves. Donc il n' rien fait.

Dans le courrier (que je laisse à votre connaissance ci dessous) qu'il adresse au juge allemand, et qui ne sera pas pris en considération, on peut souligner certains points, et les développer. 

1. Il dit tout d'abord qu'il a pris partiellement connaissance  de mes arguments concernant la récupération de mes droits de garde.

A la troisième page il rajoute: "Quand la garde d'un enfant est confiée à l'un des parents, l'autre parent a aisément un sentiment d'injustice ou d'abandon... " ; Comme si on avait juridiquement décidé de ne pas me donner un droit de garde pour ma fille, ce qui n’est pas du tout le cas.

Cette remarque permet de présenter 2 possibilités:

I. il ne comprend pas l'affaire, même si il croit qu'il est compétant en procédure juridique, il ne comprend pas encore que j'ai toujours la garde, qu'en fait la procédure est uniquement de vérifier si l'Allemagne a respecté la convention de la Haye.  

II. Il profite de l'information de Stefan pour la transformer comme cela l'arrange sans chercher plus loin, sans savoir si ce que Stefan lui dit est totalement exact.

 

2. Mon père refuse de reconnaître ce qu'il nous a fait subir, c'est son droit, pas son devoir. Mais en reconnaissant, il aurait permis que les choses s'arrangent certainement.

Pour se défendre il va prendre en témoin mon frère, un vétérinaire de Châtre qui vit en France et que je n'ai plus vu depuis bien longtemps; Mon frère ne témoigne pas directement, il est témoin au travers des dires de mon père. Mon père le cite, le cite, mais moi aussi je peux citer n'importe qui si ce n'importe qui reste passif. Mon frère a toujours évité de s'opposer à mon père, il évite les problèmes c'est certainement plus simple. 

Mon père explique donc qu'il n'a jamais été un homme violent, qu'il a bien du me corriger, n'est ce pas normal ?

"J’ai du parfois lui passer la raclée dans des moments de nervosité intense (des deux parties) cela restait la seule solution ponctuelle!"

Il oublie de dire que les raclées étaient plus faciles avec l'utilisation d'une cravache, d'une chaussure, de la ceinture, ou de l'eau froide. Que la ponctualité était quasi quotidienne, et que la clinique d'Ottignies m'avait comme patiente fidèle.  Pour le reste, les parties écoeurantes, je vous laisse juger seul.

Voici le témoignage d'une

 autre personne que mon père:

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Ce témoignage explique le caractère brutal de mon père, il témoigne de conversations eues avec ma mère avant qu’elle décède. Il explique aussi ma peur vis-à-vis de mon père. Et du caractère dominant de mon père ne permettant pas une relation saine de ma mère avec ses enfants. Il témoigne aussi de ma relation avec ma fille.

3. À la troisième  page, il dit avoir voulu m'aider financièrement pour cette procédure.

 Comme quoi on peut transformer la vérité en mensonge tout en ne mentant pas...

Dans un courrier qu'il m'avait adressé au début du rapt de ma fille, il me faisait comprendre que si j'avais besoin d'argent, je pouvais entamer une procédure en justice contre Roger Lambot, le second mari de ma mère, qui venait d'hériter de celle ci. Dois-je rappeler que Roger a été la personne vers qui ma mère a été lorsque ma mère quitta mon père. Ou pour être plus claire : ma mère a quitté mon père pour Roger, ce que mon père n'a jamais digéré, et donc une petite vengeance supplémentaire, au travers de ses enfants, n'aurait pas été désagréable pour mon père.

Si maintenant c'est ça ce que mon père appelle avoir voulu m'aider financièrement, disons que encore une fois lui et moi n'avons pas vraiment la même définition de l'aide...

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trouve l'argent dans l'héritagre

Pour le reste mon père essaye avec délicatesse de me faire passer pour une personne déséquilibrée, ce n'est pas la première fois. D'ailleurs il en parle indirectement en première page lorsqu'il dit que j'aurais, en trois jours, manipulé un psy  (encore une fois mon père cite une personne sans  avoir demandé à la personne, elle même, de donner sa version) et que je m'en serais ventée. Bon disons que mon père a souhaité que j'aille voir un psy, qu'il m'y a forcé, parce que je ne voulais plus être agressée par lui. Et que le psy m'a demandé ce qu'il se passait que je lui ai donné ma version des faits et  je lui ai remis une copie d'un rapport de police concernant mon père. Un rapport qui avait été fait lorsqu'il fut arrêté par la police pour violence contre ma mère. Une Violence qui lui fit faire une nuit au cachot. 

 

D'ailleurs les attaques de ce style par mon père ne s'arrêtent pas là, un jour il dira à un journaliste que je suis une SDF, et un autre jour il paraîtrait qu'il a écrit à ses amis pour dire que j'étais atteinte de troubles du Borderline. Mon père n'est pas plus médecin que juge attitré, il adore se donner ce genre de rôle. 

Pour le journaliste il a fait stopper la diffusion de l'interview de mon père, pour ce qui est de ses amis ils m'ont téléphoné pour me dire leur incompréhension et leur écoeurement.  Mais bon c'est encore une autre histoire.

 

Pour ce qui est aussi des témoignages de famille, il y aura aussi la soeur cadette de mon père qui témoignera contre moi, un jour, bien plus tard et ce en Allemand, alors qu'elle ne parle pas l'Allemand, qu'elle ne le comprend pas... là aussi c'est une autre histoire on devra revenir la dessus plus tard... 

Si mon père veut intervenir dans ma vie...ce n'est pas une raison pour lui donner toute la place dans ce blog, ce n'est pas exactement ce que l'on recherche. 

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19.10.2007

Une bande de lâches

Les jours qui suivent, je continue à écrire au gouvernement belge (affaires étrangères, premier ministre, …), et au gouvernement français (Perben, ministre de la justice, le Président Chirac, le député Santini, le maire et chanteur Yves Duteil, ….)

J’écris aussi au juge, au Jugendamt et au bureau social de Lampertheim pour les supplier de prendre le temps de constater, par les documents que je mets à leur disposition, leurs erreurs et de me laisser passer Noël avec ma fille.

 

J’envoie aussi un cadeau à ma fille. Elle ne le recevra jamais. On lui prouvera ainsi que je l’ai oubliée !

j'avais décidé de lui offrir mon appareil digital, je sais qu'elle l'adorait.  je pensais ainsi lui faire une belle surprise. Elle ne l'a donc jamais reçu.

 

Finalement il est 11 heures et nous faisons une réunion de crise avec Madame M. Elle me demande ce que je souhaite. Je voudrais encore joindre le Jugendamt et faire des pétitions. Si elle est d’accord, j’aimerais entamer une grève de la faim. Elle n’est pas opposée à la grève mais en dernier ressort, elle me propose d’abord de prendre rendez-vous avec La fondation suisse du service social international. Elle est prête à assumer la facture.

J’accepte et nous nous partageons les téléphones. Je tente de joindre le Jugendamt de la région de Stefan. Malheureusement, le personnel ne travaille le vendredi que jusqu‘à 11 heures 30. Je suis en retard de deux minutes. Et il n’y a pas de personnel de garde pour les urgences.

Ensuite je me rends chez madame Wenger, de l’Armée du Salut, pour pouvoir écrire encore des lettres. J’en adresse une au juge et une autre au Jugendamt. J’y fais part de mon refus concernant la décision du juge et je termine en demandant au juge de me donner Maëliss du 23 au 27, afin que je puisse la revoir. Je précise aussi dans mon courrier que si il refuse cette demande je souhaite qu'il se retire de cette affaire par manque d'impartialité. Copie de cette lettre ainsi que d’un message au Jugendamt qui a le droit de refuser la décision du juge. ( là je suis encore naïve, je pensais encore que le jugendamt  était  là pour le bien de l'enfant et qu'ils seraient capable  de comprendre qu'un enfant a le droit d'avoir sa maman)

Je décide d’aller à la poste et d’envoyer la lettre au juge en express pour 52 CHF. Ainsi il la recevra le lundi. J’en profite également pour expédier des C.V. puisque je suis toujours à la recherche d’un travail.

Le soir je téléphone à Patrick, un journaliste que j’ai rencontré dans le train le jour de mon arrivée en Suisse. Il m’avait laissé son numéro de téléphone pour que j’assiste à une de ces répétitions de musique. Il a un groupe qui mélange l’Afrique et l’Europe. Cela m’avait intéressée.

Je voudrais médiatiser mon affaire vu que je suis en train de perdre du temps. Et j'ai le sentiment que cette perte de temps pourrait se retourner contre moi.

Patrick est d’accord de me rencontrer mardi.

Je téléphone ensuite mon amie d’enfance. Elle a de la peine, et m'avoue avoir été bernée par Stefan. C'est ainsi que j'apprends que Stefan a déjà pris le temps de rencontrer mes proches, et de leur faire croire en une histoire recambolesque. Elle avoue avoir été manipulée. C'est ici qu'on se rend compte que le métier de Stefan dans le théâtre lui sert même dans la vie privée. C'est le rôle qu'il aura mis le mieux en scène de toute sa carrière.

Je suis épuisée, je vais me coucher. Je ne pense qu’à l’espoir encore de prendre Maëliss à Noël avec moi. J’y crois encore, je suis sereine. Mais je sais que je dois me battre.

 

La nuit me dira ce que je dois faire. Et me voilà le samedi à Internet Café. J’envoie un fax pour le tribunal de la jeunesse et un C.V. à un hôtel qui m’en a fait la demande par courriel.

Ensuite, je fais,, avec le responsable du café le montage d’un texte avec une photo de Maëliss et moi-même.

Voici le Texte :

 

S.O.S. MAELISS-SABINE

 

POURQUOI UN PERE EMPECHE-T-IL UNE MAMAN DE VOIR SON ENFANT ?

WIESO ENTZIEHT EIN VATER, DER MUTTER DAS RECHT IHR KIND ZU SEHEN ?

Soutenez une maman en accrochant ceci à votre fenêtre. Merci.

Schauen Sie nicht darüber hinweg sondern helfen Sie der Mutter bei der suche. Bitte.

Si vous pouvez, faites des copies et donnez-en à vos amis, merci d’avance.

Sie können helfen in dem Sie Kopien verschicken oder eure Familien und Kollegen darüber informieren.

 

 

J’ai fait 100 copies de ce texte que je proposais à des gens et à des magasins. Les premiers magasins me soutiennent directement, puis je tombe sur une librairie, au milieu de la rue où se trouve le marché de Noël, qui me rejette agressivement.

 Mais, je suis heureuse à la fin, j’en ai distribué les trois-quarts, à des gens qui veulent me soutenir.

Le dimanche je recommence. Je dois refaire 100 copies. Une bijouterie me démoralisera, mais un magasin de vêtements pour enfants et un magasin de décoration qui se trouve sur le même trottoir me prennent mes affiches.

Les marchands de Noël sont plus difficiles, certains même très désagréables, sauf une échoppe de sucrerie tenue par deux dames, et une vendeuses de saucisses d’origine italienne, qui afficheront mon petit texte.

Sur la route de Seevorstadt, une libraire m’envoie sur les roses et une maman accompagnée d’une petite fille comme Maëliss en fait de même. Par contre une secrétaire d’un bâtiment de l’Europe m’en prendra deux.

Chez Coop, on me signalera que je ne peux pas afficher au rez-de-chaussée, mais je trouverai au sous sol deux belles places, sans demander leur avis. Au restaurant de Coop, je décide de m’orienter vers les parents dans la salle des enfants. Tous, sauf un couple accompagné d’un enfant, ont accepté de me soutenir. J’étais très émue de voir tous ces enfants et je ne pouvais m’empêcher de penser à ma fille.

Un couple plus âgé que les autres s’inquiéta pour moi et me demanda depuis combien de temps je n’avais vu ma fille. Sept mois, cela fait sept mois que je voudrais la serrer et la combler de bisous. Et des guilis-guilis.

Des personnes ont pris des affiches pour Sion, Neuchâtel, …

Je décide alors d’envoyer des e-mails à mes amis dans le monde entier pour qu’ils témoignent au juge ou au tribunal de l’enfance de ce que je suis réellement. Maroc : Larbi, Italie : Sharon, Daniella, mon dentiste, et Anna. Allemagne : Britta. Hollande : Christine et Henk. Portugal : Sabine, Amérique : Claude, Véronique, Dave, Beverly, Dan, Mel, Sam, Sochéata. Belgique : Nathalie et Claude. Ainsi que mes avocats et banquiers.

Je recevrai directement une réponse avec copie du fax de Daniella. Véronique me propose d’aller chercher la lettre à Starbuck coffe à Waco, je me rends compte qu’elle n’a pas encore compris que je ne reviendrai pas à Waco.

 

Le lundi matin, je repasse vérifier mes e-mails. J’en ai un nouveau de mon père, encore agressif.

Tout d’abord, il signale en grosses lettres qu’il adresse cet e-mail à Sabine Umhey, sous les initiales SU. Alors que je suis divorcée, et cela me rappelle à une crise de Stefan à ma banque de Ponte Tresa il y a 18 mois parce que le banquier ne trouvait pas mon compte en banque sous le nom de Sabine Umhey, même lui ne s’est pas habitué au fait que j’ai repris mon nom de jeune fille.

Dasn son courriel, il me menace de nouveau.

Je me rappelle alors les commentaires de Madame M., et je décide de répondre différemment en le remerciant pour sa lettre et en acceptant de le retrouver devant un tribunal, une fois que j’aurai défendu la cause pour ma fille.

 

C’est incroyable de voir mes démons ressortir tous ensemble ; une fois que le premier m’a mise dans la merde, le second en a profité et maintenant le troisième. Comme Stefan imagine qu’Alex détiendrait tous les documents qui prouvent ce que mon père à fait ainsi que ceux le concernant, il aura vite fait de le raconter à mon père. Et cette bande de lâches pense pouvoir m’attaquer maintenant que je suis dans une telle situation de faiblesse.

 

Ils ne se rendent pas compte que je suis prête et beaucoup plus forte, car je ne me bats plus pour moi mais pour préserver ma fille. Et que je suis prête à supporter leurs accusations ridicules et leurs méchancetés. Il faudra bien qu’un jour j’obtienne justice et que Maëliss soit épargnée.

 

La première fois que Stefan a tenté de kidnapper Maëliss, il a été obligé de me la rendre. Je l’avais menacé de le dénoncer pour son travail en noir. Mais cette fois, il sait que je n’ai plus rien, plus de documents, plus rien. Alors il n’a plus peur. Et pour mon père c’est la même chose, il a attendu tant d’années, d’abord que ma mère soit décédée, ensuite que je sois démunie. Vraiment une bande de lâches.

J’espère toujours recevoir une réponse rapide d’Allemagne.

11:30 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alexander bernet, alex bernet, jacques vander elst |  Facebook |