18.10.2007

Les premières accusations en noir sur blanc

Je reprends les accusations de Stefan et décide de commencer à répondre :

 

Accusations du père

 

 

 

  1. Suicidaire et dépressive
    je n'ai pas à m'expliquer, j'ai plusieurs témoignages en ma faveur de plychologues.

 

  1. Abandon de Maëliss à plusieurs reprises de la mère :


La justice allemande va d’ailleurs décréter que j’aurais abandonné en 2002 et 2003 Maëliss à son  père, l’enfant ayant séjourné plus de 6 semaines de vacances chez le père en 2002 et 2003. La justice allemande se base sur ses propres vacances : 6 semaines en été. Sans se renseigner sur la manière dont cela se passe dans les autres pays. Le Portugal, La Belgique, les USA, comme l’Italie, organisent leurs vacances différemment. Au Texas, les vacances scolaires vont du premier juin au 15 août. Le jugement du divorce dit que la mère doit envoyer l’enfant pendant les vacances chez le père, toutes les vacances, vu la distance qui les sépare. C’est ainsi qu’en 2002 l’enfant avait passé 60 jours en été, 15 jours à Noël et 15 jours à Pâques.

 J’ai simplement respecté le jugement.

Même le respect du jugement se retroune contre moi.
Même tout simplement le respect des conventions internantionales et des droits de l'enfant, se retorne contre moi.  

 

  1. L’enfant a vécu dans plusieurs pays :

Maëliss et moi avons vécu en Italie et aux USA, en fonction de mon travail.  En 2001 et 2002 en Italie, en 2003 aux USA.

On me reproche 5 pays en plus de nos deux déménagement en Allemagne, pour suivre les changements professionels de Stefan, qu’ils vont comptabiliser à mes torts ! : Italie, USA, Suisse, Belgique, Égypte, les 3 derniers pays étant des séjours de vacances.

C'est la première fois que j'entendrai un jugement accepter les reproches des vacances comme étant des "déménagements" 

 

  1. L’enfant parle plusieurs langues :

 

Éducation linguistique que son père et moi avions choisi : Maëliss, alors, jouit comme nous de connaissances linguistiques élevées ; elle-même démontrait un plaisir immense avec les langues et n’avait jamais rencontré de problèmes scolaires, de prononciation ou autre. Elle m’avait d’ailleurs demandé à avoir un professeur de chinois, une langue qu’elle rêvait d’apprendre. J’en riais.

 

  1. L’enfant ne connaît pas la différence entre majuscule et minuscule en allemand :

  

Maëliss parle l’allemand, mais n’a fait aucune scolarité dans cette langue. L’enfant ayant fait une scolarité en anglais et en italien, elle jongle avec les règles grammaticales des ses 2 langues qui sont totalement différentes de l’allemand. L’Allemagne me  reproche le manque de connaissances écrites de l’enfant en Allemand. Maëliss n’a alors que 8 ans…

Aujourd'hui Maëliss a 12 ans et ses résultats scolaires démontrent que Maëliss a des difficultés entre autre en Anglais. Je traduis les résultats de Maëliss comme si ma fille n'avait aucune connaissance en anglais. Comment expliquer cela? 

 

  1. Pas d’assurance maladie :

 

On a toujours eu une assurance maladie pour Maëliss, normale en Italie et privée (AVA) aux USA. Le juge Tillmann refusera de prendre en considération mes preuves pour les introduire à son dossier.

 

  1. La mère n’aurait jamais eu de rentrées financières :

 

 Et pourtant mes fiches salariales, mes salaires sur mon compte en banque démontrent le contraire. Plus de 5000 CHF en Europe. Je gagnais probablement plus que le père et sa concubine réunis. Le juge refuse de voir les extraits de compte lorsque j’ai essayé de les lui présenter.

Plus tard, ils prendront en considération mes fiches de salaires. Ils reconnaitront mes bonnes rentrées salariales et les traduiront par le fait que mes fiches de salaire prouvent que je ne pensais qu'à travailler et je ne pouvais pas ainsi avoir du temps pour m'occuper de ma fille.

Comme dit Pascal Gallez: "face tu perd, pile ils gagnent" 

 

  1. La mère n’aurait jamais donné la chance à qui que ce soit de savoir où elle se trouvait :

 

Totalement faux ; j’ai envoyé des paquets à l’enfant et des recommandés au père (avec l’adresse de l’expéditeur, c'est obligatoire, ça tout le monde le sait, sauf ceux qui ne veulent pas le savoir), des E-mails. Le père avait même les numéros de téléphone des amies de la mère. Cela n’intéresse pas le juge.

 

Je découvre donc ainsi qu’un tribunal a tranché en faveur du père sans m’avoir mise au courant de la procédure, sans m’avoir rencontrée, sans m’avoir donné le droit de me faire représenter par un avocat, sans m’avoir accordé le droit de me défendre.

 

Sans pouvoir défendre les droits de ma fille d'avoir sa maman.

17:33 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lebensborn, allemagne, pays voyou, jurgen focke, richter tillman, stefan umhey, maeliss |  Facebook |

17.10.2007

sans foi ni loi

 

Elle me conduit au bureau du juge, je frappe à la porte. Sa voix traverse la porte, je peux rentrer.

Je me présente. Il me demande si j’ai reçu les papiers. Je confirme en rajoutant mon étonnement; que la justice prenne des décisions sans m’en parler et prenne les accusations de mon « ex » comme étant des preuves sans demander ma version.( j'apprendrai plus tard qu'en fait ,en Allemagne ,la loi le permet)

Il me demande de commencer à m’expliquer, je tente mais par trois fois nous serons interrompus. En effet il téléphone deux fois pour commander des lunettes, les appels me semblent longs, ils concernent sa prochaine paire de lunettes de lecture. La troisième est un appel de Stefan qui continue ses accusations.

Le juge lui confirme ma présence et lui promet de le rappeler plus tard. Cet entretien est trop amical, « je suis en enfer » me dis-je.

Ensuite le juge regarde l’heure, me demande de conclure, de lui expliquer ce que j’envisage pour l’avenir. Je  sais que si je lui dit que je veux la reprendre comme cela a toujours été prévu, il refusera, je le sents, alors je comprends aussi que si je veux revoir ma fille il faut que je vise plus petit. Et donc je lui explique que j’aimerais avoir Maëliss pour les vacances de Noël. Je ne peux croire qu'un juge ne soit pas aussi un homme de coeur et qu'il devrait au moins accepter qu'une maman puisse passer Noël avec sa fille. Je me suis trompée, les juges n'ont pas toujours du coeur. 

Il s’y oppose directement m’accusant d’être étrangère et de vouloir probablement enlever ma fille.

Je m’effondre.

Il fait allusion à ma nationalité et à l’affaire Dutroux, je suis écoeurée.

« Et pour l’avenir ? » me dit-il. Je confirme que je recherche du travail et que j’envisage de reprendre Maëliss. Il m’annonce directement que je n’aurai jamais plus Maëliss, que tant qu’il sera juge, il fera son possible pour ne jamais me la remettre. Il m’accuse d’avoir traîné Maëliss dans des déplacements toute sa vie. Je suis choquée et lui fais remarquer que la plus grande partie des déménagements est due à Stefan lorsque nous vivions ensemble. Mais il me répond que cela ne l’intéresse pas.

Rien ne l’intéresse. Ni les preuves, ni l'amour que je porte à ma fille, ni mes larmes d'ailleurs. Il est dur, un cœur de roc. Il enregistre alors quelques phrases sur son dictaphone, comme quoi je souhaite refaire une vie pour moi. Je l’interromps, je dis « pour nous ». Je lui demande aussi de faire enregistrer que je m’oppose à ce que ma fille soit en présence de mon père.

Il me conseille de trouver un avocat et me met quasiment à la porte. Dix mois plus tard, dans son acte relatant cette entrevue, il dira que je n’ai pas manifesté le désir de reprendre ma fille et n’abordera pas le sujet concernant mon père.

Je me dirige dans la rue à la rencontre de l’avocat voisin du tribunal. Une avocate qui me prendra dans une heure. Sans mes crises de larmes, je n’aurais eu un rendez-vous si vite.

Il faut que je change de l’argent pour payer l’avocat.

Je retourne au centre de la ville, je dois faire trois banques avant qu’il y en ait une qui accepte de faire le change.

Ensuite, je vais prendre une boisson et acheter un paquet de cigarettes. Je suis trop nerveuse. Le vendeur arabe me demande ce que j’ai. Je lui dis en trois mots que je viens de perdre mes droits et que je ne sais pas pourquoi. Il me tend alors un briquet qu’il me l’offre. Il est touché par mon chagrin.

 

Je rencontre l’avocate, elle m’écoute, lit les papiers du tribunal, me dit que ce n’est que provisoire, que l’on peut attaquer. Enfin, elle me conseille d’en parler avec mon avocat du Tessin. Puis elle ajoute que de toute de manière c’est Noël et que je ne pourrai rien faire avant janvier. Elle me dit aussi que je vais devoir être patiente, que cela risque de durer.

L’avocate refuse de se faire payer.

 

Je reprends un taxi pour rentrer sur Heidelberg. Je pleure pendant tout le trajet. Le chauffeur ne sait comment me réconforter. Sur le chemin du retour, il passe devant l’école de Maëliss, je sais que ma fille est tout près de moi, mais que je ne la reverrai pas avant longtemps peut-être. Cependant une chose est certaine, malgré le chagrin, j’ai réussi à tenir ma parole. Je lui avais promis que je la reverrais le 18 ou le 19. Aujourd’hui, c’est le 18 et je l’ai vue. J’ai tenu ma promesse.

 

22:22 Écrit par Maeliss , chaque jour la lune a un message pour toi dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, richter tillman, lampertheim, jugendamt, jurgen focke, stefan umhey, maeliss |  Facebook |